Magali Junod le Sens de l'Art
Savon (saponification à froid), vente d'accessoires et de piment. Formation culinaire, découverte et partage enfant-parents
06/10/2026
🍂 LES PETITS BISCUITS QUI APPELLENT UN GRAND VERRE DE LAIT…
Avec l’automne qui arrive et les températures qui commencent doucement à baisser, j’avais envie de retrouver quelque chose de très simple : un bon biscuit maison, au vrai goût de beurre, à tremper dans un grand verre de lait entier bien froid.
Je suis partie d’une recette traditionnelle de sablés au beurre, cette famille de biscuits qui existe depuis des générations sous différentes formes en Europe. Une pâte toute simple, généreuse en beurre, qui donne cette texture particulière : friable, fondante et légèrement caramélisée après cuisson.
Puis j’ai décidé de lui donner une allure plus « cookie » : des biscuits ronds, légèrement épais, avec de généreux éclats de chocolat noir aux pistaches.
Le résultat ?
Un sablé-cookie : croustillant sur les bords, délicieusement friable, avec ce goût de beurre légèrement caramélisé et les morceaux de chocolat noir qui apportent leur intensité, ponctués par le croquant de la pistache.
Et surtout… un biscuit qui a une vocation très précise :
faire trempette dans un grand verre de lait entier bien froid.
Parce qu'il y a des plaisirs qui n'ont pas besoin d'être compliqués.
Un biscuit encore légèrement croquant, le lait froid, le chocolat qui fond un peu… et cette sensation réconfortante des goûters simples, lorsque l’automne commence à s’installer.
Finalement, le luxe, c’est peut-être aussi de retrouver les choses les plus simples. 🍂
02/10/2026
🇹🇼 QUAND TAÏWAN VIENT À MOI…
Il y a des voyages que l’on fait avec une valise.
Et d’autres que l’on fait avec une poêle. 🇹🇼
Aujourd’hui, je prépare un grand classique du petit-déjeuner taïwanais : 蛋餅 — Dàn bǐng. 🥞
Une fine galette préparée à la minute dans les breakfast shops de Taïwan, avec cette texture si particulière, souple, légèrement élastique et délicieusement QQ.
Pour ma version : œuf, oignons frais, jambon et fromage, le tout nappé d’un filet de 甜辣醬 (tiánlà jiàng), une sauce taïwanaise épaisse, douce et légèrement relevée qui apporte la touche finale.
Simple, généreux, réconfortant… et surtout, immédiatement évocateur de mes matinées à Taïwan. ❤️
🇹🇼 Mais d’où vient le 蛋餅 ?
Derrière cette petite crêpe du quotidien se cache une histoire qui raconte, à sa manière, une partie de l’histoire culinaire de Taïwan.
Le dan bing tel qu’on le connaît aujourd’hui s’est développé dans le contexte de l’après-guerre. Après 1949, les populations venues de Chine continentale ont contribué à diffuser à Taïwan différentes traditions de cuisine à base de farine, dans une société où l’alimentation était historiquement beaucoup plus centrée sur le riz.
Parmi les préparations qui se sont implantées figure notamment la 蔥油餅 (cōng yóu bǐng), une galette aux oignons frais. L’ajout d’un œuf aurait progressivement donné naissance à l’une des formes anciennes du dan bing.
Puis la recette a continué d’évoluer.
Farine, eau et différents amidons — notamment tapioca, patate douce ou fécule de maïs selon les recettes — ont permis de développer la 粉漿蛋餅 (fěnjiāng dàn bǐng) : une pâte liquide versée directement sur la plaque, donnant une galette particulièrement souple et QQ.
Et c’est probablement ce que j’aime le plus dans cette recette : elle n’est pas figée.
Elle a voyagé, s’est transformée, a rencontré les habitudes locales et est devenue aujourd’hui un véritable symbole du petit-déjeuner taïwanais.
Une petite galette qui raconte finalement beaucoup : les migrations, les échanges, l’adaptation… et la créativité d’une cuisine.
台灣來找我了。 🇹🇼
Cette fois, c’est Taïwan qui est venu me retrouver.
🥞❤️
#蛋餅 #台灣早餐
30/09/2026
Le Sens de l’Art évolue.
Mais l’essentiel reste.
Depuis 2010, Le Sens de l'Aart imagine des sauces pimentées où le feu rencontre les parfums, les épices et la fraîcheur.
🌋 Éruption Créole
Piment antillais rouge, piment rouge, ail, coriandre & poivre noir.
Intense, généreuse, profondément aromatique.
🌅 Aurore Épicée
Piment jaune antillais, gingembre, thym, oignon & ail.
Lumineuse, parfumée, solaire.
🔥 Éclats de Feu
Piment rouge, citron, romarin & échalote.
Franche, vive, fraîche.
🌪️ Tornade de Jalapeño
Jalapeño, citron, zeste de citron, cumin & poivre blanc.
Vibrante, fraîche, audacieuse.
Quatre recettes. Quatre caractères.
Une même envie : donner du relief aux plaisirs de la table.
Le site est actuellement en pause, mais les sauces sont toujours disponibles sur demande, par message privé.
14/09/2026
🍜 Et si le ramen n’était pas seulement un plat japonais, mais aussi une façon de cuisiner ?
Depuis deux jours, je me fais des ramen un peu « à ma façon ».
Hier, par exemple : un bouillon inspiré du dashi, avec bonite, algue, sauce soja, ail, oignon, carotte, oignon nouveau et poivre, longuement laissé à mijoter.
Puis des nouilles de blé, des gyoza grillés, un œuf mollet, du piment et une sauce pimentée de Shanghai, avec encore un peu d’oignon nouveau.
Aujourd’hui, c’était différent.
Et c’est justement ce que j’aime dans le ramen.
On peut commencer par une structure assez simple :
nouilles de blé + bouillon travaillé + assaisonnement + garnitures.
Le reste peut évoluer.
Un œuf mollet ou un œuf dur.
Du poulet, du poisson, des gyoza, du tofu.
Des champignons, des légumes, des herbes.
Du piment, une huile parfumée, du miso, de la sauce soja…
Bien sûr, il existe des styles de ramen très codifiés, avec leurs techniques, leurs bouillons et leurs traditions régionales. Et je trouve justement intéressant de les connaître.
Mais à la maison, pourquoi ne pas aussi laisser parler sa créativité ?
Pour moi, c’est là que le ramen devient particulièrement intéressant : il peut devenir un véritable plat du quotidien.
Un plat chaud.
Hydratant.
Avec des protéines, des légumes et des féculents.
Adaptable à ce que l’on a dans le réfrigérateur.
Et surtout, un plat qui permet de cuisiner simplement sans forcément refaire exactement la même chose deux jours de suite.
C’est peut-être ça, finalement, que j’aime dans cette cuisine : partir d’une tradition et se l’approprier sans la dénaturer.
Pas besoin de chercher à reproduire parfaitement un ramen de restaurant à chaque fois.
On peut simplement partir d’une bonne base, choisir quelques ingrédients frais, équilibrer son bol… et se faire plaisir.
Et demain, qui sait ?
Ce sera peut-être encore un autre ramen. 🍜.
11/05/2026
🍲 Découverte d’une soupe traditionnelle chinoise : le Qingbu Tang (清补汤)
Une préparation ancestrale du sud de la Chine, à base de graines de lotus, igname chinoise, lys, jujube et coix.
Les bienfaits de cette soupe ?
Une soupe légère, douce et réconfortante, souvent préparée lentement pendant plus d’une heure avec du poulet ou du porc. J’ai choisi des ailerons de poulet pour un côté plus digeste et un bouillon plus léger.
Selon la tradition culinaire chinoise et la médecine chinoise, cette soupe est souvent consommée pour :
• nourrir légèrement sans alourdir,
• soutenir l’hydratation,
• apporter une sensation de récupération après fatigue,
• favoriser une alimentation douce pour l’estomac,
• aider à équilibrer chaleur et sécheresse.
Ce que j’aime dans cette cuisine :
la recherche d’équilibre, la simplicité des ingrédients et cette manière de considérer l’alimentation comme quelque chose qui nourrit autant le corps que le rythme de vie.
Après avoir étudié le chinois à Shanghai, retrouver ce type de saveurs me replonge immédiatement dans l’atmosphère des marchés et des cuisines familiales chinoises.
🇨🇳 清补汤
Une tradition culinaire entre goût, culture et transmission.
09/05/2026
Ce matin, j’ai eu le plaisir de réaliser une série de photographies à la Collégiale de Neuchâtel avec l’Université populaire de Neuchâtel, un lieu emblématique dont la beauté et l’histoire continuent de traverser les siècles.
Un lieu emblématique, chargé d’histoire, où le temps semble suspendu.
Les sculptures en bronze de David Rivalta — trois loups tournés vers le cloître, où se trouve un petit agneau blanc — créent une scène à la fois puissante, symbolique et profondément contemplative.
C’est un endroit que j’affectionne particulièrement.
Son énergie est apaisante, sa beauté traverse les siècles et chaque pierre semble porter une mémoire silencieuse.
Le format Facebook me permet de partager une partie de la profondeur et de l’ambiance de cette série photographique, même si aucune image ne remplacera jamais totalement l’émotion ressentie sur place.
📍 Collégiale de Neuchâtel
📸 Série photo réalisée ce matin
🖼 Sculptures : David Rivalta
06/05/2026
Exploration lumière & créativité 📸
Hier soir, cours de photographie à l’Université populaire de Neuchâtel autour du travail au flash — loin des configurations classiques déportées. Test d’un accessoire permettant de canaliser et focaliser la lumière sur une zone précise, pour des rendus beaucoup plus sculptés et directionnels.
Deux expérimentations :
– capture de fumée d’encens, pour travailler la matière et les contrastes
– mise en scène avec une “porte” en papier noir, flash placé derrière et devant, avec une plaque d’ardoise et un Lego Batman comme sujet
Entre prises avec et sans contrôle de lumière, les écarts sont nets : profondeur, texture et impact visuel totalement transformés.
Réglages : 1/200 • f/8 • ISO 100
20/04/2026
🍲 Snow Fungus Dessert Soup — héritage culinaire et diététique chinoise
Dans la cuisine chinoise, les soupes sucrées appelées Tang Shui (糖水) s’inscrivent dans une tradition ancienne où l’alimentation participe à l’équilibre du corps. Cette approche trouve ses racines dans la Médecine traditionnelle chinoise, qui, dès l’Antiquité, établit un lien étroit entre nutrition, saisons et vitalité.
Des textes fondateurs comme le Huangdi Neijing (黄帝内经) posaient déjà les bases d’une diététique visant à nourrir le corps en fonction de ses besoins internes. Plus t**d, des ouvrages tels que le Bencao Gangmu (本草纲目), rédigé sous la dynastie Ming, ont contribué à codifier l’usage des ingrédients alimentaires aux côtés des plantes médicinales.
Le champignon blanc, snow fungus (雪耳, Xue Er), est utilisé depuis la Dynastie Tang et s’impose progressivement comme un ingrédient recherché. Apprécié pour sa texture délicatement gélatineuse, il est traditionnellement associé à l’idée de nourrir le Yin, soutenir les fluides du corps et préserver l’hydratation de la peau.
Dans cette version revisitée, il est mijoté lentement avec des graines de lotus, des dattes rouges (红枣) et des baies de goji (枸杞子), auxquels s’ajoutent des morceaux de poire et une touche subtile d’agrume. Le tout est adouci par du sucre candi (冰糖), utilisé pour apporter une douceur plus ronde et harmoniser l’ensemble.
Cette soupe, à la fois simple et structurée, illustre une approche où le goût, la texture et la fonction se rejoignent. Elle est traditionnellement consommée pour accompagner les saisons sèches ou froides, dans une logique d’équilibre plus que de traitement.
Un dessert qui traverse les siècles — à la frontière entre cuisine quotidienne, savoir médical et esthétique du soin.
❤️
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