Kartel Oury officiel

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Kartel Oury

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24/01/2024

TITRE: CHÉRIR ET HAÏR

______CHAPITRE: 33

AUTEURE: J'écris, imagines.

______ [Yanis]

Ses paupières bougent lorsque je lui asperge des gouttes d'eau sur le visage. J'insiste et elles finissent par s'ouvrir mais le regard qu'elle me lance me déchire, il est humide et triste.

Comme elle est dans mes bras, je l'aide à se redresser, mais une fois debout elle quitte brusquement mon enlacement.

____ elle n'a même pas honte. On est au 21e siècle et elle se bat encore pour un homme. S'écrit une cliente du restaurant.

Toutefois comme Stéphanie n'a pas sa langue dans sa poche celle-ci réplique.

____ je suis navré mais j'espère que se sera claire pour tout le monde. Je ne me suis pas battu avec elle pour un homme mais tout simplement parce que nous sommes en 2023 et qu'elle a été raciste envers moi à cause d'un homme.

Sur ce, elle toise la femme qui venait de s'immiscer dans un problème qui ne la concerne pas puis elle embrasse Everie sur la joue en la remerciant et en s'excusant, puis elle dit poliment au revoir à mes amis avant de quitter le restaurant sans même me regarder.

____ ouf ! Maintenant nous aurons enfin la paix. S'exprime Berverly toute heureuse.

Furieux, je me retourne vers elle et me décide enfin de lui dire mes quatre vérités...

____ honnêtement il serait judicieux à présent que tu fermes la chose qui te sert de bouche Berverly car c'est seulement parce que tu es la cousine de mon ami que je te tolère encore.

____ tu le dis mais dans le passé tu l'as dévoré cette bouche. Quand, elle gémissait ton prénom ça t'excitais, vrai ou faux ?

____ franchement, je n'arrive pas à croire que j'ai pu un jour poser mes yeux sur toi. Tu es décidément comme l'épine qui s'infiltre par je ne sais quel moyen dans nos chaussures. Heureusement, j'étais toujours ivre lors de mes égarements avec toi.

____ un égarement ? Moi ?

____ exactement Berverly, tu n'as juste été qu'un égarement pour moi, dans la liste des femmes avec lesquelles je suis sorti, tu fais partie des insignifiantes.

Ses yeux se remplissent de larmes mais je m'en contrefiche ma priorité actuelle, c'est de rattraper Stéphanie...

Je dis au revoir à mes amis, règle la note du restaurant puis je sors et me mets aux trousses de Stéphanie. Je l'aperçois, elle a déjà quittée la plage et marche maintenant, au loin sur un des longs trottoirs. Cependant sa marche n'est pas très rapide car elle ne connaît toujours pas bien avec des talons.

Je monte dans la voiture et la suit.

[*****]

Elle continue de marcher alors que je klaxonne et ça depuis dix bonnes minutes en appelant son prénom.

____ Stéphanie, allez viens s'il te plaît. Tu risques d'attraper froid, le climat d'ici n'est pas comme celui en Afrique.

Mais malgré cela, je n'ai aucune réaction de sa part même pas un piaffe, rien. Elle continue simplement sa marche.

Je décide par la suite d'accélérer un peu ma conduite pour la coincer au bout de la rue, à l'endroit où prend fin le trottoir.

Une fois que j'y suis, je me gare, descends puis m'avance vers elle pour qu'on discute mais à peine ai-je prononcé son prénom qu'elle m'envoie un violent coup entre les jambes et touche ainsi à ma sensibilité, j'hurle de douleur.

____ non de dieu Steph, tu viens de me donner un coup au...aie !

____ il le mérite, c'est lui le responsable de tout ça.

Elle me le dit, retire ensuite ses chaussures, restant ainsi pieds-nus puis puis elle s'en va en courant avant même que je n'ai eu le temps de m'en remettre. Je me tourne vers la direction qu'elle a prise et regarde à gauche et à droite mais aucune trace d'elle.

Bon sang ou est-elle partie ?

Je remonte dans ma voiture sans perde de temps et me mets à arpenter les rues recouvert de bitume. Elle n'a pas pu aller loin aussi vite.

______ [Stéphanie]

Mes pas sont lents, je flâne tranquillement, sur un petit chemin bordé de commerce. Il semble que le marché du soir commence doucement à s'installer, les commerçants aménagent leurs petits stands avec le plus grand soin. Un sourire étire mes lèvres et je continue mon ascension mais le sentiment de culpabilité et celui-ci de la colère me noue brusquement la gorge et par la suite une larme roule sur ma joue, cependant je l'essuie d'un revers de la main et poursuit ma marche. Et ça fait maintenant une demi-heure que mes pieds me trainent à travers la ville.

Je m'assois finalement sur un banc, fais sortir mon téléphone de mon sac et l'observe. Il n'arrête pas de clignoter et de vibrer. Et vu que je ne pourrai pas fuir Yanis indéfiniment, je décide de répondre...

____ oui...Dis-je en décrochant.

____ bo**el ! Où es-tu ? Hurle-t-il

Mais je reste silencieuse.

____ Stéphanie ? Tu vas me répondre...

Silence.

____ Stéphanie !

____ quoi ?

____ ou es-tu ? Et explique-moi ce qui t'empêchait depuis de répondre à mes messages et à mes appels. Reprend-t-il sur un ton moins furieux.

____ connais-tu le sens du mot indisponible ?

____ ne joue pas à ça avec moi !

____ pourquoi ? Sous prétexte que je suis sous contrat, je dois être scotchée H24 à mon téléphone, en attendant qu'il sonne selon le bon vouloir de Monsieur ? Durant ce séjour à part mes émotions et mes sentiments tu veux aussi contrôler mon téléphone ?

____ arrêtes ! Tu sais que c'est faux...

Il s'interrompt quelques secondes.

____ j'ai juste besoin d'une explication.

____ même si je n'ai pas bien lu ce foutu contrat en entier, les quelques heures où j'étais injoignable ne constituent pas un délit, il me semble. Aucune clause dans le contrat ne stipule que je suis dans l'obligation de te faire part de tous mes faits et gestes, et de t'en faire un compte rendu précis.

____ tu dévies le sujet initial parce que tu ne veux pas me répondre, n'est-ce pas ?!

Sa voix est vibrante de colère contenue.

____ je viens de te donner ma réponse...

Un bruit violent résonne à l'autre bout du fil, le bruit des éclats de verres. A-t-il balancé quelque chose contre le mur. Son poing peut-être ?

____ ARRÊTE DE ME FAIRE C***R AVEC CE PU**IN DE CONTRAT !!!

J'inspire profondément.

____ je te conseille de ne plus me hurler dessus, parce que je ne suis pas certaine de ne pas te raccrocher au nez si tu continues sur ce ton. Je te parle sur un ton calme et posé, même si rien ne m'y oblige. Alors, tu es prié de faire de même.

____ tu sais quoi ? Actuellement tu as beaucoup de chance de te trouver loin de moi, parce que je ne sais pas ce que je te ferais si nous étions dans la même pièce.

____ pourquoi ? Tu allais lever la main sur moi ?

____ tu sais que ce n'est pas comme ça que je règle mes problèmes. Dit-il sur un ton vicieux ce qui me fait brièvement oublier que je suis en colère contre lui mais je me ressaisi très vit et renchérit sans t**der.

____ dans ce cas, je suis bien contente d'être là où je suis.

Nous restons quelques minutes sans parler, seul le souffle de nos respirations se faisait entendre...

____ je suis désolé. Lâche-t-il soudain. Je ne voulais pas que cette conversation dégénère comme ça... mais j'ai besoin de savoir où tu es ? Ça me rend complètement dingue de ne pas savoir où tu te trouves. Si quelque chose t'arrive, je...

____ moi aussi j'ai besoin de savoir Yanis. Le coupai-je. Pourquoi m'as-tu proposé ce contrat ?

Silence.

____ tu l'as fait parce que c'était pour toi la seule solution qui t'es passé par la tête pour m'avoir dans ton lit comme je jouais à la difficile ? N'est-ce pas ?

____ pourquoi tu ramènes toujours tout à ce contrat ? Riposte-t-il au lieu de me répondre.

____ et toi pourquoi tu évites de répondre à ma question ? As-tu peur de la réponse ?

____ je ne parlerai pas de ça au téléphone.

____ mais me le diras-tu une fois que je serai là ?

Un autre silence. Long. Cruel et glacial.

____ tu me le diras ? Yanis, est-ce que tu me le diras, réponds-moi...

Un interminable silence s'installe... Il est amer et déchirant, alors je raccroche, on parlera mieux lorsqu'on sera face à face. Les yeux dans les yeux, je veux pouvoir déchiffrer sur son visage la moindre de ses émotions.

[*****]

De retour à la maison, étant fatigué après avoir au tant marché, je m'allonge sur le long canapé du salon et contemple ensuite le plafond. Je m'apprêtais même à fermer les yeux mais des gémissements provenant de l'étage m'ont en empêché.

Oh non, pas ça ! Je ne peux pas croire qu'après tout ça il se retrouve quand en train de faire ce genre de chose et de surcroît à cette heure au lieu de se mettre à ma recherche, vu qu'il s'est soi-disant inquiété.

En entendant ces cris, j'ai voulu me diriger à l'étage mais non, j'ai préféré user de sagesse. C'est ainsi que je me suis de nouveau allonger sur le long canapé mais cette fois-ci, j'ai caché ma tête sous un petit cousin avant de me redresser d'un coup pour le balancer à travers le salon, sentant la frustration m'envahir.

Non mais quel co***rd !

Je suis incapable de supporter ça ! Mais que puis-je y faire ? J'aimerai bien faire irruption dans sa chambre et les confronter lui et l'énergumène avec qui il s'envoie en l'air en ce moment mais ma sagesse me dit d'allumer la télévision et d'augmenter simplement le volume pour couvrir les bruits toutefois cela ne marche pas et je me retrouve à me tourner et à me retourner, dans tous les sens et pendant un bon moment, tout en étant allongé sur le canapé.

Mais subitement la nausée m'a menacée, ensuite j'ai eu envie de vomir, et comme cette envie devenait persistante, je me suis levé et j'ai accouru dans la cuisine et me suis mise à vomir dans la poubelle de celle-ci, encore et encore au point d'en rendre mes boyaux et à en pleurer.

Non mais c'est quoi ça Stéphanie ? Ravale-moi ses larmes, tu vaux mieux que ça. Lui, il ne mérite que des gifles et des griffes acérées...

Je me relève du sol ou je me suis assise pour vomir et je fonce me servir un café, de toute façon avec ses bruits je ne suis pas prête à dormir.

Mais forcément, comme le sort s'acharne sur moi en ce moment sur moi, du café, il n'en reste plus en sachet ! Et il faut maintenant que j'attende que cette satanée cafetière achève son boulot.

[*****]

Le lendemain, je me redresse sur le canapé lorsque je distingue des bruits de pas dans l'escalier, je voulais fuir mais trop t**d, la lumière s'etait allumée...Et on m'a par la même occasion grillée.

Je l'aperçois et un sourire illumine son visage dès qu'il me voit, il descend ensuite hâtivement les escaliers mais avant qu'il ne s'approche de moi, un bruit résonne et celui nous oblige à porter nos regards encore vers l'escalier, ou se tenait vêtu d'une mini robe et avec un peu les cheveux ébouriffés, une jeune fille.

_____ je vois que la nuit était belle pour certains. Hein Yanis ? N'est-ce pas que tu t'ai bien amusé ?

Il se retourne vers moi et me dit...

_____ je te promets que ce n'est pas ce que tu...

Je ne le laisse même pas terminer que je lui administre une violente gifle.

_____ je suis visiblement stupide à tes yeux mais je ne suis pas aveugle.

Il me regarde mais ne dit rien, tandis que j'attrape de manière hautainement mon sac et me mettant en marche en direction de l'étage (tout en poussant l'épaule de la fille au passage lorsque je la croise dans l'escalier) mais avant d'atteindre le haut des marches, je suis surprise car je croise : John, l'ami de Yanis qui est en train d'arranger la braguette de son pantalon et certains boutons de sa veste.

M***e ! Alors, si je m'attendais à ça ! Pour une surprise, c'est une sacrée surprise !

____ enfin tu es là, est-ce que tu sais qu'on s'est fait un sang d'encre pour toi ? On a t'a cherché partout ma chérie, Yanis et moi. Il s'est tellement fait du soucis pour toi, qu'il s'est blessé le poignet et qu'on a dû sans qu'il ne le sache lui donner un puissant somnifère et passer la nuit avec lui, ici.

Donc si je comprends bien ces gémissement que j'ai entendu ce n'était pas celle de cette fille et lui mais plutôt de cette fille et de Johnny. En entendant ce recit, je suis à la fois choquée, soulagée et honteuse, je regarde Yanis mais celui-ci a les poings serrés et les yeux rivés vers le sol. Il est en train de contrôler le flux de ses émotions.

[*****]

Le lendemain, on est chez sa grand-mère.

Nos rapports sont toujours tendus mais je pousse quand même la porte de sa chambre. Il n'y a pas de lumière. Tant p*s ! Je ferme doucement la porte pour ne pas me faire surprendre et cherche à tâtons, l'interrupteur. Je le trouve et appuie plusieurs fois dessus, mais en vain. Tout a dû court-circuiter à cause de la pluie ! Le seule lumière qui illumine présent la pièce c'est celle du torner dans le ciel.

J'étouffe un cri de surprise quand, coupée dans mon élan, une main invasive glisse le long de mon dos. Je retiens ma respiration, le cœur battant, des frissons courent sur ma peau. Une deuxième main rejoint l'autre et elles glissent toutes deux délicatement sous mon débardeur, explorent mon ventre et ma poitrine palpitante. Plongée dans le noir, je ressens plus intensément chaque mouvement de ses doigts qui me
marquent à vif...

Son regard brûlant me fait trembler. On devrait interdire à un homme d'être aussi... sexy ! Ce n'est vraiment pas juste !

____ nerveuse ?

____ cesse de me toucher !

____ et pourquoi ça ?

____ ce sera un viol car je n'aurai pas été consentante.

____ un viol alors que tu es dans ma chambre ?

Je ne dis plus rien.

____ ils te demanderont ce que tu es venu faire dans ma chambre ?

____ je dirai que je fuyais l'orage ...

____ mais aussi ?

____ que je suis venu te voir parce que je suis fatigué de tes comportements rédhibitoires et migratoires.

____ je pourrais autant en dire de toi. Tu as douté de moi et m'as giflé sans me laisser le temps de m'expliquer.

____ oui, sauf que toi tu t'es fâché contre moi lorsque j'ai mal parlé de Sabrina et je peux le comprendre, car j'aurai dû mieux tenir ma langue toutefois c'est un peu de ta faute, tu ne t'es jamais ouvert à moi à propos de ça alors que toi tu connais quasiment tout de moi.

Il fixe ma bouche comme s'il allait la dévorer. Ses yeux se promènent sur mon corps, s'arrêtant un instant sur la peau nue de ma gorge, pour finir par plonger dans mon regard brûlant. Je me force à respirer. Je fais un pas en avant. Le corps tendu, les bras le long du corps, les poings crispés, même si je suis habillée, il me donne l'impression d'être nue. Plus rien n'existe que lui ! Et l'envie de lui en cet instant précis devient vital. J'avance à nouveau. Je suis si près maintenant que je peux sentir l'odeur de son parfum, de sa peau. Le temps semble s'être arrêté.

Je suis immobile. Lui aussi. Et tout doucement, je lève ma main et l'applique sur son torse.

____ Steph... Souffle-t-il.

Le timbre de sa voix, rauque et grave, me fait un effet dévastateur. Je tremble. Ma main se soulève au rythme de son souffle. De plus en plus rapide. Pour ne pas m'écrouler, je pose ma main gauche à côté de la droite. J'appuie sur son torse. Fort. Je secoue la tête.

C'est violent, je dirais même puissant ce qui m'arrive. Tout mon corps me fait souffrir, me démange, me brûle...

Oui, ce désir est si brutal, si intense qu'il me fait mal. Brusquement, il m'attrape, m'attire contre lui et plaque sa bouche contre la mienne. Mes mains coincées entre nos deux corps tentent de se libérer pour le toucher et le caresser. Ses lèvres et sa langue me dévorent... et je lui rends son ba**er avec la même voracité. Mes gémissements répondent aux siens, il s'écarte de ma bouche de quelques centimètres à peine.

J'inspire. Je suis tellement étourdie par ce ba**er que la tête me tourne. Mes lèvres sont presque douloureuses. Pourtant, j'ai toujours cette envie furieuse qui gronde en moi...

____ bon sang. Tu me rends dingue !

Il me plaque contre le mur. Il me tient immobile et m'embrasse à nouveau à pleine bouche. Je passe mes doigts entre les boutons de sa chemise pour pouvoir toucher sa peau. Mais j'en veux plus. Je crois que je perds complètement la tête. Je tire dessus. Fort. Les boutons sautent les uns après les autres.

Son érection puise contre mon bassin et je me mets sur la pointe des pieds pour me frotter à lui, dans une tentative désespérée de soulager cette insatiable faim de lui. Ses mains empoignant toujours mes cheveux, il abandonne ma bouche et plante son regard dans le mien. Un regard qui m'incendie.

Je l'embrasse et mon haut s'évapore en une douce caresse ensuite ses bras m'accompagnent pour m'allonger sur le lit.

Je me laisse guider. Son délicieux parfum envahit mes narines, m'enivre de satisfaction, me shoote à l'extrême. Mon pantalon glisse lentement le long de mes jambes et je me retrouve entièrement nue, fragile et désirable.

Ses paumes précises et délicates envahissent chaque centimètre de ma peau, de mon cou qu'il enserre et s**e, jusqu'à mes seins qu'il vénère, en passant par mes reins et mes fesses, qu'il enveloppe, et mes cuisses qu'il masse.

Je frissonne de toutes parts. J'en ferme les yeux, totalement électrisée. Ses lèvres se posent délicieusement sur mon ventre et je tressaille à ce toucher charnel, à la fois doux et aérien. Tous mes sens sont en alerte, je brûle de l'intérieur. Ma poitrine s'élève et s'affaisse au même rythme que sa langue et ses lèvres explorent et titillent le creux de mes cuisses. La tête en arrière, je garde les paupières closes. Sa main frôle mes jambes, mon entrecuisse et y sème un trouble indécent. Son souffle remonte le long de mes flancs. Ses cheveux chatouillent mon nez. Je me mords les lèvres, incapable d'attendre, de résister... Je veux à nouveau sa bouche sur la mienne ! Je crois que je vais m'évanouir... Il me l'offre subitement.

Nos dents s'entrechoquent. Je le décoiffe, me perds dans sa douceur, sa dévotion...Nos respirations s'accélèrent. Il me redresse et dépose mes mains tremblantes sur sa poitrine. Je suis à fleur de peau... J'expire fébrilement, m'applique à lui ôter son tee-shirt, puis détaille de mes paumes chaque partie de son torse ferme et musclé avec un plaisir et une vénération non dissimulés.

J'accède à son pantalon, faufile mes doigts pour le déboutonner, frémissante d'envie. Il embrasse le coin de ma bouche, ma lèvre inférieure, qu'il finit par retenir entre ses dents. Ma gorge se creuse et je glisse le long de ses jambes aux courbes magnifiquement dessinées.
Nos corps nus se rejoignent pour enfin se toucher. Je succombe sous l'intensité du moment.

Sentir son contact sur ma peau s'apparente à une délivrance. Je caresse sa bouche avec douceur avant d'y déposer mes lèvres et d'y insérer ma langue où la sienne m'accueille avec ferveur. Aussitôt, mon rythme cardiaque s'affole. Je frôle son visage du bout des doigts. J'en connais les moindres recoins, et pourtant la sensation est différente, tellement plus intense. Je me sens comme aspirée par le souvenir de sa beauté troublante...

Ses mains sur ma chute de reins se font plus entreprenantes, plus exigeantes et les papillons
dans le creux de mon ventre commencent à envahir la totalité de mon corps. Mes muscles se tendent. Je me cambre. Tout en moi le supplie, le réclame. Toute cette sensualité exacerbée me pousse à m'agripper au plus près de lui.

Ma respiration s'accélère, un ensemble d'émotions me submergent lorsqu'il pénètre délicatement en moi. Lentement, profondément, il prend possession de mon corps, hume mon odeur, m'embrasse, se perd dans la douceur de mes cheveux... Je peine à me contenir, chaque gémissement butte sur mes lèvres, mais c'est difficile... trop difficile... Tant p*s, adviendra ce qu'il adviendra, je m'abandonne à lui, j'ai envie de tout lui donner et qu'il me fasse tout ressentir...

L'extase court dans mes veines. Je chavire. Mon corps n'est plus que sensations. Je pourrais mourir entre ses mains...

J'enfonce mes ongles dans son dos. J'ai besoin de lui. Il grogne et j'adore ça. Ses ba**ers m'embrasent.

Je me liquéfie. Il accentue la pression de son bassin contre le mien. Sa main s'accroche à ma nuque, l'autre enserre ma hanche. Son souffle chaud survole ma poitrine. Je creuse le dos en l'agrippant désespérément, l'attirant jusqu'à ce que sa bouche s'en empare enfin. J'exulte, ondule, emportée par la lente agonie de mon plaisir qui s'amplifie à chaque nouveau coup de reins.

Je tremble, halète. Des spasmes secouent mon bas ventre. J'encercle ses hanches de mes cuisses. J'accroche mes doigts derrière sa nuque. Ses lèvres s'emparent des miennes. Nos langues se rejoignent, se possèdent langoureusement. Je prie pour que cela ne s'arrête jamais. Mais déjà, il s'écarte, son front se pose sur le mien, une chaleur suffocante s'empare de moi. Nous ne sommes que soupirs et battements de cœur. Nos corps entrelacés et gémissants s'adonnent encore et encore, jusqu'à ce que je perde totalement pied et qu'un torrent de plaisir me balaie tout entière, me propulsant à une vitesse vertigineuse vers l'extase, décuplée par la jouissance de Yanis.

Je me love contre lui et me demande si c'est normal de ressentir autant d'intensité à chaque fois. Le monde s'écroulerait autour de nous que ça ne ferait aucune différence.

Je souris.

Mon petit moi intérieur me précise que le beau gosse qui me mordille l'oreille a certainement envie de renouveler l'expérience une seconde fois et, bien évidemment je m'empresse de l'écouter...

Je le griffe encore plus fort et ses coups de reins se font violents, c'est fou on dirait qu'au lieu de déminer la capacité de son troisième, le coup je lui ai administré n'a fait augmenté sa force.

____ je veux ta peau contre la mienne, je veux la goûter, la respirer, la goûter à nouveau et la lécher. Dis-je d'une voix que je ne reconnais plus. Toi contre moi...

Il lâche un son guttural puis se met à me mordiller, à s**er la peau de mon cou offert, comme s'il souhaitait me laisser des marques. Ses marques.

____ marque-moi partout Yan...

____ Steph ! Tu m'excites à un point... tu n'as même pas idée ! Si tu savais comme j'ai envie de m'immortaliser en toi.

____ fais-le, alors ! Qu'est-ce qui t'en empêche ?

Il pousse un juron. Sa respiration se fait toujours plus forte, plus saccadée. Il marmonne quelque chose d'incompréhensible. Il m'éloigne juste assez pour créer un léger espace entre nous, et contemple à nouveau mon visage, intensément. Le simple fait de le regarder, de lire son désir sur ses traits me coupe le souffle.

____ j'en ai tellement envie que je crois que je suis sur le point d'exploser. Me murmure-t-il. Mais pas comme ça, je veux avoir des heures à t'offrir, pas à la va-vite, pas à...

Je l'embrasse et c'est ainsi durant une bonne partie de la nuit, à tel point que quad la pluie a cessé et le courant est revenu, on a simplement allumé la télé qui se trouve dans la chambre de Yanis et augmentée légèrement son volume pour camoufler nos bruits.

[*****]

Je ne vais pas mentir, c'est très agréable de se réveiller dans ses bras...Monsieur dort comme une marmotte alors que les rayons de soleil s'infiltrent à travers les rainures du volet et que la lumière dans la chambre est suffisante pour me permettre de le contempler en train de dormir.

Les jeux d'ombres sur son visage révèlent merveilleusement son côté viril et attendrissant à la fois. Je m'att**de sur sa repousse de sa barbe avec l'irrésistible envie de le toucher. Du bout des doigts, je survole la pulpe de ses lèvres magnifiquement dessinée, il a quand même une belle gu**le !

M***e ! J'entends subitement des bruits, les autres se sont surement réveillés...La panique s'empare de moi.

____ Yanis, réveille-toi !

Pour toute réponse j'ai droit à un grognement.

____ allez, les autres sont deja debout.

____ on s'en fout !

____ non, on ne s'en fout pas.

Il ouvre un œil.

____ je dois partir, il faut que tu me lâches.

Il me maintient fermement d'un bras et sa jambe bloque les miennes.

____ maintenant ?

____ oui.

Il roule sur le côté et je me redresse pour enfiler mes affaires pendant que monsieur se rince l'œil avec un petit sourire. Et pour la peine, il se prend un coup de coussin.

____ espèce d'obsédé !

Et bam ! Il me le renvoie en pleine face. Quel petit con !

____ tu veux jouer à ça ?

J'empoigne un oreiller à pleines mains et lui en assène un grand coup. Il éclate de rire.

____ chut !

Trop t**d, je rigole avec lui et une petite bataille s'improvise sur le lit.

____ Stéphanie !

Je sursaute. M***e, c'est la voix de la cousine de Yanis, et elle est à la porte de ma chambre ! Je regarde ce dernier qui se redresse aussitôt et enfile son pantalon. Il ouvre la fenêtre.

____ par-là !

Quoi ? Il rigole j'espère !

____ non, mais tu es givré ! On est au premier ! Et en plus, la baie vitrée d'en bas doit être fermée.

____ elle est ouverte, ma grand-mère l'a déjà ouverte à cette heure.

Je me penche.

____ c'est un peu haut quand même.

La voix de la cousine résonne dans le couloir.

____ Steph, tu dors ? Ouvre-moi ! J'ai à te parler.

Yanis lève les yeux au ciel.

____ j'avais presque oublié à quelle point ma cousine pouvait être collante ! Mais ne t'inquiète pas, je vais t'aider.

Bon et bien, c'est parti... J'enjambe le rebord de la fenêtre et m'assieds mais je ne suis pas très rassurée...

____ donne-moi tes mains.

Et me voilà suspendue dans le vide au bout des bras du mec que je détestais le plus au monde. Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

____ c'est bon, tu es prête ?

Je jette un œil inquiet sous moi. C'est beaucoup moins haut alors je secoue positivement la tête en guise de réponse.

____ vas-y.

Et hop ! J'ai plutôt bien réussi mon atterrissage, je suis fière de moi.

Je relève mes yeux vers lui. Il est assis sur le rebord de la fenêtre, torse nu, un léger sourire aux lèvres. Je resterais bien là à le contempler, mais les cris de sa mamie et de sa cousine dans la maison brisent mon petit délire et que sa petite nièce m'a pincée, je la salue, elle sourit coquinement.

____ tu ne me trahiras pas n'est-ce pas ?

Elle secoue positivement la tête et j'entre pour m'installer dans la cuisine. Et à peine suis-je entré, qu'elles aussi elles entrent. Le timing pour ne pas me faire prendre était juste parfait !

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07/06/2023

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Photos from 𝙄𝙨𝙢𝙖 𝙊𝙛𝙛𝙞𝙘𝙞𝙚𝙡's post 03/06/2023

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