Alphée butebaku PNC

Alphée butebaku PNC

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Cette page est à caractère scientifique en rapport avec la science de Santé

15/11/2025

✨ 𝗥𝗲́𝗰𝗲𝗽𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗯𝗲̂𝘁𝗮-𝟭 (𝐁₁) et bêta-𝟮 (𝐁₂) — Comprendre leur rôle dans l’organisme ✨

Les récepteurs bêta sont des récepteurs adrénergiques activés par l’adrénaline et la noradrénaline. Ils font partie du système nerveux sympathique, responsable des réactions de « combat ou fuite ».

On distingue principalement B₁ et B₂, chacun jouant un rôle spécifique dans le corps.

🔵 1️⃣ Récepteurs bêta-1 (B₁)
📍 Où les trouve-t-on ?
• Cœur (nœud SA, nœud AV, myocarde)
• Reins

⚙️ Principales actions :

Au niveau du cœur :
• ↑ Fréquence cardiaque (effet chronotrope +)
• ↑ Contractilité (effet inotrope +)
• ↑ Conduction électrique (effet dromotrope +)

Au niveau des reins :
• Stimulation de la libération de rénine → activation du SRAA → augmentation de la pression artérielle.

🩺 Importance clinique :
• Agonistes B₁ (ex : dobutamine) → augmentent le débit cardiaque (insuffisance cardiaque, choc cardiogénique).
• Bêta-bloquants sélectifs B₁ (ex : métoprolol, aténolol) → diminuent la fréquence cardiaque et la tension (HTA, angine, arythmies).

🔵 2️⃣ Récepteurs bêta-2 (B₂)
📍 Où les trouve-t-on ?
• Poumons
• Vaisseaux des muscles squelettiques
• Utérus
• Foie et muscles

⚙️ Principales actions :
• Bronchodilatation → amélioration du passage de l’air
• Vasodilatation musculaire → meilleure perfusion
• Relâchement utérin → prévention du travail prématuré
• Effets métaboliques → glycogénolyse et augmentation du glucose
• ↑ Sécrétion d’insuline
🩺 Importance clinique :
• Agonistes B₂ (salbutamol, terbutaline) → traitement de l’asthme, de la BPCO, relaxation utérine.
• Bêta-bloquants non sélectifs (propranolol) → bloquent B₁ + B₂, peuvent provoquer une bronchoconstriction, à éviter chez les asthmatiques.

📘 Conclusion
Les récepteurs B₁ et B₂ sont essentiels dans la régulation cardiovasculaire, respiratoire et métabolique. Leur compréhension aide dans la prescription des agonistes et bêta-bloquants selon les situations cliniques.

26/01/2025

Qu'est-ce qu'on appelle cycle menstruel ? Quelles ses différentes étapes ? Comment éviter les grossesses indésirables ? Comment tomber enceinte ? Comment calculer son cycle menstruel ? Vous trouverez toutes les réponses dans le commentaire.

18/01/2025

Vous êtes ce que vous consommez.
Si vous voulez contrôler votre santé et votre vie, contrôlez tout simplement votre alimentation.

13/01/2025

La couleur de l'urine peut être un indicateur important de votre état de santé.

Voici ce que certaines couleurs d'urine peuvent signifier :

☑️Clair ou jaune pâle : Cela indique généralement une bonne hydratation. Plus l'urine est claire, plus vous êtes hydraté.

☑️Jaune foncé : Une urine plus foncée peut être le signe d'une déshydratation. Essayez de boire plus d'eau.

☑️Ambre ou brun foncé : Cela peut indiquer une déshydratation sévère ou la présence de problèmes de foie, comme une hépatite.

☑️Rouge ou rose : Cela pourrait être dû à la présence de sang dans l'urine (hématurie), ce qui peut être un signe d'infection urinaire, de calculs rénaux ou de problèmes plus graves comme une maladie rénale.

☑️Orange : Cela peut être le signe d'une déshydratation, d'un problème hépatique ou biliaire. Certains médicaments peuvent aussi colorer l'urine en orange.

☑️Vert ou bleu : Des colorations inhabituelles peuvent parfois être causées par des colorants alimentaires ou certains médicaments. Parfois, cela peut aussi indiquer une infection bactérienne rare.

☑️Urine mousseuse : Cela peut être le signe de la présence de protéines dans l'urine, ce qui pourrait indiquer des problèmes rénaux.

Si vous remarquez des changements inhabituels dans la couleur de votre urine ou si vous avez d'autres symptômes, il est conseillé.

Photos from Alphée butebaku PNC's post 02/01/2025

❣MANŒUVRE DE LÉOPOLD:

❣L'examen physique doit confirmer que la croissance du fœtus est conforme à l'âge gestationnel. Il faut essayer d'évaluer la position et la présentation du fœtus. De la 28e semaine de grossesse jusqu'au terme, les quatre manœuvres suivantes, connues sous le nom de manœuvres de Léopold, fournissent des informations essentielles au clinicien sur ces questions importantes. Le patient doit être en position couchée pour que ces manœuvres puissent être effectuées.
Détail dans les commentaires

07/06/2022

L’HYPERTROPHIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une affection susceptible d’atteindre tout homme ayant dépassé le seuil de la cinquantaine. Elle est plus fréquente chez le noir.
Des constations épidémiologiques indiquent qu’elle est de plus en plus d’actualité. Pour cette raison, nous avons choisi d’inaugurer notre page par cette affection. C’est dans ce cadre, que la rédaction a eu l’honneur d’inviter le Professeur Cheickna Sylla, urologue - andrologue pour nous parler de cette affection sur les plans diagnostic, thérapeutique et dépistage.

Professeur, dans le langage courant, la prostate est souvent assimilée à tort à une maladie. Pouvez-vous nous nous éclairer sur cet organe ?
Pr Cheickna SYLLA : Bien que l’on assimile à un certain âge le terme « prostate » à une maladie, il faut bien comprendre que tous les hommes possèdent une prostate et qu’il s’agit d’une structure située au carrefour des voies urinaires et des voies génitales, ce qui explique les répercussions des maladies prostatiques sur l’appareil urinaire ou sur le système génital. La prostate qui est de petite taille chez l’adulte jeune (poids de 20 à 25 g) voit son volume fréquemment augmenté avec l’âge pouvant parfois atteindre plus de 250 g.

Quelles sont les affections les plus courantes liées à cet organe ?
Pr Cheickna SYLLA : L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est l’affection prostatique la plus fréquente. En moyenne, un homme sur trois présentera des problèmes liés à l’HBP. Il s’agit d’une augmentation bénigne du volume de la prostate.
Parallèlement, un cancer peut se développer sur la prostate, qui reste longtemps asymptomatique. Les 2 affections sont liées. C’est pourquoi dans sa démarche diagnostique, le médecin doit garder à l’esprit que devant une augmentation de volume de la prostate, un cancer de la prostate, une HBP ou même une prostatite inflammatoire ou prostatite.

Quels sont les facteurs de risques ?
Pr Cheickna SYLLA : Parmi les facteurs de risque incriminés : le terrain familial, l’âge avancé et les androgènes produits principalement par les testicules. Dans les croyances populaires, certaines idées préconçues sont véhiculées évoquant une relation entre la survenue de l’HBP et des antécédents d’activité sexuelle importante. A ce sujet, on peut vous rassurer qu’il n’existe aucune relation de cause à effet et donc que chacun peut continuer à son rythme.

Comment se manifeste l’HBP ?
Pr Cheickna SYLLA : Les signes sont nombreux et variés. L’HBP peut rester longtemps latente et asymptomatique ou de survenue progressive au point que le patient s’adapte pensant à tort que c’est probablement lié à l’âge.
Il peut s’agir de signes urinaires irritatifs comme :
• Le fait d’aller uriner fréquemment entravant parfois les activités diurnes ou le sommeil; parfois le patient signale une impossibilité de réprimer le besoin d’uriner ce qui peut même engendrer des pertes d’urine. Dans ce dernier cas et particulièrement dans le contexte de la religion musulmane, le patient viendra assez rapidement consulter car ayant le problème de maintenir la propreté nécessaire à la prière ;
• La difficulté d’uriner à type de gêne importante pour émettre l’urine qui sort difficilement avec parfois la sensation de vidange vésicale incomplète ;
Des complications comme :
• l’impossibilité totale ou partielle d’uriner traduisant une rétention d’urine ;
• l’émission de sang dans les urines dont l’abondance peut être variable ;
• la présence d’une hernie de l’aine traduisant l’issue des anses intestinales par des zones de faiblesse de la paroi abdominale. Elle est en rapport avec l’importance de la poussée abdominale pour émettre les urines afin de lutter contre l’obstacle ;
• la découverte d’une « pierre » ou calcul dans la vessie ;
• des infections urinaires ou génitales;
• une insuffisance rénale est possible.

Parfois il n’existe pas de plaintes rapportées par le consultant et l’HBP est découverte lors d’un examen chez le médecin pour une autre raison ou lors d’un bilan systématique.

Comment est ce que le médecin pose le diagnostic de HBP ?
Pr Cheickna SYLLA : Sur la base de signes d’orientation liés aux plaintes du patient, le diagnostic est essentiellement basé sur le toucher re**al.
Contrairement aux femmes qui ont davantage compris la nécessité de l’examen gynécologique et font fi de tous les éventuels désagréments liés à la consultation, les hommes restent récalcitrants au toucher re**al. Ce toucher re**al permet dans la majorité des cas d’objectiver les caractères évocateurs de l’HBP. Une des difficultés diagnostiques réside dans le fait que le cancer de la prostate peut parfois présenter les mêmes caractères au toucher re**al que l’HBP.

Doit-on établir un bilan de laboratoire ou des radiographies pour ces affections ?
Pr Cheickna SYLLA : Les données de l’examen clinique sont toujours corrélées à certaines données de laboratoire dont l’antigène spécifique prostatique (PSA) pour conforter le diagnostic d’HBP ou s’orienter vers d’autres maladies et d’autres examens. Le bilan vérifiera à l’examen d’urine la présence ou non d’une infection des voies urinaires. L’échographie de l’appareil urinaire suffit le plus souvent comme examen d’imagerie précisant la forme de la prostate, son volume et le retentissement d’une éventuelle obstruction sur la vessie ou les reins.

Quels sont les modes de traitement ?
Pr Cheickna SYLLA : Dans l’hypertrophie bénigne de la prostate, il faut garder à l’esprit que le volume de la prostate n’est pas l’élément déterminant. Une grosse prostate ne pose pas forcément plus de problèmes qu’une prostate de petite taille. On ne traite que les répercussions à type de signes irritatifs, obstructifs ou les complications. il suffit parfois de continuer à surveiller le patient en lui prodiguant quelques conseils hygiéno-diététiques (uriner régulièrement, boissons en quantité suffisante, maintenir les activités physiques, diminution des épices et des alcools, …).
Lorsque l’on a recours à un traitement médicamenteux, ce dernier repose sur trois classes de médicament très efficaces mais très onéreux dans notre système de santé:
• les médicaments dits « alpha-bloquants » qui viennent au premier plan et qui diminuent la tension au niveau de la filière de sortie de la vessie facilitant l’émission de l’urine ;
• les « inhibiteurs de la 5 alpha réductase » qui agissent essentiellement sur le volume prostatique afin de le diminuer ; il faut remarquer que les effets de ce traitement sont notés après plusieurs mois de prise du produit et que l’un des effets secondaires rapporté est le dysfonctionnement sexuel.
• La phytothérapie à base d’extraits de plantes est disponible tant dans les laboratoires pharmaceutiques que dans les grandes surfaces commerciales dans certains pays. Les mécanismes d’action et les résultats de ces produits sont variables.

Dans quels cas peut-on intervenir chirurgicalement et comment ?
Pr Cheickna SYLLA : Dans certains cas, seul le traitement chirurgical est indiqué du fait de l’absence d’amélioration sous traitement médical ou du fait de complications. L’intervention chirurgicale est souvent réalisée sous anesthésie loco-régionale c’est-à-dire que l’anesthésie générale n’est pas systématique. Cette chirurgie peut concerner : un traitement endoscopique utilisant les voies naturelles donc sans ouverture de la peau et consistant soit à diminuer le volume de la prostate ou fendre au niveau de la filière de sortie de l’urine ; un traitement chirurgical classique à ciel ouvert, ou adénomectomie prostatique qui enlève la partie obstructive de la prostate en passant en avant ou par la vessie.
En règle générale, le patient est hospitalisé entre 3 et 7 jours selon la technique utilisée. Un traitement très intéressant dans son utilisation et ses résultats mais encore peu accessible dans les pays en voie de développement du fait du coût du matériel est le traitement de l’HBP par le laser. Ce traitement est réalisé par les voies naturelles permettant la pulvérisation de la partie prostatique concernée. Les suites opératoires sont souvent simples avec moins de saignements. D’autres traitements physiques sont utilisés mais dont l’évaluation est encore discutée.

Après la chirurgie est il nécessaire de poursuivre un suivi prostatique et existe t’il une impuissance sexuelle ?
Pr Cheickna SYLLA : Il est important de faire comprendre au patient que dans l’HBP : le traitement chirurgical n’enlève pas toute la prostate mais uniquement une partie de celle-ci et que la partie prostatique restante peut être le siège de nouvelles maladies dont le cancer d’où l’intérêt de continuer la surveillance périodique. Après le traitement chirurgical, il n’existe pas d’atteinte de la virilité du sujet. Du fait de la chirurgie, lors de l’éjaculation, cette dernière s’oriente vers la vessie et non vers l’extérieur via la verge. Cela n’affecte nullement l’orgasme et généralement à l’âge de l’intervention la descendance du sujet est déjà assurée et le recueil de sperme n’est plus la principale préoccupation.

Quelles sont les répercussions de l’HBP pour le patient ?
Pr Cheickna SYLLA : Une certaine dépendance financière de la personne âgée transforme son problème en un problème familial avec tous les corollaires sociaux et culturels. En effet, les problèmes prostatiques surviennent chez un sujet âgé qui peut présenter à cet âge simultanément plusieurs maladies dans un contexte de couverture médicale difficile. Les traitements chirurgicaux ou médicaux des affections prostatiques restent d’un coût élevé malgré des efforts significatifs de prise en charge des personnes du troisième âge dans les structures publiques. Les troubles urinaires agissent directement sur la vie de relation de ces patients qui finissent parfois à adapter leur maladie à l’environnement dans lequel ils évoluent, adaptation parfois néfaste pour leur santé. A titre d’exemple, l’émission d’urine anormalement fréquente va amener le patient à limiter les boissons avant les déplacements, diminuer les boissons avant le coucher, ne plus conduire son véhicule trop longtemps, ne pas se déplacer s’il n’existe pas de toilette à proximité du lieu d’accueil, refuser de participer à certaines conférences ou invitations du fait de stations assises prolongées sans possibilité de se lever pour aller aux toilettes, Il n’est pas rare que du fait de ses troubles urinaires (odeur malodorante) le patient puisse être confiné à un espace réduit en retrait de son entourage ce qui constitue dès lors un handicap social.
En conclusion, il nous faut préparer aujourd’hui tous ensemble ce que nous serons demain car il n’existe pas vraiment de moyens pouvant prévenir l’hypertrophie bénigne de la prostate (phénomène de vieillissement ? Etat de la nature ?) et j‘invite les populations à partir de la cinquantaine à aller consulter un urologue au moins une fois par an.
Propos recueillis par Abdoulaye BAO
et Moustapha Sarr DIAGNE Louga Infos

29/05/2022

COMPRENDRE SIMPLEMENT UN ECG NORMAL ➕➕➕

La trajectoire d'une impulsion électrique à travers le cœur et son enregistrement à l’ECG .

L'onde P représente la dépolarisation (contraction) des oreillettes,
le segment PR la transmission de l'impulsion électrique aux ventricules, le complexe QRS représente la dépolarisation (contraction) des ventricules
et l'onde T montre la repolarisation (relaxation) des ventricules. Lorsque des perturbations du système de conduction sont présentes, elles peuvent être détectées par des anomalies des pointes et des ondes sur un ECG.

24/05/2022

TRAITEMENT DE LA GONOCOCCIE

Le traitement consiste en la prise d'antibiotiques ; malgré divers dépôts de brevets et plusieurs décennies de recherches sur le sujet,,,,, il n'existe encore en 2018 aucun vaccin contre cette maladie.

L'évolution de la résistance aux antibiotiques du germe a modifié sa prise en charge suivant l'époque : de la sulfonamide à la fin des années 1930, on est passé à la pénicilline à doses croissantes, cette dernière n'étant plus utilisée à partir des années 1980. Les fluoroquinolones et les céphalosporines ont pris alors le relais, avec l'apparition de résistances dès les années 1990. Cette évolution pose un réel problème de santé publique d'autant que certaines souches peuvent être résistantes à plusieurs antibiotiques à la fois. La proportion de ces dernières varie de façon importante suivant les pays. La résistance aux Quinolones s'est largement répandue.

Tous les patients traités pour une gonococcie devraient également être traités pour une chlamydiose, cette infection étant très fréquemment associée.

Dans les cas de blennorragie les moins sévères, un « traitement minute » (une seule prise d'antibiotique, orale ou injectable, traitement développé dans les années 1960) suffit en général. Si le stade de l'infection est plus sévère, le traitement peut s'étendre de 5 à 15 jours.

Un traitement sous observation directe de la prise d’une seule dose est souhaitable pour garantir l’observance.

Tous les partenaires qui ont eu des relations sexuelles avec le malade au moins dans les 60 jours précédant l’apparition des symptômes, ainsi que les parents de nouveau-nés infectés doivent subir le même traitement que le cas index. Les personnes traitées pour une infection gonococcique devraient également être traitées pour une chlamydiose.

Photos 24/05/2022

CANCER DE LA GORGE

La chirurgie curative : très lourde (l'œsophage occupe les étages cervical, thoracique et abdominal, la chirurgie touche ces trois étages)
La radiothérapie et la radiochimiothérapie : avec des taux de réponse complète et de guérison comparables à ceux obtenus par la chirurgie: le choix entre ces deux traitements curatifs doit être fait par des équipes spécialisées.
La chimiothérapie, dans le cadre de protocoles d'essai en traitement curatif avant ou après la chirurgie ou la radiochimiothérapie, et en situation palliative chez des patients métastatiques ou ne pouvant bénéficier ni de la chirurgie ni de la radiothérapie.
Les méthodes endoscopiques (endoprothèse, dilatations œsophagiennes, destruction tumorale par laser ou par plasma argon, photofrein et brachythérapie)
Les soins associés: gastrostomie d'alimentation si le patient ne peut plus s'alimenter par la bouche, traitement de la douleur et de la salivation...
Traitement chirurgical
La chirurgie ne concernera malheureusement que 30 % des cas (car patients alcoolo-tabagiques qui présentent souvent des complications cardiaques et pulmonaires de leur intoxication, au moment de la découverte de la tumeur, et fréquence d'autres tumeurs, pulmonaires ou ORL associées). Elle sera souvent associée à la radiochimiothérapie pré- ou post-opératoire.

Elle consiste à retirer l'œsophage, et les aires ganglionnaires environnantes, et à le remplacer soit par un estomac tubulisé, soit par du côlon, soit par de l'intestin grêle. Les voies d'abord seront abdominale, thoracique, et parfois cervicale.

Il s'agit d'une chirurgie très lourde, chez des malades souvent fragilisés : elle n'est donc proposée qu'à des patients sélectionnés, à visée curative. D'autant que la radio-chimiothérapie a fait de grands progrès dans cette indication.

Une technique mini-invasive est possible par thoracoscopie et laparoscopie, donnant des résultats semblables, avec, toutefois, un peu moins de complications pulmonaires.

Dans les cas inopérables, la mise en place d'une endoprothèse métallique (stent) permet de maintenir la perméabilité de l’œsophage et une alimentation à peu près normale. Une radiothérapie locale (brachythérapie) est souvent associée.

Radio-chimiothérapie
L'association radio-chimiothérapie est souvent utilisée dans le cancer de l'œsophage évolué. Lorsque la tumeur est jugée inopérable, le protocole de référence est l'association de radio-chimiothérapie dit Herskovic. Il comprend 5 semaines de radiothérapie (dose de 50 Gy) et une chimiothérapie à base de cisplatine et de 5-FU en perfusion sur 5 jours les semaines 1, 5, 8 et 11. Les rechutes sont fréquentes à l'issue de ce traitement mais certains patients sont guéris par ce protocole. Il est possible également de réaliser une radio-chimiothérapie dans le but de réduire la tumeur et de la rendre opérable. Il s'agit alors d'une radio-chimiothérapie néo-adjuvante. Un scanner est réalisé à l'issue de 5 semaines de traitement et l'indication de chirurgie est portée en fonction de la réponse au traitement.

Chimiothérapie
La chimiothérapie peut être utilisée seule dans la prise en charge du cancer de l'œsophage. Il ne s'agit jamais d'un traitement curatif. En revanche, la chimiothérapie permet, chez certains patients sélectionnés de réduire les symptômes liés à la maladie (douleurs, dysphagie, amaigrissement...). La chimiothérapie de référence est associée au cisplatine et au 5-FU. La vinorelbine, associé ou non au cisplatine peut être utile dans les carcinomes épidermoïdes. Enfin l'association 5-FU-irinotécan est parfois utilisée après échec au 5-FU cisplatine dans les adénocarcinome de l'œsophage.

Elle peut être également utilisée dans le cadre d'une chimiothérapie néo-adjuvante, c'est-à-dire, permettant de réduire la taille de la tumeur ou son extension et de permettre, dans un second temps, de pratiquer une cure chirurgicale, et/ou suivant immédiatement l'acte chirurgical pour permettre une éradication meilleure des cellules tumorales. Les résultats semblent alors meilleurs qu'une chirurgie seule.

24/05/2022

COMPLICATIONS DE L'ALCOOLISME
Le principal risque lié à l'alcool est celui des effets fœtaux de l'alcoolisation (EFA), qui désignent les troubles des apprentissages et/ou du comportement au cours de la petite enfance, et dont la survenue est reliée à une ou des prises d'alcool occasionnelles par la mère (quelle qu'elle soit) durant sa grossesse. Plus rare est le syndrome d'alcoolisation fœtale (SAF), observé parfois et dès la naissance chez l'enfant né d'une mère souffrant d'un problème chronique d'alcoolisation, et qui se traduit par un ensemble de signes cliniques morphologiques et neurologiques, susceptibles de handicaper l'avenir de l'enfant.

D'une manière générale, la quantité d'alcool susceptible d'être nocive pour l'enfant à naître est mal connue, et le risque pourrait exister même pour des quantités faibles. Il est ainsi recommandé aux femmes enceintes de s'abstenir de toute consommation pendant la durée de la grossesse (à tous les trimestres) ainsi que durant l'allaitement.

L'idée que des consommations faibles de certains alcools, notamment le champagne, seraient moins nocives est une légende urbaine n'ayant aucun fondement scientifique.

Tabagisme

Il y a une forte corrélation entre dépendance à l'alcool et dépendance au tabac (85 à 90 % des alcooliques sont fumeurs). Boire donne envie de fumer : la stimulation cérébrale de l'alcool est plus faible que celle liée à l'absorption de ni****ne et une stimulation faible induit une envie de toujours plus fumer. Certaines techniques d'arrêt du tabagisme peuvent être utiles pour le sevrage à l'alcool. En cas de dépendance conjointe, il peut être envisagé d'arrêter le tabac en même temps, avant ou après l'alcool. Tout dépend de la situation.

Benzodiazépines

L'alcoolisme est souvent lié à la consommation abusive de benzodiazépines. Selon différentes études, entre 3 % et 41 % des personnes alcooliques disent avoir eu recours à une consommation abusive de benzodiazépine à un moment donné de leur addiction.

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