Le Poète Noir

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✨ Poète spirituel | Inspirer, consoler et élever les âmes
📖 Poèmes et réflexions pour nourrir l’esprit
🌍 Pour ceux qui cherchent lumière et sagesse dans le quotidien
LE POÈTE NOIR ⚫️

16/06/2026

LES ÉCRIVAINS

Où fuir ? Où me cacher ? Quel déluge d’écrits,
En ce siècle falot vient infecter Paris,
En vain j’ai reculé devant le Solitaire,
Ô Dieu du mauvais goût ! Faut-il donc pour te plaire
Entasser des grands mots toujours vides de sens,
Chanter l’homme des nuits, ou l’esprit des torrents,
Mais en vain j’ai voulu faire entrer dans ma tête,
La foudre qui soupire au sein de la tempête,
Devant le Renégat j’ai pâli de frayeur ;
Et je ne sais pourquoi les esprits me font peur.Ô grand Hugo, poète et raisonneur habile,
Viens me montrer cet art et grand et difficile,
Par lequel, le talent fait admirer aux sots,
Des vers, peut-être obscurs, mais riches de grands mots.
Ô Racine, Boileau ! vous n’étiez pas poètes,
Déposez les lauriers qui parèrent vos têtes,
Laissez à nos auteurs cet encens mérité,
Qui n’enivra jamais la médiocrité ;
Que vos vers relégués avec ceux de Virgile,
Fassent encore l’ennui d’un Public imbécile,
lis sont plats, peu sonnants, et souvent ennuyeux,
C’était peut-être assez pour nos tristes ayeux,
Esprits lourds et bornés, sans goût et sans usage,
Mais tout se perfectionne avec le temps et l’âge.C’est comme vous parlez, ô sublimes auteurs,
Il ne faut pas, dit-on, disputer des couleurs,
Cependant repoussant le style Romantique
J’ose encor, malgré vous, admirer le classique
Je suis original, je le sais, j’en conviens,
Mais vous du Romantisme, ô glorieux soutiens,
Allez dans quelques clubs ou dans l’Académie
Lire les beaux produits de votre lourd génie,
Sans doute ce jour-là vous serez mis à neuf,
Paré d’un long jabot et d’un habit d’Elbeuf
Vous ferez retentir dans l’illustre assemblée,
Les sons lourds et plaintifs d’une muse ampoulée.Quoi, misérable auteur que vieillit le travail,
Voilà donc le motif de tout cet attirail,
Surnuméraire obscur du Temple de la gloire,
Tu cherches les bravos d’un nombreux auditoire.
Eh quoi, tu ne crains pas que quelques longs sifflets,
Remplissent le salon de leurs sons indiscrets
Couvrant ta lourde voix au sortir de l’exorde,
En te faisant crier, grâce, Miséricorde !
Et c’était pour l’appât des applaudissements ?
Que dans ton cabinet tu séchas si longtemps ;
Voilà donc le motif de ta longue espérance
Quoi tout fut pour la gloire, et rien pour la science ?
Le savoir n’aurait donc aucun charme puissant
S’il n’était pas suivi d’un triomphe brillant,
Et tu lui préféras une vaine fumée,
Qui n’est pas la solide et bonne renommée
Sans compter direz-vous combien il est flatteur
D’entendre murmurer : C’est lui, ce grand auteur,
D’entendre le publie en citer des passages,
Et même après la mort admirer ses ouvrages ;
Pour le défunt, dis-tu, quel triomphe éclatant,
Sans doute pour le mort c’est un grand agrément
Sa gloire embellira sa demeure dernière,
La terre qui le couvre en est bien plus légère.Ah ! C’est trop vous moquer de nos auteurs nouveaux,
Dis-tu, lorsque vous-même avez tous leurs défauts,
Mais en vain vous voulez censurer leurs ouvrages,
Vous les verrez toujours postuler des suffrages
Vous les verrez toujours occupés tout entiers,
A tirer leurs écrits des mains des Épiciers.
Mais vous, qui paraissez faire le moraliste,
De l’état d’Apollon ennuyeux rigoriste
Que retirez-vous de vos discours moraux ?
La haine des auteurs, et l’amitié des sots.Ô toi qui me tint lieu jusqu’ici d’auditoire
Me crois-tu donc vraiment insensible à la gloire !
Si ma Plume jamais produisait des écrits ;
Qui ravissent la palme à tous nos beaux esprits.
J’aimerais à gagner un hommage sincère,
Mais je plains ton orgueil, Écrivain téméraire
Qui crois que les bravos qu’à dîner tu reçois,
Témoignent ton mérite, et sont de bon aloi.Et cet Auteur encor qui sur la Place invite
A son maigre dîner, un maigre Parasite
Et qui lui dit ensuite à la fin du repas,
» Amis, parlez sans fraude, et ne me flattez pas,
» Trouvez-vous mes vers bons ? Dites en conscience »
Peut-il à votre avis dire ce qu’il en pense ?En plein barreau Damis est traité de voleur
Il prend pour sa défense un célèbre orateur
Comment défendra-t-il une cause pareille ?
Par des mots, de grands mots, et l’on dira, Mervei11e !Eh ! Quoi peuple ignorant, vous gardez vos bravos,
Et vos cris répétés pour encenser les sots,
Croyez-vous qu’en chantant une chanson risible,
Un Pauvre à ses malheurs me rende bien sensible
Non, à d’autres plus sots il pourra s’adresser,
Et le vrai, le vrai seul pourra m’intéresser.

(1825)

Gérard de Nerval

15/06/2026

J’EN AI PAS ENCORE FINI "

‎Je venais de poser mon stylo et de fermer les paupières
‎Je pensais éteindre mon cerveau en éteignant la lumière
‎Mais mon stylo et mon cerveau se sont vite réunis
‎Ils me conseillent de me relever car j’en ai pas encore fini.

‎J’en ai pas encore fini avec le texte du jour
‎J’ai des rimes plein les joues qui valent peut-être le détour
‎Alors je me relève cette nuit, demain, après-demain
‎Avec l’expérience d’un daron et l’enthousiasme d’un gamin.

‎J’en ai pas encore fini avec l’envie d’écrire
‎Car quand le monde va trop vite, y a que ça qui m’aide à ralentir
‎Quand mon cerveau constate, c’est mon stylo qui comprend
‎Qui sait prendre du recul, noircir la page en m’éclairant.

‎Mes textes savent lire en moi, même dans les moments de brouillard
‎Et chaque phrase est une lampe-torche sur ce que je n’ose pas voir
‎J’écris pour compenser l’impuissance de voir ce qui brûle autour
‎Pour contrer nos silences face à ceux qui crient au secours.

‎J’écris enfin et surtout pour partager nos chairs de poule
‎Pour que nos solitudes se reconnaissent au milieu de la foule
‎Que nos émotions fassent équipe, plein de sourires interactifs
‎Et que la scène devienne un grand battement de cœur collectif.

‎J’en ai pas encore fini avec la nostalgie
‎La fiancée des bons souvenirs qu’on éclaire à la bougie
‎Face à tout ce bonheur passé, j’essaie de pas rester spectateur
‎Et je me bats comme un taré pour que l’avenir soit à la hauteur .

‎J’en ai pas encore fini avec mes combats silencieux
‎Ceux qui se cachent derrière les sourires et les projets ambitieux
‎Ceux qui me répètent heure par heure que Grand Corps Malade
‎C’est pas juste un nom d’artiste mais des galères en cascade.

‎Y’a des souffrances qu’on partage, et souvent je tends la main
‎Mais y’a des blessures égoïstes et des épreuves sans témoin
‎Alors je fais le dos rond, je m’endurcis, je me rassure
‎Et je serre tellement les dents que mes silences ont des morsures.

‎Mais j’en ai pas encore fini avec ce pu**in d’optimisme
‎Il me colle à la peau même dans les moments les plus tristes
‎Mon optimisme est mal élevé, il ouvre tout le temps sa gu**le
‎Dans chacun de mes albums, il veut être le premier single.

‎Mon optimisme me rattrape, souvent là pour compenser
‎Il dévie les chemins tracés et les destins qu’on pensait
‎Quand je ne vois que les murs gris pendant les jours pluvieux
‎Mon optimisme m’interpelle et me dit « attends, regarde mieux ».

‎Alors je vois des vies cachées, des œuvres d’art, des arcs en ciel
‎Derrière tout l’ordinaire, j’arrive à voir le potentiel
‎Ça fait tellement longtemps que j’ai choisi d’y croire
‎Que mes espoirs ont pris racine et font pousser des fleurs bizarres.

‎J’en ai pas encore fini avec l’envie de dire merci
‎Ce mot qui paye pas de mine et qui crée des éclaircies
‎J’en offre avec franchise aux inconnus et aux proches
‎En merci je suis pas radin, j’en ai toujours plein les poches.

‎Dire merci fait des miracles, la gratitude est un pouvoir
‎Si tu ne le savais pas, essaye un peu juste pour voir
‎Ça ouvre des portes et des sourires, pendant deux secondes ou six mois
‎Et quand tu le vérifieras, n’hésite pas, remercie-moi.

‎ J’en ai pas encore fini avec l’envie de faire des vannes
‎Dans les soirées, les enterrements, dans les joies et les drames
‎Ce petit diable sur mon épaule qui me souffle des conneries
‎Depuis longtemps je fais attention, je répète pas tout ce qu’il me dit.

‎J’en ai pas fini avec l’amour et le privilège d’être amoureux
‎Pour donner du sens à la vie, c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux
‎Alors j’aime sans compter, sans prévoir, à l’air libre
‎C’est le seul vertige qui m’aide à garder l’équilibre.

‎J’en ai pas encore fini avec l’envie de comprendre
‎Avec l’envie d’apprendre, avec l’envie d’entreprendre
‎J’en ai pas encore fini avec l’envie tout court
‎Tant qu’elle frappe dans ma poitrine, je me dis c’est encore mon tour.

‎L’envie de lancer des projets, c’est une envie qui répare
‎Et qui transforme tous les parcours de vie en ligne de départ
‎L’envie de prendre des risques, d’essayer comme un crève la faim
‎J’en ai pas encore fini, j’en aurai pas encore fini même à la fin.

‎ GRAND CORPS MALADE

13/06/2026

MOI JE DISCUTE AVEC PERSONNE ICI : « LA PLUS BELLE TENUE DE LA COUPE DU MONDE EST POUR LA RDC »

31/05/2026

Mention spéciale à mes nouveaux(elles) super fans ! Lee Penseur Sakilwa

05/04/2026

𝑷𝑳𝑼𝑺 𝑬𝑵𝑪𝑶𝑹𝑬 𝑨𝑽𝑬𝑪 𝑫𝑬𝑵𝑰𝑺𝑬.

‎Ô chère Denise, je n’ai plus de désir pour toi,
‎J’ai vu hier des marques étrangères sur toi.
‎Sur ton corps, d’autres ont déposé leur impureté,
‎Je le sens, car même ton rire cache des vérités souillées.

‎Demain à l’aube, je pars, ne m’en veux pas, je pars,
‎Ton envie a détruit notre amour, demain signe mon départ.
‎Tu as défié l’interdit, tu m’as poignardé, je m’en vais,
‎Jusqu’à la mort, on s’était juré, oublie désormais ce vœu.

‎Les étrangers t’ont conquise… alors je me demande :
‎Que me reste-t-il de toi, sinon cette inquiétude profonde ?
‎Faudrait-il que je pleure ? Faudrait-il que je meure ?
‎Toi, devenue mon ennemie, maîtresse déchue de notre demeure.

‎Ma quiétude s’est envolée, il ne me reste que la solitude,
‎Confus, je le suis, je dérive en une errance rude.
‎Tes larmes sauveront-elles ma douleur, ou nourriront-elles le vide
‎Que tu as laissé en moi, froid, immense et perfide ?

‎Ma fidélité, elle, s’est brisée contre tes désirs,
‎Elle est morte dans mon cœur, pour toi plus aucun plaisir.
‎Tu peux toujours essayer, mais t’oublier commence maintenant,
‎Le dehors m’appelle, mon cœur brûle en silence, lentement.

‎Ces marques sur toi me répugnent, elles me font trembler,
‎Le monde t’a scellée , impudique à son image façonnée.
‎Je pars, porté par les ailes brûlantes de mes vers,
‎Et peut-être nous reverrons-nous, après cette vie, dans un autre univers.


‎ 𝐏𝐎𝐄𝐓𝐄 𝐍𝐎𝐈𝐑

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