Laetitia Gauthier mosaïste
Mosaïste funéraire
Accompagnante du deuil et de la fin de vie
Doula de naissance
Thanadoula
J'accompagne les familles ayant connu un deuil en proposant des créations pour les pierres tombales, monuments funéraires, stèles ou plaques. l'œuvre est personnalisée en fonction de vos souhaits, désirs, souvenirs...
Je travaille principalement les matériaux naturels (marbres et granits, ardoises) ou artisanaux (smalts de Venise), dans une recherche de matières, de couleurs et de lumières toujours différentes. Ces matériaux offrent aussi une grande longévité à mes œuvres aussi bien en intérieur qu'en extérieur.
01/10/2026
🎉 ÇA Y EST : LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES ! 🎉
Après des mois de préparation, je suis très heureuse de pouvoir enfin vous l’annoncer :
💙 Le Sommet Traverser le deuil ouvre aujourd’hui ses inscriptions.
Du 25 au 31 octobre 2026, je vous donne rendez-vous pour une semaine entièrement consacrée au deuil, à ce que nous traversons, à ce qui peut nous soutenir, nous éclairer et parfois nous aider à avancer autrement.
J’ai réuni pour cette première édition 23 intervenants, avec des regards, des expériences et des approches complémentaires.
Pendant toute la semaine, nous parlerons du deuil sous de nombreuses formes : perte d’un proche, deuil périnatal, su***de, accompagnement, corps, émotions, famille, spiritualité, mémoire, reconstruction, ressources concrètes…
Des paroles de professionnels, d’accompagnants et de personnes engagées sur le terrain, mais surtout des échanges profondément humains.
✨ L’accès au Sommet est gratuit sur inscription.
📅 Diffusion du 25 au 31 octobre
💻 100 % en ligne
🎟️ Inscription gratuite dès aujourd’hui
👉 Inscrivez-vous ici :
https://sommet.laetitiagauthier.com
Et si vous connaissez quelqu’un à qui ce Sommet pourrait faire du bien, n’hésitez pas à lui transmettre cette publication. 💙
Je suis très émue de voir enfin ce projet prendre vie et j’ai hâte de vous retrouver pour cette semaine si particulière.
Bienvenue au Sommet Traverser le deuil. 🍂
26/07/2026
Mon métier, c'est de mettre de la couleur dans les cimetières...
Une cavurne, ce n'est pas forcément triste !
Si tu as des questions ou envie d'en savoir plus, c'est par ici : https://laetitiagauthier.com/cavurne-personnalisee/
17/07/2026
Il y a des moments dans une vie qu'on sait qu'on n'oubliera jamais.
Une date de naissance.
Une date de décès.
Et pourtant, certaines personnes choisissent de les graver sur leur peau.
Je n'ai jamais compris cette envie de tatouage. Je n'ai pu que l'observer, et l'accueillir.
Et plus j'observe, plus je comprends ce qui se joue.
Le tatouage, ce n'est pas une question de mémoire.
C'est une question de matière.
Donner une matérialité, garder une trace de ce qui marque notre vie.
Vous avez ce lien avec le tatouage ?
On en parle dans mon dernier article 🤗
https://laetitiagauthier.com/tatouage-deuil/
14/06/2026
On m’a demandé un devis pour des sirènes en mosaïque.
Une grande salle de bains blanche et or, tout devait briller, tout devait “faire luxe”.
J’ai fait les dessins.
Ils ont adoré.
Je suis venue mesurer, j’ai imaginé les volumes, les courbes, les emplacements…
Et puis les discussions ont commencé.
Rogner ici.
Remplacer là.
“On veut de l'or… mais pas trop cher.”
“On peut faire moins ?”
“On peut simplifier ?”
À ce moment-là, j’ai senti quelque chose se fermer en moi.
Je ne sais pas comment l’expliquer autrement :
je n’étais plus une artiste.
Je devenais une exécutante.
Au même moment, en parallèle, je travaillais sur une mosaïque destinée à une tombe.
Là, c’était l’inverse.
C’était fluide, évident.
Une pièce unique, pensée pour une personne précise, une histoire précise, une famille précise.
Quand cette mosaïque-là a été posée…
j'ai vu quelque chose s’apaiser.
Comme si le lieu devenait enfin habitable.
Comme si le froid du granit laissait place à du vivant.
Alors j’ai compris :
ce n’était pas un choix entre deux commandes.
C’était un choix entre deux façons d’être artiste.
Et j’ai choisi.
J’ai choisi la pièce unique.
L’émotion.
Le sens.
J’ai décidé de me consacrer à la mosaïque funéraire.
Parce que certaines œuvres ne sont pas là pour décorer.
Elles sont là pour honorer, pour relier, pour aider à traverser.
Si ça résonne en vous, dites-moi :
est-ce que vous avez déjà eu, vous aussi, un moment où vous avez compris “ça, ce n’est plus pour moi” ?
07/06/2026
"J'ai besoin qu'elle soit toujours là, et que je sois sous son aile. "
Cette phrase, c'est une femme de 52 ans qui me l'a dite. À voix basse. Presque en s'excusant.
Sa maman était morte 6 mois plus tôt.
Et derrière son chagrin, il y avait autre chose. Quelque chose dont on parle rarement quand on perd un parent :
la peur.
La peur de ne plus avoir personne à qui dire "je vais y aller, mais d'abord je t'en parle ".
La peur de découvrir, à 40, 50, 60 ans, qu'on s'appuyait encore, sans vraiment s'en rendre compte, sur cette présence-filet.
La peur, aussi, de ce mot qu'on n'attendait pas pour soi : orphelin.
On le réserve aux enfants. Aux romans du XIXᵉ siècle. Pas à nous, adultes, parents, indépendants.
Et pourtant.
Devenir orphelin à l'âge adulte, c'est un séisme silencieux. Un avant. Un après.
Et personne ne nous avait prévenus que ça ferait ça.
👉 J'ai écrit un article entier sur cette peur dont on n'ose pas parler, et sur les chemins, pour l'apprivoiser.
À lire ici : https://laetitiagauthier.com/devenir-orphelin-adulte/
01/06/2026
On me dit parfois : "La mosaïque funéraire, c'est juste de la décoration de tombe."
C'est vrai. C'est même exactement ça.
Mais une décoration qui apporte de la couleur, au lieu de laisser la pierre grise.
Qui dure dans le temps au lieu de s'effacer comme la peinture.
Qui se crée sur mesure au lieu de se décalquer dans un catalogue (parce que oui, la plupart des motifs gravés sortent d'un catalogue).
Et surtout, une décoration qui fait son travail bien avant d'être posée sur la pierre.
🌟 Je pense à ces cousins qui m'avaient commandé une plaque pour leur grand-mère. Ils ont créé un groupe WhatsApp pour décider ensemble. Au début, on y parlait couleurs et symboles. Très vite, c'est devenu un espace où remontaient des souvenirs, des anecdotes que les uns découvraient sur les autres, des photos oubliées. Le projet les a rapprochés.
🌟 Je pense à ces deux sœurs qui habitaient loin l'une de l'autre. On a fait une longue visio à trois pour qu'elles soient toutes les deux présentes au moment des choix essentiels. Elles m'ont dit, après coup, qu'elles n'avaient pas reparlé de leur père comme ça depuis l'enterrement.
Une mosaïque funéraire, ce n'est pas qu'une œuvre posée sur une pierre.
C'est un chemin pour traverser le deuil autrement, ensemble.
➡️ Mon nouvel article à lire sur mon site laetitiagauthier.com !
24/05/2026
J'ai réalisé deux mosaïques représentant la Vierge Marie. Les deux pour des jardinières destinées à être posées sur une tombe.
La première famille m'a demandé un visage de Vierge sur la face avant, et sur les autres côtés d'autres symboles : une branche d'olivier, un soleil, une colombe. Le défunt était croyant, sans être pratiquant. Dans ce choix, il y avait une façon de dire quelque chose de précis sur lui. La foi comme horizon, comme rapport au monde. Pas l'appartenance à une institution. Quelque chose d'intime.
La deuxième commande est arrivée dans le sillage de la première. Juste la Vierge, seule, sur la face avant. Sobre. Comme si le symbole suffisait à porter tout ce qu'il y avait à dire.
Ce qui m'importe dans mon travail, c'est que les familles choisissent vraiment. Pas qu'elles prennent ce qu'on leur propose par défaut parce que c'est plus simple.
La Vierge Marie, ça peut faire kitsch.
En plastique bleu et blanc ou en bronze, fabriquées en série, posées sur une tombe parce que c'est ce que les pompes funèbres proposaient dans leur catalogue. Personne n'a vraiment réfléchi. Le défunt était croyant, alors on a pris "quelque chose de religieux", et voilà.
Ce n'est pas ça qui m'intéresse.
Ce qui m'intéresse, c'est quand une famille se demande vraiment : est-ce que ce symbole ressemble à la personne qu'on a perdue ? Est-ce qu'il dit quelque chose de vrai sur elle ?
Parce que la Vierge Marie, en dehors de son sens religieux strict, porte quelque chose d'universellement humain. La tendresse. La protection. L'idée que quelqu'un veille, quelque part, sur ceux qui sont partis comme sur ceux qui restent.
Quand ce choix est réfléchi, elle n'a rien de kitsch.
Elle a quelque chose de vivant.
Quand le choix est vrai, même un symbole aussi répandu que la Vierge Marie devient unique.
17/05/2026
S. a écrit ces mots après avoir participé à notre séjour pour familles endeuillées à Marseille.
Sept familles, six jours, la mer. Et le buffet à volonté 😉
Je ne crois pas avoir jamais lu une formulation aussi juste de ce qu'on essaie de faire dans l'accompagnement du deuil.
On ne répare pas. On ne fait pas disparaître. On essaie juste de rendre habitable ce qui ne peut pas être effacé.
J'ai écrit un article sur ce séjour. Sur ce qui s'est dit, ce qui s'est noué entre des familles qui ne se connaissaient pas, et ce qu'un espace comme celui-là peut permettre.
https://laetitiagauthier.com/sejour-familles-en-deuil/
Merci à et de nous permettre d'organiser de tes séjours !
10/05/2026
Un gros traversin dans le lit devenu trop grand.
Une pierre dans la poche pour les mauvais jours.
Un porte-clé qu'on serre fort sans s'en rendre compte...
Le deuil a besoin de prendre forme quelque part. D'avoir un endroit où se poser.
N. avait plusieurs Moncchichi quand elle était petite.
Elle leur donnait des voix, des personnages. Elles se parlaient entre elles, exprimaient ce qu'elle avait du mal à dire autrement.
En grandissant, elle a continué. Et elle les a partagés avec sa mère. C'était un jeu entre elles, un langage secret.
Quand sa mère est morte, elle les a glissés dans le cercueil.
Parce qu'elle lui avait promis. Parce qu'elle en aurait besoin, de là où elle allait.
C'était un geste d'amour absolu.
Mais lors d'une de nos séances, elle a réalisé qu'ils lui manquaient. Pas juste les peluches, mais ce qu'elles représentaient. Ce lien, ce langage, cet espace intérieur.
On a réfléchi ensemble. Et la solution est arrivée, simple et évidente.
Elle va s'en acheter un nouveau. Rien que pour elle. Parce que tout le monde sait que les peluches communiquent entre elles, même à distance. 😉
Et toi, tu as déjà eu besoin d'un objet-doudou pour mieux vivre ton deuil ?
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