Pierre Surquin - Aller de Soi

Pierre Surquin - Aller de Soi

Delen

Hypnose, accompagnement, livres et carnets pour retrouver du mouvement intérieur.

03/04/2026

La vie est un jeu dont les règles changent à mesure qu'il avance.
B. Blanton

03/04/2026
26/03/2026

Je suis retombé récemment sur un vieux carnet.
Vous savez, ces carnets où l’on note des idées, des phrases, parfois des choses très profondes, parfois juste une liste ou un mot au vol.

Au milieu de pages oubliées, j’ai retrouvé cette phrase écrite de ma main :

« Quand tout sera plus clair, j’avancerai. »

Sur le moment, je me suis presque trouvé attendrissant.
Puis j’ai pensé : combien de fois avons-nous donné à notre hésitation les habits de la sagesse ?

Parce que, formulée comme cela, la phrase paraît saine. Responsable. Mesurée.
Elle semble dire : je ne veux pas agir n’importe comment.

Mais elle peut vouloir dire aussi tout autre chose :
je ne bougerai qu’à condition que l’incertitude disparaisse.
Autrement dit : jamais tout à fait.

Avec le temps, je crois que beaucoup de nos blocages ne tiennent pas seulement à la peur.
Ils tiennent à notre manière très intelligente de rendre cette peur acceptable à nos propres yeux.

Nous ne mentons pas forcément aux autres.
Nous raffinons surtout nos raisons.
Nous avons parfois des formulations très propres pour habiller nos peurs.
Nous appelons cela prudence, lucidité, préparation, exigence.
Et il y a là, souvent, une part de vérité.
Mais pas toute la vérité.
Car il arrive aussi que nous attendions de la clarté ce que seule l’avancée pourrait produire.
On voudrait voir nettement avant de se mettre en mouvement.
Alors que, bien souvent, c’est le mouvement lui-même qui éclaire.
Il y a des moments où l’on ne manque ni d’intelligence, ni d’analyse.
On manque seulement de ce pas imparfait qui accepte de ne pas tout savoir avant de commencer.

20/03/2026

« Oh, mais a l’époque j’étais tellement plus vieux ; je me sens beaucoup plus jeune aujourd’hui. »
Bob Dylan

08/03/2026

L’espace qui existe entre le fait d’être tout à fait libre de nos servitudes (intellectuelles, physiques, mentales, affectives) et le fait d’être complètement prisonnier de celles-ci, c’est tout bonnement l’espace où nous vivons. L’accepter, c’est se libérer de l’injonction au bonheur.

07/03/2026

Intelligence artificielle : entre fascination et déni

Depuis quelques années — et particulièrement ces derniers mois — l’i.a. semble être devenue le centre de toutes les préoccupations (outre l’actualité internationale et la concrétisation épouvantable de ce que les démocraties occidentales peuvent produire de pire). Qu’on la remarque ou non, qu’on l’appelle compilatoire, cognitive simulée ou générative, elle s’est installée dans presque tous les registres du quotidien en à peine plus de trois ans, qu’ils soient personnels, professionnels, ou sociaux.

Sur le plan personnel, un phénomène discret mais réel apparaît : l’attachement à des interlocuteurs artificiels qui ne jugent pas, qui répondent toujours, et qui semblent nous comprendre. Sans trop savoir si c’est l’ego qui s’auto-alimente en circuit fermé, ou s’il faut reconnaitre que la meilleure « pompe à regonfler l’estime de soi » est de nature non humaine, un nouveau type de relation s'installe entre homme et machine.

Sur le plan professionnel, peu de secteurs peuvent encore faire l’économie de son usage. Même lorsque son utilité est parfois plus cosmétique que réellement fonctionnelle, l'émerveillement face à cet enfant prodigue l'emporte.

Et socialement ? Le débat oscille souvent entre deux positions :
d’un côté, les prophètes de catastrophe : disparition d’emplois, obsolescence de compétences, disparition du modèle fondé sur les diplômes, l’expérience et la déclaration d’expertise.
De l’autre, la conviction qu’il ne s’agit que d’une révolution technologique de plus — comme l’électricité, l’imprimerie ou Internet — qui produira davantage de bénéfices que de dommages.

Le problème n’est peut-être pas là.

Derrière les raisonnements macro-économiques rassurants sur les «transitions de compétences» et les «mutations du marché du travail»,
il y a des vies réelles, un système éducatif lent à évoluer, des trajectoires professionnelles construites sur des décennies, des individus dont les compétences peuvent devenir obsolètes en quelques années (mois ?)

Alors peut-être que le nombre total d’emplois ne diminuera pas. Mais cela ne signifie pas que ceux qui les occupaient hier pourront facilement occuper ceux de demain ni même avoir la possibilité d’effectuer une transition en douceur.

L’histoire économique montre que les transformations technologiques redistribuent les cartes. Mais elle montre aussi que cette redistribution n’est jamais neutre, et jamais auparavant elle n’a entrainé de changements en profondeur avec une telle rapidité.

Dans une économie essentiellement tertiaire où l’on recherche le talent comme promesse de valeur ajoutée, la question n’est donc pas seulement ce que l’IA va produire.
La question est aussi : qui aura le temps, les moyens et la possibilité réelle de s’y adapter ?
Dans un monde du travail qui était déjà en mutation et en crise par nature, quel sens l’individu de demain pourra-t-il espérer trouver dans sa vie professionnelle ? Comment percevra-t-il sa valeur ?

14/02/2026

"Avant de guérir quelqu'un, demandez-lui s'il est prêt à abandonner ce qui le rend malade."
Hippocrate

12/02/2026
C'est peu dire que Trump n'est pas vraiment l'ami des gens qui se soucient de changement climatique. Sur ce point, il est proche d'une "certaine Amérique", à savoir la frange de la population des USA… | Jean-Marc Jancovici | 26 commentaires 04/02/2026

Réflexion capitale et centrale de Jancovici qui interroge la dynamique du changement !

L’observable (scientifiquement) est difficilement contestable : le changement climatique est en train de se produire. Les conséquences sont assez prévisibles : l’humanité va en souffrir. Un constat clair, une conclusion claire, au-delà de toute politique partisane.

Alors qu’est-ce qui coince ?

Qu’est ce qui pousse l’humanité à continuer de se persuader qu’on sauvera le climat - et l’avenir du genre humain - en mettant l’emballage en plastique dans la poubelle bleue ?

Qu’est-ce qui nous pousse à continuer de nous persuader qu’en restant sagement assis dans le train, le mur vers lequel il fonce va disparaître ?

Quels sont les mécanismes psychologiques, sociaux, et même physiologiques qui sont à l’œuvre dans cette quête absolue de l’immédiat ?

Convenons-nous qu’il y a souffrance (actuelle et annoncée) ?
Qu’il y a comportement pathologique ?
Alors quel diagnostic poser ?

Convenons-nous qu’il y a un risque élevé pour le patient, qu’il y a danger ?
Alors quelles mesures de protection prendre ?⚠️

➡️👩‍🔬 Doit-on s’adresser à ce problème comme à une gigantesque expérience de Milgram, et déjouer les mécanismes à l’œuvre dans la soumission à l’autorité (à identifier et définir) ?

➡️🚬 Doit-on traiter cette dépendance aveugle à la satisfaction immédiate comme une addiction ?

➡️⚙️ Est-ce le système qui est désormais inadapté aux nécessités impérieuses « du patient » ?

➡️🌐 Est-ce que la notion-même « d’humanité », en tant qu’unité comptable d’un groupe d’humains, est trop récente pour être correctement appréhendée par chacun ?

➡️🤤 Est-ce notre capacité limitée à percevoir et hiérarchiser nos besoins ?

➡️🫵 Est-ce notre tendance systématique à privatiser les succès et mutualiser les échecs : à être coincé dans un locus de contrôle interne quand il s’agit d’évaluer les raisons du succès, et coincé dans un locus de contrôle externe quand il s’agit d’identifier les causes d’un échec ?

➡️⛓️‍💥 Est-ce un déficit croissant d’empathie, alimenté et renforcé par des modes de vie de plus en plus individualistes et égocentrés ?

➡️🧬 S’agit-il d’une inaptitude atavique sur laquelle viennent s’échouer nos méthodes pédagogiques habituelles ? Sommes-nous simplement incapables d’apprendre à nous sauver nous-mêmes ?

➡️🥱 Ou est-ce simplement de la paresse, ce moteur fiable - jusque-là - de la plupart de nos progrès ?…

Nous pourrions essayer de répondre à ces questions en répondant à celle-ci :
« Quel récit fera l’explorateur extra-terrestre 👽 des causes de l’extinction de notre espèce (de notre civilisation) lorsqu’il en analysera les vestiges ? »

L’autre question posée par Jancovici est très claire : si nous décidons de ne rien faire de vraiment très concret, sommes-nous tous ok avec l’idée que nous prenons la décision d’abandonner le malade, ne lui adressant que des soins palliatifs, des prescriptions de confort de fin de vie ?…

C'est peu dire que Trump n'est pas vraiment l'ami des gens qui se soucient de changement climatique. Sur ce point, il est proche d'une "certaine Amérique", à savoir la frange de la population des USA… | Jean-Marc Jancovici | 26 commentaires C'est peu dire que Trump n'est pas vraiment l'ami des gens qui se soucient de changement climatique. Sur ce point, il est proche d'une "certaine Amérique", à savoir la frange de la population des USA qui voit dans cette affaire un "gigantesque canular". Mais quelle proportion de la population pens...

Wilt u dat uw bedrijf hét hoogst genoteerde Schoonheidssalon in Tournai wordt?
Klik hier om uitgelicht te worden.

Telefoon

Adres

Tournai
7500

Meldingen

Wees de eerste die het weet en laat ons u een e-mail sturen wanneer Pierre Surquin - Aller de Soi nieuws en promoties plaatst. Uw e-mailadres wordt niet voor andere doeleinden gebruikt en u kunt zich op elk gewenst moment afmelden.

Abonneren

We zullen u op de hoogte stellen wanneer er iets gebeurt in Tournai.