La Menace Poétique
Ma plume me décrit en vers libres, comme un miroir d'âme qui trace mes joies, mes peines et mes rêves
Quand ton sommeil s’enfuit à 2h du matin et que tu réalises que, en vérité, la seule personne avec qui tu peux vraiment échanger, c’est toi-même, le silence devient lourd et la solitude se fait brûlure.
Alors tu tournes en rond dans tes pensées, tu refais le film de ta journée, de ta vie, de tes regrets, comme si chaque souvenir était une lumière allumée dans un couloir vide. La nuit te pose des questions que personne ne vient entendre, et tes réponses se perdent dans les murs comme des chuchotements sans destinataire.
Tu regardes ton téléphone, les conversations figées, les groupes silencieux, et tu comprends que parfois le monde dort quand ton âme, elle, est en insomnie. Tu te surprends à dialoguer avec ta conscience, à débattre avec tes peurs, à consoler tes propres blessures, comme si tu étais à la fois le juge, l’accusé et le témoin.
Et plus les minutes passent, plus la frustration grandit : tu voudrais une présence, une voix, un regard, mais tu n’as que ton reflet intérieur, ce compagnonnage forcé avec toi-même. Pourtant, c’est dans ces nuits sans témoins que tu découvres qui tu es vraiment, dépouillé des rôles, des masques et des obligations, nu devant la vérité de ton cœur.
Alors, au lieu de fuir, tu apprends doucement à apprivoiser ce tête-à-tête avec toi-même : tu écris une phrase, un vers, un début de poème, tu confies au papier ce que personne ne saura, et la nuit, lentement, cesse d’être un mur pour devenir une page.
La Menace Poétique
04/07/2026
Pendant que les autres dorment
Pendant que les autres dorment, tu pars,
valise légère, cœur chargé d’encre.
La nuit t’offre son ciel à l’écoute,
chaque étoile une phrase qui murmure.
Tu marches sur des rues de silence,
le souffle du vent corrige tes doutes.
Sous la lampe, une feuille attend,
la plume tremble, puis brave la nuit.
Tu voyages sans bagages, sans carte,
voyageur d’ombres et de lucioles.
Les souvenirs se font paysages,
les regrets deviennent chemins clairs.
Chaque mot est une halte, un phare,
chaque point posé, une île habitée.
Tu tisses des ponts entre deux rêves,
et la page, devenue mer, t’accueille.
Quand l’aube se glisse entre les volets,
les corps autour sommeillent encore.
Tes yeux gardent le goût de l’obscur,
ta main la trace d’un monde neuf.
Et dans ce silence que tu portes,
les mots prennent leur vol et leurs ailes.
Pendant que les autres dorment, tu sais :
écrire, c’est voyager sans retour.
La Menace Poétique
03/07/2026
Je me suis assise un instant
au bord de ma vie
J'ai regardé passer les gens
qui l'avaient remplis
Il y avait des bons, des gentils
et des méchants
Vus d'ici je pouvais les contempler en pensant
Que certains l'avaient comblé
de beaucoup de joies
Que d'autres, en revanche, avaient abusé de moi
Fallait-il, de ces derniers,
regretter leur passage
Sachant qu'avec eux j'avais fait l'apprentissage
De la méfiance, du mensonge
et de la trahison
Et qu'ils avaient été une leçon,
me reveillant de mes songes
J'étais assise, sereine et à voir l'ensemble ainsi
Je me rendais compte qu'il ne restait que les bons et les gentils
A regarder dans ma direction
avec franchise,
Je ne voyais plus les visages
de mes méprises
Je me suis levée et vers la franchise j'ai tendu les bras
J'ai, d'un battement de cil, déshumanisé les scélérats
Le regard droit vers le reste
de mon chemin
J'ai pris, pour le reste de la route, tous ces amis par la main
et j'ai dit ....
Viens on part ensemble
vers DEMAIN ...
La Menace Poétique
02/07/2026
J'ai survécu… Et je vis…
J'ai pardonné l'impardonnable.
J'ai tenté d'oublier l'inoubliable et d'accepter l'irremplaçable.
J'ai agi sur un coup de cœur, j'ai blessé, et j'ai été blessée.
J'ai serré quelqu'un dans mes bras pour le protéger du monde.
J'ai ri aux éclats quand il ne le fallait pas, et j'ai pleuré sans toujours comprendre pourquoi.
J'ai connu des amitiés sincères, aimé de tout mon cœur, été rejetée… et parfois aimée sans savoir aimer en retour.
J'ai crié de bonheur, sauté de joie, fait des promesses que le temps a emportées.
J'ai pleuré en écoutant une chanson, souri devant une photo, appelé quelqu'un simplement pour entendre sa voix.
Je suis tombée amoureuse d'un simple sourire.
J'ai cru que la nostalgie me briserait, et j'ai eu peur de perdre ceux et celles qui comptent le plus.
Mais j'ai survécu… Et je vis encore.
Alors, vis…
Vis ce qui fait battre ton cœur.
Vis ce qui illumine ton âme.
Vis, même si tout n'est pas parfait.
Car vivre, c'est avoir le courage de se relever, d'aimer encore, de croire toujours et d'avancer avec espoir.
Le monde appartient à ceux et celles qui osent. Et la vie est bien trop précieuse pour être vécue à moitié !..
La Menace Poétique
02/07/2026
Des mots d’amour…
J’en ai rêvé des rêves où l’on se perdait à deux,
J’en ai viré et j’en ai chaviré comme un navire navré,
Des rêves en rouges, des rêves en noirs, le soir,
Je me sens perdu, il y en a qui dise que c’est le bonheur,
Où-vas-tu mon amour, avec mes poèmes,
J’en ai rêvé et j’en ai assez de ces soirs carrés,
Où plus rien ne roule même lorsque tu finis dans l’eau,
L’amour repart, l’amour revient, je reste seul,
L’eau coule sur mes mains, il reste encore un verre,
Le même verre, toujours le même verre,
Celui qui m’habille, celui qui me colle à la peau,
Je me sens perdu, il y en a qui dise que ça porte malheur,
Où vas-tu mon amour avec mes mots d’amour,
Tous ces mots dégringolent de mes paupières,
Plus rien ne roule, je marche seul dans la foule,
Je marche seul, plus personne ne me regarde,
J’ai l’impression que le monde est invisible,
Que ce soir la vie et l’alcool colle à ma peau,
J’en ai rêvé de tous ces sentiments envolés,
De cet homme en noir qui faisait semblant,
De la mer brisée, jusqu’à pleurer sur la jetée,
Où vas l’amour, mon amour, je l’attendrais,
J’en ai viré et j’en ai chaviré comme un navire navré,
J’ai l’impression d’être aimé ou mal aimé,
J’en ai tant renversé des mots d’amour, mon amour,
J’ai décroché la lune pour te téléphoner,
Je deviens fou, je deviens moi, je deviens toi…
La Menace Poétique
01/07/2026
Au creux de moi
Brûle l'éclat
Du fond des nuits
Où se consume la vie.
Dans l'air du soir
Je tisse des histoires;
Des choses futiles,
Des rêves utiles.
J'attends patiemment
Que passe le temps,
Dans sa morsure
Je panse mes blessures.
Noyé dans le flux
Tout est superflu;
Je cherche la profondeur,
Perdu dans ces heures.
À chaque tour du cadran
Les jours s'étirent lentement,
Et à chaque aurore
Mon cœur bat plus fort.
La Menace Poétique
27/06/2026
Puisque les mots savent soigner les blessures invisibles,
puisque la plume peut dresser des ponts sur les abîmes,
puisque le cœur, quand il se tait, invente des aurores,j’écris pour ne pas trahir le tumulte qui m’habite.
J’écris pour donner un visage à l’indicible.
J’écris pour que l’ombre elle-même apprenne à chanter.
La Menace Poétique
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