Kongo-japon-amerique

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Centre d'intérêt et d'échanges culturels

07/08/2023
06/09/2022

Aqualtune est une princesse et cimarronne Congolaise (Kongolaise) du XVII siècle, est devenue un ancêtre lié au Brésil. Elle est la grand-mère de Zumbi. Au Congo, elle a dirigé une armée de 10 000 hommes pour défendre le royaume de son père!

Elle a été vaincue et emmenée sur un bateau négrier à destination de Recife. Elle et ses sujets ont été vendus comme esclaves. Belle et forte, elle a été achetée non pas pour travailler la terre, mais pour donner naissance à de futurs Africains forts, pour être tenus en esclavage. Elle a été forcée d'avoir des relations sexuelles avec un autre ancêtre attaché aux fins de la reproduction.

Enceinte, elle a été vendue à une plantation de sucre à Porto Calvo, où elle a entendu parler de Palmares pour la première fois. Déjà au cours des derniers mois de sa grossesse, elle a organisé sa fuite et celle d'autres Noirs à Palmares.

Aux côtés de son fils, Ganga Zumba, elle a commencé à créer un État noir qui réunissait différents peuples sous la direction suprême d'un dirigeant. Deux de ses fils, Ganga Zumba et Gana Zona, sont devenus les chefs des villages les plus importants du quilombo. De plus, à cause de son noble héritage, elle a dirigé l'un des villages.

Aqualtune avait également des filles dont la plus âgée, Sabina, lui donna un petit-fils, né pendant que Palmares se préparait à une nouvelle attaque néerlandaise. Pour cela, les Noirs ont beaucoup chanté et prié les dieux, demandant que le neveu et l'héritier de Ganga Zumba devienne fort. Et pour satisfaire le dieu de la guerre, ils lui donnèrent le nom de ZUMBI.

Elle a vécu à Palmares jusqu'à sa mort, et a vécu assez longtemps pour voir les forces de Sao Paulo incendier sa ville.

26/08/2022

De l’Afrique au Japon, voici le destin hors du commun de Yasuke Kurosan, l'esclave affranchi devenu samouraï.

Yasuke Kurosan a été le premier samouraï étranger de l’histoire du Japon. Cet esclave africain est passé dans les mains des Portugais, des jésuites italiens, avant de se faire affranchir par un chef de guerre japonais qui lui offre le grade ultime de samouraï.

Esclave des jésuites italiens
Les informations sur Yasuke Kurosan sont parcellaires. On sait qu’il est né au XVIe siècle, au Mozambique ou au Congo, et qu’il était un guerrier mais on ne connaît pas son nom. La plupart des détails sur son existence viennent du père jésuite Luís Froís qui raconte son histoire dans son Histoire du Japon en 1586.
Capturé par des Portugais, il est vendu à des jésuites italiens qui voyagent pour le commerce et pour évangéliser les populations. Ils arrivent au Japon en 1579 avec leur esclave africain. Sa haute taille, estimée à 1m80, et sa peau noire impressionnent les Japonais. Arrivé à Kyoto, l’esclave est repéré par un chef de guerre en passe de réunifier le pays : Oda Nobutada. “Quand celui-ci l’a vu, il a demandé à ses serviteurs de laver son corps car il pensait que c’était de la saleté. Ça ne partait pas... Comme il était grand, qu’il avait l’allure d’un guerrier, il impressionnait. Nobutada lui a appris le bushido, le code des samouraïs, pour qu’il devienne un des samouraïs de sa garde rapprochée”,

Pris sous l'aile d'un chef guerrier
Nobutada décide de l’affranchir et de le faire samouraï. Il est nommé Yasuke, un prénom courant au Japon, et surnommé Kuro san, qui signifie “Monsieur noir”. Le chef de guerre Nobutada lui offre également une maison, un katana, le sabre japonais, et lui fait porter sa lance personnelle. Il lui fait confiance et l’intègre aux conseils de guerre. Yasuke est le premier samouraï étranger connu.

05/08/2022

UNIVERSITÉ SANKORE DE TOMBOUCTOU CONSTRUITE EN 1324 SOIT 300 ANS AVANT L'UNIVERSITÉ DE HARVARD. LES AFRICAINS DOIVENT INTERROGER LEURS HISTOIRES.

L'Empire du Mali a pris le contrôle de la ville de Tombouctou en 1324 sous le règne de Mansa Musa. Sur son initiative, il a été construit la première grande mosquée de Sankoré et Jingeray Masjid à Ber 1327.
Les fondations remontent à la structure précédente 988 par ordre de notre ère juge en chef de la ville, Aqib ibn Umar ibn Mahmud. Une dame locale riche, connue pour sa richesse, finance Sankoré prévoit de transformer en une institution de formation de classe mondiale, la faculté compétitive. Il a construit la cour de la mosquée avec la même taille Kaaba à mecque, en respectant ses mesures précises.

LA CROISSANCE EN TANT QUE CENTRE D'ENSEIGNEMENT

Tombouctou était depuis longtemps une destination ou un point d'arrêt pour les marchands Moyen Orient et de l'Afrique du Nord. Comme la plupart, sinon tous, les commerçants étaient musulmans, la mosquée attirait les visiteurs constamment. Le temple a amassé une foule de livres de partout dans le monde musulman, devenant non seulement un centre de culte mais aussi un centre d'apprentissage. Les livres sont devenus la marchandise la plus précieuse dans la ville et les bibliothèques privées réparties dans les maisons des érudits locaux.

Depuis la fin du règne de Mansa Musa (début du XIVe siècle), la mosquée de Sankoré a été complètement transformée en une madrasa (école coranique, ou dans ce cas des universités) avec la plus grande collection de livres en Afrique, à partir du moment de Bibliothèque d'Alexandrie. Le niveau d'apprentissage Sankoré Université de Tombouctou était supérieure à celle de tout autre centre islamique dans le monde. La mosquée a été en mesure d'accueillir 25.000 étudiants et sa bibliothèque, parmi les plus importantes du monde, il se vantait entre 400.000 et 700.000 manuscrits.

ORGANISATION

En tant que centre d'une communauté universitaire islamique, l'université était très différente de l'organisation des universités de l'Europe médiévale. Elle avait une administration centrale indépendante de l'empereur. Elle n'avait pas les dossiers des étudiants, mais a gardé les copies des œuvres publiées par ses étudiants. Elle était composée de plusieurs écoles entièrement indépendantes. Les étudiants étaient indépendamment associés à un enseignant et les cours ont eu lieu dans la cour de la mosquée ou dans des résidences privées.

PROGRAMME D'ÉTUDES

Le programme Sankoré et d'autres mosquées de la région est divisé en quatre niveaux d'enseignement. Avec la graduation de chaque niveau, les élèves reçoivent un turban, symbolisant les connaissances acquises. L'école n'est pas laïque, un débat exclut ce qui ne peut être approuvé par le Coran. Cependant, l'éducation laïque (la géométrie, les mathématiques) est inclue et contribue au développement des personnes ayant une formation approfondie.

MEDERSA

Le premier diplôme d'enseignement (école coranique) exige la maîtrise de la langue et de l'écriture arabe, ainsi que l'image mémoire complète du Coran. A ce niveau les étudiants sont également initiés aux sciences fondamentales.

ÉTUDES GÉNÉRALES

Le second degré d'enseignement ou d'études générales est une concentration totale sur l'immersion dans les sciences fondamentales. Les élèves apprennent la grammaire, les mathématiques, la géographie, l'histoire, la physique, l'astronomie, la chimie, ainsi qu'une connaissance plus avancée du Coran. A ce niveau, ils apprennent « hadiths, la jurisprudence et la science de la purification spirituelle, selon l'Islam. Enfin, commencer une introduction au commerce et éthique des affaires. Le jour de l'obtention du diplôme, les étudiants reçoivent un turban, symbolisant la lumière divine, la sagesse, la connaissance et la bonne conduite morale.

NIVEAU SUPÉRIEUR.

Le niveau supérieur offre aux étudiants une étude avec des enseignants spécialisés, qui font de la recherche. Une grande partie de l'apprentissage se concentre sur les débats et des questions philosophiques ou religieuses. Avant de terminer à ce niveau, les étudiants sont assignés à un cheik (Professeur de religion islamique)) et doivent démontrer un fort caractère.

Pf Isaac Amadou

01/08/2022

POUR LIQUIDER UN PEUPLE « Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever leur mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Puis quelqu'un d'autre écrit d'autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu'il est et ce qu'il était. Et le monde autour de lui l'oublie encore plus vite ». Milan KUNDERA

01/08/2022

Les américains noirs ont toujours contestés la manière dont l'histoire sur l'esclavage fût écrite .
On croirait que les Africains n'ont jamais eus le sens de l'humanité et de la connaissance avant l'arrivée de leurs semblables blancs .
L'écriture , le travail du fer , les gravures sont nés en Afrique bien avant l'arrivée de nos semblables , les sociétés africaines étaient les mieux organisés et structurés , la civilisation Africaine en matière de révolution sociale , politique et développement humain n'avait pas d'égal bref , comment l'histoire nous ait raconter et par qui ?
Cheick Anta Diop

01/08/2022

HISTOIRE MIGRATOIRE DES PEUPLES BANTOUS

Il y a 4000 à 5000 ans, l’émergence de l’agriculture a marqué un tournant décisif dans l’histoire africaine : maîtrisant cette nouvelle technologie qui leur permettait d’investir de nouveaux territoires, les peuples de langues bantoues, jusqu’alors chasseurs-cueilleurs vivant dans une région située entre le Cameroun et le Nigeria, ont progressivement étendu leur zone d’habitat et, suivant un périple de plusieurs millénaires, se sont installés dans toute l’Afrique subsaharienne.

La question du chemin migratoire emprunté par ces peuples demeurait cependant en suspens : alors qu’une première théorie, dite du « Early split » - séparation précoce - affirmait que les Bantous s’étaient scindés dès le départ, en quittant leur berceau originel, en deux mouvements, vers l’est et le sud, l’hypothèse du « Late split » - séparation tardive – suggérait, elle, que ces peuples avaient d’abord traversé la forêt équatoriale – le Gabon actuel – , avant de se diviser selon deux flux migratoires, l’un vers le sud, et l’autre vers l’Afrique de l’Est.

C’est grâce à une puissante étude génomique portant sur 2000 individus issus de 57 populations de toute l’Afrique subsaharienne, qu’une équipe de recherche de l’Institut Pasteur et du CNRS [1], menée par Etienne Patin et Lluis Quintana-Murci, chercheurs CNRS, en étroite collaboration avec plusieurs institutions africaines [2] , européennes [3] et américaines [4] ont tranché la question. Les travaux des scientifiques relèvent en effet que les populations de langues bantoues de l’est et du sud de l’Afrique sont plus semblables génétiquement aux populations du sud qu’à celles du nord de la fôret équatoriale. Ces données plaident ainsi clairement en faveur du « Late split » : les Bantous auraient d’abord traversé la forêt équatoriale, pour ensuite suivre leurs voies migratoires vers l’est et le sud de l’Afrique sub-Saharienne, où ils auraient rencontrés d’autres peuples autochtones de ces régions.



Histoire génétique des peuples de langues bantoues - Institut Pasteur
Les chercheurs se sont ensuite intéressés au métissage des peuples de langues bantoues avec les populations locales qu’ils ont rencontrées. Les travaux des scientifiques montrent qu’au cours du dernier millénaire, les Bantous se sont en effet mélangés avec des populations pygmées d’Afrique centrale de l’Ouest, des populations Afro-Asiatiques d’Afrique de l’Est et enfin avec des populations San d’Afrique du Sud. Fait surprenant, ces métissages successifs auraient été bénéfiques aux peuples Bantous, en leur permettant d’acquérir des mutations génétiques avantageuses facilitant leur adaptation à leurs nouveaux habitats. Ainsi, de leur métissage avec les Pygmées, les populations Bantoues ont acquis une nouvelle forme du système « HLA », aidant à la mise en place de la réponse immunitaire en cas d’infection. Autre exemple de poids : en arrivant à l’est de l’Afrique subsaharienne, les Bantous héritent des populations locales d’une variabilité associée au gène de la lactase, qui permet de continuer à digérer du lait à l’âge adulte.

« Nos travaux reconstruisent les routes de migrations des peuples Bantous et indiquent que leur métissage avec des populations locales a été bénéfiques pour leur adaptation à l’environnement, notamment sur le plan immunitaire, explique Lluis Quintana-Murci, qui a coordonné l’étude. Si nous connaissions déjà des exemples d’acquisition d’avantages génétiques interespèces[5], c’est pratiquement la première fois que ce concept est démontré au sein de la population humaine ».

Enfin, le dernier volet de cette vaste étude s’est intéressé aux conséquences sur l’histoire génétique des Bantous d’une des périodes les plus douloureuses de l’histoire de l’Afrique : celle des traites d’esclaves transatlantiques. On sait que le génome des Afro-américains d’aujourd’hui, qui vivent sur le continent Nord-américain, est à 75 - 80% africain. Pour retracer plus précisémment l’origine génétique de cette part de leur génome, les scientifiques ont comparé celui de près de 5000 Afro-américains de tous les Etats-Unis avec celui des populations d’Afrique vivant actuellement dans les anciens grands ports d’esclavage. Ils ont alors pu décortiquer les différentes contributions de ces sites de traite. Ainsi, près de 50% du génome des Afro-américains seraient issus du port historiquement appelé « Golfe du Bénin ». L’autre apport majeur, près de 30%, provient de l’Afrique centrale de l’Ouest (Gabon, Angola), soulignant le lourd tribut qu’ont payé ces populations aux traites négrières. Enfin, 13% viennent de l’ancien port de Sénégambie (bassin des fleuves Sénégal et Gambie) et 7% de la Côte au Vent (Côte d'Ivoire).

Cette vaste cartographie génétique de l’Afrique subsaharienne illustre ainsi l’apport de la génomique à l’histoire de notre espèce. Elle constitue aujourd’hui un puissant outil pour reconstruire, à la lumière des nouvelles technologies pan-génomiques, l’histoire de nos migrations et de nos métissages, et identifier les mécanismes évolutifs qui nous ont permis de nous adapter génétiquement aux pressions de notre environnement, y compris celles exercées par les agents infectieux.
Merci de s’abonner à notre page Mémoire de Thierno Souleymane baal
Source: institut Pasteur. Cette histoire peut-être aussi réfutée par d’autres thèses.

30/07/2022

L'histoire de l'Afrique commence avec l'apparition du genre humain, il y a environ 2,6 millions d'années. Le continent est le berceau de l'humanité, où s'est élaboré, il y a 200 000 ans environ, l'humain moderne qui s'est par la suite répandu dans le reste du globe. Vers la fin de la Préhistoire, le Sahara, qui était alors formé de grands lacs, devint aride et « coupa » l'Afrique en deux, conduisant à des évolutions historiques distinctes mais non totalement indépendantes entre le nord et le sud, toujours reliés par divers corridors commerciaux passant par des réseaux d'oasis et parfois même unifiés sous une même puissance, comme celle des premiers Almoravides ou de l'Empire chérifien.

Le nom « Afrique » dérive du latin Africa, désignant à l'origine la province d'Afrique proconsulaire dans l'Empire romain, qui recouvrait approximativement ce qui est aujourd'hui la Tunisie, la région côtière d'Algérie et la Tripolitaine libyenne et qui a fini par désigner toutes les terres au-delà. À l'origine, le terme utilisé était « Éthiopie », et les Africains étaient appelés « Éthiopiens » dans la mythologie, mais le terme « Afrique » a fini par le remplacer lorsque l'Éthiopie actuelle a réussi à faire reconnaître son droit à l'utiliser comme nom au lieu du traditionnel « Abyssinie » utilisé en Europe, en s'appuyant sur La Chronique des rois d'Aksoum, un manuscrit guèze du xviie siècle, où le nom Éthiopie est dérivé d'Ityopp'is, un fils de Koush inconnu de la Bible qui aurait fondé la ville d'Aksoum. Pline l'Ancien[1] exposait la même tradition en parlant d'« Æthiops, fils de Vulcain »[n 1]. Un phénomène analogue a eu lieu pour l'Asie : désignant à l'origine les terres situées à l'Ouest de l'Anatolie, (ce terme ayant été ensuite repris par les Romains pour désigner la province recouvrant ce territoire), ce terme finit par désigner toutes les terres à l'Est de celle-ci. Ce phénomène est symptomatique de la division historique entre les deux parties du continent, entre le Nord et l'Est intégrés à l'Eurasie et à la Méditerranée, et le reste du continent qui resta longtemps à l'écart des grandes routes commerciales intercontinentales comme la route de la soie.

À la période historique, la civilisation de l'Égypte antique se développa le long du Nil, et l'Afrique du Nord, rive sud de la Méditerranée, connaît l'influence des Phéniciens, des Grecs et des Romains, ainsi que dans une moindre mesure celle des Perses et des Assyriens lorsque leurs empires respectifs envahirent l'Égypte.

L'Afrique subsaharienne voit naître ses propres civilisations dans les zones de savanes. À compter de 3000 av. J.-C. l'expansion bantoue repousse les peuples Khoïsan. Du côté de l'Afrique de l'Ouest, le Royaume Mossi se démarque par sa remarquable ténacité à résister à tous les envahisseurs. Venu du Ghana, ce royaume fixe le terreau de sa forteresse en plein milieu de l'Afrique l'Ouest.

La religion chrétienne s'implanta en l'Afrique dès le ier siècle, essentiellement dans l'Afrique romaine du nord du continent puis dans l'actuelle Éthiopie. Le viie siècle voit les débuts de l'Islam en Afrique, lequel s'installe sur la côte est et dans le nord du continent jusqu'à la frange septentrionale de la zone subsaharienne. L'Afrique du nord s'arabise lentement et se convertit à l'islam dans le même temps à partir de la conquête islamique des vie et viie siècles. En Afrique subsaharienne, à partir du viiie siècle et jusqu'au xviie siècle, de puissants et riches empires se succèdent, tels quel'Empire du Ghana, le Fouta-Toro, l'Empire du Mali, l'Empire songhaï, le Royaume du Kanem-Bornou, l'Empire de Sokoto ou le Royaume du Bénin.

Vers la fin de cette période, au xve siècle, les Portugais, suivis par d'autres nations européennes, installent sur la côte ouest un trafic d'esclaves, la traite atlantique, qui s'ajoute à la traite intra-africaine et à la traite orientale qui sévissent déjà sur le continent. Grâce à ce nouveau débouché commercial, certains royaumes africains prospèrent du trafic d'esclaves, comme ceux de la côte du Zanguebar, ou de la Côte des Barbaresques, en se fournissant chez leurs ennemis ou chez leurs voisins infidèles. Le xviiie siècle marque le début des explorations européennes de l'intérieur des terres, suivies par la colonisation massive du continent entre la fin du xixe et le début du xxe siècle (voir Partage de l'Afrique). La traite esclavagiste cesse à la fin du xixe siècle, mais elle est vite remplacée par une exploitation coloniale des peuples conquis, comme par exemple dans le Congo belge. L'Afrique est au début du xxe siècle presque entièrement sous domination coloniale et le restera en partie jusqu'à la fin du siècle, ce qui modèle encore aujourd'hui les frontières et les économies des pays concernés.

La plupart des États obtinrent leur indépendance entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1970, parfois à l'issue de guerres d'indépendance sanglantes comme en Algérie. Les pays du continent présentent la croissance démographique la plus importante de la planète et une situation sanitaire qui s'améliore nettement tout en progressant moins vite que dans les autres pays en développement.

Livres au Sénégal

16/07/2022

La Nubie est la mère de l'Égypte ancienne. Les pharaons étaient généralement nubiens. Surtout les originaux, avant l'invasion asiatique. L'Afrique noire est la racine de l'Égypte ancienne.
www.theafricanhistory.com

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