Symbiose Herboristerie

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Photos from Symbiose Herboristerie's post 10/03/2026

Journée d'automne PARFAITE

On continu le ménage du jardin, en couple aujourd'hui.
JP à la fourche...moi au sécateur.
Ramassage de ma précieuse calendula..mais aussi ramasser des semences pour l'année prochaine.

Être auto-suffisant le plus possible.

J'ai aussi récolter des graines d'ortie.
Un excellent ajout très riche en vitamines et minéraux à ajouter en potage ou dans les smoothies! 😍

Et toi?? Ton automne?

Photos from Symbiose Herboristerie's post 10/03/2026

Balade d'automne avec Sookie, ma chienne… et une belle trouvaille au bois.

Tu la connais peut-être sous le nom de « fil d'or ». C'est une petite plante des sous-bois humides, avec des feuilles luisantes à trois folioles. Son vrai trésor se cache sous la mousse : de fines racines d'un jaune orangé éclatant.

Pourquoi je la ramasse?
Celle-ci, je la garde pour ma pharmacie personnelle. Ses racines sont très amères, et c'est justement ce qui la rend si précieuse. Je m'en sers pour les petits bobos de la bouche et de la gorge, et comme amer pour soutenir ma digestion. Les Premières Nations et les premiers colons l'utilisaient déjà de la même façon.

Pourquoi à l'automne?
Quand les jours raccourcissent, la plante ramène ses forces vers le bas pour passer l'hiver. C'est dans ses racines que tout se concentre. C'est donc le meilleur moment pour les récolter. (C'est aussi le moment de récolter mes autres précieuses racines au jardin)

Une cueillette respectueuse.
La savoyane pousse lentement. J'en prends donc juste un peu, ici et là, en laissant la plus grande partie de la colonie intacte pour qu'elle continue de s'étendre. Prendre peu, remercier, et revenir l'an prochain. Il ne sert à rien de récolter plus qu'il ne le faut.

Et toi, l'as-tu déjà croisée en forêt? 🌿

09/29/2026

🍂 La saison du cocooning est commencée !

Les journées raccourcissent, les tricots sortent des tiroirs et on a envie de ralentir. C'est le moment parfait pour revenir à la base : bien nourrir son corps et son système nerveux.

On pense souvent aux plantes en tisane pour « régler » quelque chose. Mais avant tout, il y a le terrain. Un corps bien nourri et un système nerveux apaisé, c'est ce qui nous aide à traverser l'automne et l'hiver avec plus de douceur et d'énergie.

C'est pour ça que j'ai créé la tisane Nutritive

Voici ce qu'on y retrouve :

✨Ortie : une plante riche en minéraux, une vraie alliée nutritive du quotidien.
✨Avoine : douce et nourrissante, elle est traditionnellement utilisée pour soutenir le système nerveux.
✨Camomille : apaisante, elle aide à se déposer en fin de journée.
✨Prêle : reconnue pour sa richesse en silice; un minéral qu'on associe à la peau, aux cheveux et aux ongles.
✨Calendule : lumineuse et douce, elle apporte de la couleur au mélange.
✨ Hibiscus : acidulé et riche en antioxydants, il donne à la tisane sa belle teinte rosée et son goût fruité. C'es la seule plante qui ne provient pas de mon jardin ou de mes cueillettes.

☕ Mon rituel cocooning : j'en fais infuser une grande théière en soirée...mais aussi des fois en pm, je laisse infuser près de 10 minutes pour bien extraire les minéraux, et je la savoure bien emmitouflée dans mon chandail chaud ou ma doudou en soirée.
C'est simple, mais c'est une façon douce et simple de prendre soin de soi, tasse après tasse. Et dans une belle tasse...on dirait que c'est encore mieux!

👉 La tisane Nutritive est disponible ici : https://www.symbioseherboristerie.com/blogue/le-cidre-de-feu/?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=cidre-de-feu

Et toi, c'est quoi ton rituel cocooning préféré ?

Photos from Symbiose Herboristerie's post 09/28/2026

🔥 Le cidre de feu est en train de macérer à l'atelier

Chaque automne, c'est le même rituel : je hache, je râpe, je remplis les pots… et là, l'atelier sent le gingembre et l'ail pendant des jours.

Dans mes pots cette année : du curcuma, du gingembre, de l'ail, du raifort, des agrumes et du piment jalapeño, le tout couvert de vinaigre de cidre de pomme (et quelques autres plantes). Maintenant, il faut laisser le temps faire son travail.

Pourquoi j'ai toujours hâte d'en refaire à toutes les années??
Le cidre de feu, c'est un vrai tonique traditionnel. On le sort dès que le froid s'installe.

🌿 Il réchauffe : quelques gouttes et tu le sens jusqu'au bout des orteils.
🌿 Il accompagne l'immunité grâce à l'ail, au raifort, au gingembre et aux agrumes, des plantes utilisées depuis longtemps pendant l'hiver.
🌿 Il réveille la digestion, comme un amer piquant avant le repas.
🌿 Il dégage : le raifort et le piment font circuler; on comprends ça dès la première gorgée !

Une petite cuillerée le matin, seul (ou dans un peu d'eau tiède avec du miel si tu trouves ça trop fort).

📖 J'ai écrit un article complet sur le cidre de feu : ses origines, le rôle de chaque ingrédient et comment le faire toi-même 👉 https://symbioseherboristerie.com/blogue/le-cidre-de-feu/?utm_source=instagram&utm_medium=social&utm_campaign=cidre-de-feu

✨ Et si tu préfères en avoir "déjà fait", j'en aurai quelques pots à vendre une fois la macération terminée. Dans environ 4 semaines. La quantité sera très limitée, alors surveille cette page si tu en veux.

C'est quelque chose qui t'intéresserais??

09/23/2026

Une face de fille fatiguée de sa journée de travail mais présente lors de notre réunion du conseil de l'UPA de la région.
Pas assez d'herboristes sont présentes comme agricultrices, pourtant c'est tout a notre honneur de faire découvrir et rayonner notre travail. Différent des autres agriculteurs?? Pas tant.

Une tonne d'heures de travail invisible, le plus souvent on est sales de terre et on a la fierté d'avoir une manucure affreuse!

On nourrie pas les gens nous. On leur propose un bien être et on valorise les plantes médicinales 🥰

09/23/2026

Ce texte ce matin me touche beaucoup. Ume collègue herboriste, mais également une agricultrice. Qui cultive elle-même ses propres plantes..
Comme je le fait aussi.
Moi aussi j'ai tenté de cogner à bien des portes. J'ai eu beaucoup de refus en marchés, en évènements, en boutiques.
"Y'en a déjà des produits comme ça"
C'est ce qu'on me dit.
Mais personne compare. Personne regarde la provenance. Les herboristes et ageicultrices fabriquent eux-mêmes leurs matières.
Je n'achète pas ma calendule ou mon agastache. Je n'achète pas mon huile d'arnica ou de consoude.

Ce qui me fait vraiment quelque chose ce matin.. c'est que je réalise que c'est difficile.
Je suis encore une minie herboristerie.. et je réalise que je ne serai sûrement jamais bien grosse.
J'ai rêvé d'un grand champs à moi, avec un atelier-boutique sur place pour recevoir plein de gens. Pouvoir partager tout mon savoir acquis depuis les 12 dernières années. Vous saviez que mon jardin est dans un champs qui met prêté? Donc ce ne sera pas éternel. Je n'y suis pas chez moi. La vie m'a apporté trop d'embuches pour avoir la chanve d'acceder à ce rêve. Je ne sais pas ce qui arrivera de Symbiose dans quelques saisons. C'est ça la réalité.
Je trouve de plus en plus difficile de faire sa place lorsque l'on est seule et que l'on nous mets dans le même paniers que d'autres...alors que nous sommes pas importateur...mais local au max. Comme le dit si bien dans son texte l'Herboristerie La Fée des bois apoticaire. C'est difficile de faire comprendre que nos produits ne peuvent pas avoir le même prix que les produits avec des matières importées. Je n'ai rien contre, mais il est temps je crois de comprendre et de pouvoir faire la différence entre les différence entre des plantes importées et mis en sac...et entièrement d'ici.
Voir tout le travail invisible.

Herboristerie La Fée des Bois Apothecary bravo poir ce veau texte complet et honnête!

On est rendus capables de débattre pendant 300 commentaires pour savoir où ont poussé les tomates d'un ketchup, où il est fabriqué, à qui appartient l'entreprise et quels emplois il crée au Canada.

Et c'est parfait! Continuons de nous poser ces questions.
Mais je ne sais pas pour vous… moi, je bois pas mal plus de tisanes dans une semaine que je mange de ketchup et de mayonnaise dans une année complète. 😉

Alors aujourd'hui, j'aimerais qu'on fasse exactement le même exercice avec un d'autres produits que beaucoup de Québécois ont dans leur armoire dont: la tisane.

Parce que derrière deux tisanes qui peuvent toutes les deux nous sembler « locales » ou « québécoises », il peut se cacher deux réalités complètement différentes.
Et celle-là, je la connais particulièrement bien après près de 20 ans à cultiver des plantes médicinales au Québec.

Chose incroyable : j’ai déjà été refusée dans des marchés fermiers parce qu’« ils avaient déjà quelqu’un pour les tisanes ».
La différence? Je cultivais mes plantes au Québec. Les tisanes déjà présentes étaient faites de plantes importées, aucune ne provenait du Canada.

Autrement dit, comme agricultrice québécoise, je pouvais être refusée dans un marché fermier destiné à mettre en valeur les producteurs locaux parce qu'une entreprise qui achetait des plantes importées, les mettait en sachets sous sa propre marque et les revendait occupait déjà la catégorie « tisanes ». Et cela, je l'ai vécu à plusieurs reprises durant mes 4-5 premières années a pratiquer mon métier à temps plein (80/100H semaines)

Imaginez qu'un maraîcher québécois qui cultive ses propres tomates se fasse refuser dans un marché fermier parce qu'une entreprise y vend déjà des tomates importées des États-Unis ou Mexique.

Pour les tomates, ça nous semblerait assez évident.
Mais lorsqu'on parle de tisanes et de plantes médicinales, cette distinction semble soudainement disparaître.

Et cette histoire, qui remonte aux premières années de mon entreprise, est l'une des raisons pour lesquelles j'ai envie de vous parler aujourd'hui de ce qui se cache réellement derrière les mots « ACHETER LOCAL ».

Prenez quelques minutes pour lire cette publication jusqu'au bout. Si vous avez à cœur l'achat local, je pense que cette réalité mérite vraiment d'être connue, parce qu'une entreprise québécoise, un produit préparé ou emballé au Québec et une matière première réellement cultivée au Québec, ce n'est pas la même chose.
Et après près de 20 ans à produire des plantes médicinales ici, je peux vous assurer que cette différence a des conséquences très concrètes pour ceux qui essaient encore de faire vivre une agriculture locale.

Et cette différence peut déterminer si nos agriculteurs réussissent ou non à continuer de produire ici dans les prochaines années ou si nous dépendront de manière significative des matières premières et d'aliments en provenance d'autres pays.

Depuis quelque temps, on parle énormément d'achat local. On compare le ketchup américain au ketchup canadien, la mayonnaise américaine à la mayonnaise québécoise. On cherche le petit drapeau, l'adresse de l'entreprise, la mention « fabriqué au Québec ».

Et je trouve formidable que les consommateurs commencent à se poser ces questions.

Mais il en manque une :
D'OÙ VIENNENT RÉELLEMENT LES INGRÉDIENTS?

Lorsque j'ai commencé La Fée des Bois, je faisais pratiquement tout moi-même. Puis l'entreprise a grandi. Aujourd'hui, notre ferme fait travailler des gens dans les champs, à la récolte, à la transformation et à la boutique. Mais notre impact local ne s'arrête vraiment pas là. Nous faisons travailler des comptables, des consultants, une conceptrice Web, des entrepreneurs en construction et différents professionnels d'ici.

Nous achetons notre paille localement, notre bois de construction ici, nos fumiers et composts auprès d'entreprises et de fermes d'ici, et une grande partie de notre matériel auprès de fournisseurs québécois lorsque c'est possible.
Notre miel et notre cire d'abeille viennent d'un apiculteur voisin. Notre huile de tournesol biologique vient du Québec. Et lorsque nous devons acheter quelque chose que nous ne produisons pas nous-mêmes, nous essayons d'abord de nous approvisionner auprès d'autres producteurs d'ici.

Mais surtout...
TOUTES les plantes qui composent nos tisanes, nos mélanges d'herbes et d'épices et nos produits à base de plantes sont cultivées par nous, ici, sur notre ferme en Outaouais.

Pourquoi est-ce que j'insiste autant là-dessus?
Parce que depuis presque 20 ans, j'entends une justification revenir par les entreprises qui font de la revente de plantes :
« Nous sommes dans un pays nordique. On ne peut pas produire ici les plantes nécessaires pour faire des tisanes. »
Vraiment?

Framboisier, Ortie, Mélisse, Lavande, Basilic sacré, Calendula, Achillée millefeuille, Agastache, Monarde, Menthe, Rose, Camomille...
Tout ça se cultive très bien au Québec.
Et ce n'est qu'une fraction de ce qu'on peut produire ici.
Le café? Non.
Le théier traditionnel? Pas comme culture commerciale adaptée à notre climat.
La cannelle? Non.
Mais les plantes nécessaires pour créer une quantité incroyable de tisanes? OUI.

À La Fée des Bois, nous avons donc fait un choix très différent : plutôt que de créer une recette et d'importer ensuite les plantes nécessaires pour la fabriquer, nous créons nos recettes à partir des plantes que notre territoire nous permet de cultiver. Pas de cannelle disponible localement? Nous n'en mettons pas.
Pas de gingembre québécois disponible pour notre production? Nous travaillons avec autre chose. Parce que nous avons ici une diversité extraordinaire de plantes médicinales et aromatiques que nous pouvons cultiver.

Et il y a un deuxième argument que j'entends souvent :
« Oui, mais il n'y a pas de producteurs québécois capables de fournir les quantités dont les entreprises ont besoin. »

C'est là que mon expérience devient particulièrement intéressante.
Pendant des années, j'ai fait des démarches pour que certains marchés destinés aux producteurs agricoles reconnaissent la différence entre une personne qui cultive ses plantes et une entreprise qui achète des plantes pour les mélanger, les emballer et les revendre. Imaginez :

Je semais mes plantes.
Je les cultivais.
Je désherbais.
Je récoltais.
Je séchais.
Je transformais.
Et je pouvais quand même me faire répondre par un marché de producteurs :

« Désolés, nous avons déjà quelqu'un pour les tisanes. »
C'est un peu comme si un maraîcher québécois qui cultive ses propres légumes était refusé dans un marché fermier parce qu'une entreprise y vend déjà des légumes importées.

Pour la viande, idem, dans un marché fermier on s'entend a ce que ce soit de la viande de notre région et non de Chine....

Mais quand on tombe dans les tisanes et les produits transformés, tout à coup, on semble oublier de poser la question.
Et pourtant...

Au fil des années, à la suite des démarches que j'ai faites et des questions de consommateurs qui fréquentaient ces marchés, certains ont commencé à exiger davantage d'ingrédients locaux dans les produits qui y étaient vendus.
Et savez-vous ce qui est arrivé?

Des entreprises qui achetaient jusque-là leurs plantes ailleurs m'ont contactée pour acheter les miennes.
Alors le producteur existait.
Les plantes existaient.
Nous étions capables de les cultiver.
Le problème? Le prix qu'on voulait les payer.
Les prix qu'on m'a proposés étaient parfois tellement bas qu'il devenait impossible de rémunérer correctement le travail agricole nécessaire pour produire ces plantes au Québec. (On nous proposaient littéralement 3$ de l'heure pour notre travail)

Et je ne parle pas de travailleurs inexpérimentés. Je parle de gens habitués aux champs, capables de désherber et de récolter à une vitesse impressionnante.
Même avec cette efficacité, les chiffres ne fonctionnaient tout simplement pas.
Alors j'ai refusé.

Pas parce que nous étions incapables de produire les plantes.
Parce que je refusais de bâtir une agriculture québécoise sur un modèle économique qui ne permettait même pas de payer convenablement les gens qui cultivent et récoltent ici. (On parle de 3$ de l'heure proposé par les entreprises de revente québécoise)
Et voilà une partie beaucoup moins glamour de « l'achat local ».
Une entreprise peut être québécoise.
Elle peut employer des Québécois.
Elle peut créer son mélange ici.
L'emballer ici.
Créer une magnifique image de marque locale.
Faire son marketing ici.
Et tout cela contribue réellement à l'économie québécoise.
Mais ça ne veut pas dire que ce qu'il y a dans le sac a poussé ici.
Et c'est là toute la nuance.

ET JE VEUX ÊTRE TRÈS CLAIRE SUR UNE CHOSE.

Je n’ai rien contre les entreprises québécoises qui achètent des plantes ailleurs pour ensuite les mélanger, les emballer et les revendre ici.
Ce modèle d’entreprise est parfaitement légitime.
Il crée lui aussi des emplois et de l’activité économique au Québec.

Ce qui me dérange profondément, c’est lorsqu’une image de marque et toute une promotion sont construites autour de mots comme « local », « d’ici », « québécois », de façon à laisser croire au consommateur que les plantes elles-mêmes sont locales, alors qu’elles ne le sont pas.

Parce qu’à force de parler d’achat local sans préciser ce qui est réellement local, on finit par mettre dans la même catégorie deux produits derrière lesquels se cachent des réalités complètement différentes.

D’un côté, une entreprise peut acheter des plantes déjà cultivées, récoltées et séchées ailleurs, les faire venir ici, créer ses mélanges, les mettre dans de beaux sachets et consacrer une part importante de son temps et de ses ressources à la commercialisation, aux réseaux sociaux et au développement de sa marque.
Et c’est correct. C’est son modèle d’entreprise.

Mais de l’autre côté, il y a l’agriculteur.
Pendant ce temps-là, lui est dans son champ.
Il commande ses semences. Il fait ses semis. Il transplante. Il prépare ses sols. Il désherbe. Il irrigue. Il gère les insectes, les maladies, la météo et les mauvaises récoltes. Il récolte. Il sèche. Il transforme. Il entretient ses bâtiments et ses équipements.

Puis, quelque part entre tout ça, il doit aussi trouver le temps de prendre des photos, écrire des publications, répondre aux commentaires, faire son site Web, envoyer une infolettre et essayer de faire connaître ses produits pendant les quelques heures qu’il lui reste dans sa semaine.

Et c’est probablement l’une des choses les plus décourageantes que j’ai vécues dans toutes ces années d’agriculture :
devoir justifier le prix d’une tisane réellement cultivée au Québec devant une autre tisane elle aussi présentée comme “québécoise”, parfois offerte en quantité beaucoup plus grande pour beaucoup moins cher, alors que les deux produits n’ont absolument pas la même chaîne de production derrière eux.

Nous ne pouvons simplement pas gagner cette bataille uniquement sur le prix.
Parce que si je veux payer correctement les personnes qui travaillent dans mes champs, entretenir une ferme, acheter et réparer les équipements, respecter nos normes, absorber les pertes agricoles et continuer à produire ici, il y a un coût réel.

Et si l’agriculteur veut ensuite conserver un prix encore accessible pour son produit, il n’a pas nécessairement les moyens d’engager une grande firme de publicité pour le promouvoir.

Il doit aussi réfléchir sérieusement avant de passer par tous les intermédiaires traditionnels : distribution, représentation, commerce de détail… parce que chacun de ces maillons doit évidemment gagner sa vie lui aussi, donc prenne un bon pourcentage (35% à 50% par maillons)

Alors beaucoup de petites fermes font ce que nous faisons : elles essaient de tout faire.
Produire.
Transformer.
Vendre.
Communiquer.
Et expliquer.
Encore et encore.
Pendant ce temps, le consommateur regarde deux sachets portant tous les deux une image très québécoise et se demande :
« Pourquoi celui-ci est-il plus cher? »

Voilà pourquoi la transparence est tellement importante.
Je ne demande pas qu’on empêche qui que ce soit d’importer des plantes.
Je ne demande pas qu’on dénigre une entreprise parce qu’elle ne cultive pas elle-même ses ingrédients.
Je demande simplement qu’on dise clairement ce qui est local et ce qui ne l’est pas.

Si vos plantes viennent de l’étranger, dites-le.
Si vous les mélangez et les emballez au Québec, dites-le et soyez-en fiers.
Si votre entreprise appartient à des Québécois, dites-le.
Et si un agriculteur sème, cultive, récolte, sèche et transforme réellement ses plantes au Québec, permettons aussi au consommateur de reconnaître cette différence.

Et lorsqu’on vous dit :
« Nous aimerions acheter nos plantes au Québec, mais personne ne peut nous fournir. »

Posez peut-être une deuxième question :
« Est-ce réellement impossible à trouver… ou est-ce impossible à trouver au prix que vous souhaitez payer? »
Parce que ce sont deux réalités très différentes.

La prochaine fois que vous achetez un produit présenté comme « québécois » ou « local », retournez donc le contenant. Regardez l’étiquette. Et si l’information n’y est pas, demandez-la.

Où est située l’entreprise?
Où le produit est-il préparé ou emballé?
Et surtout : d’où viennent réellement ses principaux ingrédients?
Pas pour prendre une entreprise en défaut.

Pas pour dénigrer ceux qui travaillent avec des matières premières provenant d’ailleurs.

Mais simplement pour savoir réellement ce que votre argent est en train de soutenir.

Parce que derrière une plante véritablement cultivée au Québec, il n’y a pas seulement un sachet de tisane.
Il y a des terres agricoles qui continuent d’être cultivées.
Des travailleurs dans les champs.
Des producteurs voisins.
Des apiculteurs.
Des fournisseurs.
Des entrepreneurs.
Des professionnels.
Des petites entreprises.
Et tout un écosystème économique qui existe parce que quelqu’un continue de produire réellement quelque chose ici.

Depuis la grande vague d’intérêt pour l’achat local des années COVID, l’engouement s’est essoufflé. Sur le terrain, les coûts, eux, n’ont pas diminué. Et beaucoup de petites fermes continuent de travailler avec des marges extrêmement minces.

Nous aussi, malgré toutes ces années d’existence, on en arrache parfois solide.
Et je pense qu’il faut être capable de le dire.
Une ferme peut être magnifique sur Facebook.
Les champs peuvent être remplis de fleurs.
Les photos peuvent donner l’impression d’une vie de rêve.
Mais derrière ces images, il y a une entreprise agricole qui doit réussir à payer ses employés, ses fournisseurs, ses infrastructures et ses factures tout en continuant à produire ici.

Et nos difficultés ne datent pas de la crise commerciale du moment. Bien avant que l'achat canadien revienne au centre des conversations, les producteurs d'ici se demandaient déjà comment continuer à produire localement tout en payant correctement leur main-d'œuvre et en offrant des prix que les consommateurs peuvent se permettre.

On regarde beaucoup de l'autre côté de la frontière ces temps-ci. Mais il faut aussi avoir le courage de regarder ce qui se passe chez nous : produire localement ne peut survivre à long terme que si nous choisissons aussi, collectivement, de le soutenir.

Alors oui, continuons d’acheter québécois.
Continuons de soutenir nos entreprises d’ici.
Mais allons simplement une question plus loin :

QU’EST-CE QUI EST LOCAL DANS CE PRODUIT?
L’entreprise?
Le mélange?
L’emballage?
Ou ce qu’il y a réellement dans le sachet?

Acheter d’une entreprise québécoise, c’est soutenir une entreprise d’ici.
Acheter un produit préparé ou emballé au Québec fait travailler des gens ici.
Et acheter une matière première cultivée par un agriculteur québécois soutient directement notre capacité à continuer de produire ici.

Ces trois gestes ont de la valeur.
Mais ils ne soutiennent pas exactement la même chose.
Et si personne ne nous explique la différence, comment voulez-vous que les consommateurs puissent choisir en connaissance de cause?

Alors aujourd’hui, j’aimerais vraiment ouvrir cette discussion.

CONSOMMATEURS : lorsque vous achetez « local », regardez-vous aussi la provenance des ingrédients?

Et surtout…
PRODUCTEURS ET AGRICULTEURS DU QUÉBEC : avez-vous déjà vécu quelque chose de semblable dans votre domaine?

Racontez-le en commentaire, s’il vous plaît.

Parce que je suis convaincue que les plantes médicinales sont très loin d’être le seul secteur où cette réalité existe.

Et si ce texte vous a appris quelque chose, partagez-le.
Pas simplement pour faire connaître notre entreprise, mais pour que collectivement, nous devenions meilleurs pour reconnaître et soutenir ceux qui produisent réellement ici.

Parce que pendant qu’on débat de ce que signifie « acheter local », il y a encore des agriculteurs québécois dans leurs champs qui essaient simplement de trouver une façon de continuer à produire ici.

Et sans eux, un jour, nous risquons de découvrir qu’il est beaucoup plus facile de mettre un drapeau québécois sur un produit que de reconstruire l’agriculture qui permet réellement de le produire.

Merci de tout cœur d’avoir pris le temps de me lire aujourd’hui et, surtout, merci à ceux qui prendront le temps de partager cette publication.
Et si le cœur vous en dit, prenez quelques minutes de plus pour découvrir notre ferme, notre travail et tout ce que nous cultivons ici, en Outaouais, en visitant notre site Web.

Mariane Desjardins Roy
Herboriste et agricultrice
Herboristerie La Fée des Bois
https://www.herboristerielafeedesbois.com/

09/21/2026

Il y a des soirs où le corps est fatigué, mais la tête, elle, continue de tourner. 🌿

Si ça te parle, sache que ce n'est pas un manque de volonté. C'est souvent un système nerveux qui reste en mode « alerte » trop longtemps. Et ça m'arrive vraiment très souvent...surtout depuis la rentrée scolaire!

J'ai rassemblé dans un petit ebook gratuit quelques pistes simples pour l'aider à retrouver son calme, en douceur, avec le corps, la respiration et les plantes.

« Apaiser son système nerveux » est disponible gratuitement sur mon site. Le lien est en commentaire 👇

09/20/2026

Bonjour, moi c'est Julie 🌿

Maman, herboriste et passionnée des huiles essentielles. Les plantes font partie de ma vie depuis des années, et j'en ai fait mon métier à Victoriaville.

Ici, je partage ce que je sais : comment les plantes agissent, comment les utiliser au quotidien pour toi, ta famille et tes animaux, et comment prendre soin de soi tout simplement. Et parfois, je te présente ce que je fabrique à la main : baumes, onguents, huiles et tisanes.

J'offrirai très bientôt des plages horaire afin de se jaser lors d'une consultation!

Bienvenue chez Symbiose 💚 Dis-moi en commentaire ce que tu aimerais que je t'explique en premier.

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Hi, I'm Julie 🌿 Mom, herbalist and essential oil enthusiast. Plants have been part of my life for years, and I've made them my craft in Victoriaville, Québec. Here I share what I know: how plants work, how to use them in everyday life for you, your family and your pets, and simple ways to take care of yourself. I also handcraft balms, salves, oils and teas. Welcome to Symbiose 💚 Tell me in the comments what you'd like me to explain first.

09/14/2026

Pour prendre rendez-vous ou pour de l’info, n'hésite pas !

https://www.symbioseherboristerie.com/consultations/consultation-herboriste-animalier/

09/08/2026

C'est la fin.

Décision prise depuis quelques jours. Pensée depuis quelques semaines.

Les matières premières et les actifs ont phénoménalement augmentés. Les pots sont difficilement achetables au Canada.. Sinon très dispendieux.
Et hônnetement... les ventes sont beaucoups en dessous de ce que j'espèrais.
Donc malgré les annés à chercher mes meilleures recettes et des actifs précis... mais j'arrête.
Il reste des produits sur la boutique en ligne.
Des produits en promo !!!😄

J'avais même amélioré la recette de la crème exfoliante dernièrement et les étiquettes 😅

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