Santé Commune Tv
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27/08/2026
🩺 15 nouveaux néphrologues pour renforcer la prise en charge des maladies rénales au Burkina Faso
Le Burkina Faso renforce ses compétences en santé rénale avec la sortie de la 7ᵉ promotion de médecins spécialistes en néphrologie, entièrement formés dans le pays.
La cérémonie de fin des soutenances s’est tenue le 25 juin 2026 au CHU Yalgado Ouédraogo, marquant la sortie de 15 nouveaux néphrologues, dont 13 Burkinabè, une Congolaise et un Béninois.
La néphrologie est la spécialité médicale dédiée à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge des maladies des reins, notamment l’insuffisance rénale, l’hypertension artérielle d’origine rénale et les complications nécessitant la dialyse ou la transplantation.
Dans un contexte où les maladies rénales représentent un défi croissant, ces spécialistes auront pour mission d’améliorer le dépistage précoce, la prévention, la prise en charge des patients et l’accès aux soins, tout en contribuant à la sensibilisation des populations sur les facteurs de risque et l’importance du suivi médical.
Cette nouvelle promotion vient ainsi renforcer les ressources humaines spécialisées et accompagner l’extension de l’offre de soins rénaux dans le pays.
👏 Félicitations aux 15 nouveaux néphrologues et plein succès dans leur mission au service des populations !
Ministère de la Santé - MS Burkina Faso
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25/08/2026
🩸 L’ÉQUIPE DERRIÈRE LA CAUSE🩸
Bienvenue dans cette rubrique où nous mettons en lumière les personnes qui ont contribué à la brillante réussite de Ciné Drépano 2, la plus grande soirée de sensibilisation sur la drépanocytose au Burkina Faso.
Parce que derrière une belle soirée, il y a toujours des personnes. Des voix, des talents, des idées et surtout, des engagements qui permettent de faire vivre une cause.
Aujourd’hui, nous vous présentons DES Sankara Nongasida Émilie, connue sur la scène artistique sous le nom de Claire de Lune.
Il y a des personnes qui choisissent un combat. Sankara, elle, en porte deux avec la même passion : la médecine et l’art.
Étudiante en DES 1 de Médecine Communautaire et de la Famille à l’Université Lédéa Bernard Ouédraogo, originaire de Ouahigouya, elle est aussi slameuse, auteure et compositrice.
Elle a compris que la santé ne se transmet pas uniquement à travers des chiffres, des consultations ou des statistiques. Parfois, quelques mots, une voix et une émotion suffisent à toucher les cœurs et à faire passer un message autrement.
Le 13 juin, à Ouahigouya, elle est montée sur la scène de Ciné Drépano.
Et ce soir-là, Claire de Lune n’a pas simplement slammé. Elle a raconté une réalité.
À travers ses mots, elle a parlé de la drépanocytose avec sincérité, sans détour. Sa voix a porté des émotions que beaucoup connaissent, mais que peu arrivent à exprimer.
La salle a écouté. Les regards se sont remplis d’émotion. Les applaudissements ont résonné.
Et peut-être que, pendant quelques minutes, certaines personnes se sont reconnues dans ses paroles.
Derrière l’artiste, il y avait la future médecin qui connaît les réalités de la maladie.
Derrière la future médecin, il y avait une jeune femme engagée qui refuse que la drépanocytose soit réduite au silence.
Sa vision, elle la résume en une phrase :
« On continuera le combat jusqu’aux confins de la terre et l’éradication de la drépanocytose. »
Une phrase forte. Une vision. Et surtout, un engagement.
DES Sankara, au nom de tout le comité d’organisation de Ciné Drépano 2, merci. ❤️
Merci d’avoir donné de ta voix.
Merci d’avoir partagé ton talent.
Merci d’avoir choisi de parler de la drépanocytose autrement.
Et surtout, merci de nous rappeler que la médecine et l’art, lorsqu’ils se rencontrent, peuvent sensibiliser, toucher et changer les regards.
24/08/2026
Bonjour à tous!
Pour cette semaine, je vous invite à méditer sur la fertilité masculine en péril silencieusement…
La qualité du sperme recule, l’infertilité masculine progresse, et pourtant, on en parle peu. Ce n’est pas une fatalité : c’est souvent le miroir de notre mode de vie.
Le tabac, l’alcool, la sédentarité, le surpoids, le stress chronique, l’exposition à la chaleur et aux perturbateurs endocriniens fragilisent silencieusement la santé reproductive de l’homme.
Les testicules n’aiment pas la chaleur !!!
La bonne nouvelle ? Une bonne partie de cette bataille se joue dans nos assiettes et nos habitudes quotidiennes. Une alimentation riche en fruits, légumes, oméga-3 et antioxydants, une activité physique régulière, un sommeil de qualité et l’arrêt du tabac peuvent restituer à l’organisme sa capacité à procréer. Il faut également « libérer » les testicules quand vous êtes au lit ou à la maison…
Prendre soin de sa fertilité, c’est prendre soin de son avenir et de celui de sa descendance. La prévention commence aujourd’hui, dans les gestes simples du quotidien.
Bonne reprise et bonne semaine de travail !
Pr Charlemagne Ouedraogo
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23/08/2026
L’ABIAH lance son nouveau site web
L’Association Burkinabè des Internes et Anciens Internes des Hôpitaux (ABIAH) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de digitalisation avec le lancement de son nouveau site web.
Accessible à l’adresse www.abiahbf.com, cette plateforme vise à renforcer la proximité entre l’association, ses membres, les professionnels de santé et ses différents partenaires.
Le nouveau portail propose notamment un accès aux actualités et annonces de l’ABIAH, aux formations et ressources, aux projets et initiatives de l’association, ainsi qu’aux opportunités professionnelles et au réseau d’experts. Il permet également d’effectuer son adhésion en ligne.
À travers cette initiative, l’ABIAH entend moderniser ses outils de communication, faciliter l’accès à l’information et renforcer la mise en réseau des internes et anciens internes des hôpitaux.
Ce lancement s’inscrit dans la volonté de l’association de contribuer au développement et à la valorisation de l’expertise hospitalière au Burkina Faso.
Pour découvrir la plateforme : www.abiahbf.com
L’ABIAH invite ses membres, partenaires et l’ensemble des acteurs du secteur de la santé à découvrir ce nouvel espace numérique et à rester connectés à ses différentes plateformes.
ABIAH — Héritage, Service, Avenir.
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Association Burkinabè des Internes et Anciens internes des Hôpitaux
Ministère de la Santé - MS Burkina Faso
Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique - AFRO
23/08/2026
🎓 8 nouveaux spécialistes en maladies infectieuses par l’Université N**i Boni
Félicitations à la première promotion du DES en Maladies Infectieuses de l’Université N**i Boni !
Santé Commune Tv adresse ses chaleureuses félicitations aux 8 médecins de cette promotion pionnière de l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé (INSSA), dont la formation pratique a été assurée dans différents CHU du Burkina Faso.
L’infectiologie est la spécialité médicale dédiée à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge des maladies infectieuses. Dans un contexte marqué par les épidémies, les maladies endémiques et la résistance aux antimicrobiens, ces spécialistes auront un rôle essentiel à jouer.
Leur mission sera notamment de prendre en charge les patients, prévenir et contrôler les épidémies, lutter contre l’antibiorésistance, renforcer la surveillance épidémiologique et contribuer à la formation et à la recherche.
La sensibilisation des populations restera également essentielle pour promouvoir l’hygiène, la vaccination, le dépistage, la consultation précoce et le bon usage des médicaments.
👏 Félicitations à cette promotion pionnière de l’Université N**i Boni et plein succès dans cette noble mission au service de la santé des populations !
**iBoni
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22/08/2026
🇧🇫LES HÉROS DE LA BLOUSE BLANCHE | N° 0003/2026 - PROFESSEUR SÉNI KOUANDA
Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur un homme dont le parcours témoigne de l’engagement, de la rigueur scientifique et de la volonté de faire avancer la santé publique au Burkina Faso.
Il s’agit du Professeur Séni KOUANDA, médecin épidémiologiste, chercheur et enseignant.
Son histoire commence en 1997, lorsqu’il obtient son Doctorat en médecine à l’Université de Ouagadougou.
Mais pour lui, la médecine ne s’arrête pas aux soins. Comprendre les problèmes de santé à l’échelle des populations devient une véritable vocation. Il poursuit alors sa formation dans le domaine de la santé publique et de l’épidémiologie en Belgique, notamment à l’Université Libre de Bruxelles et à l’Université Catholique de Louvain, où il obtient son PhD en sciences médicales, option santé publique.
Son parcours académique s’enrichit également d’une maîtrise en sciences sociales et d’une formation en évaluation des programmes à l’Université de Carleton au Canada.
De retour dans le monde de la recherche, il rejoint l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé, l’IRSS, où il évolue jusqu’au grade de Directeur de recherche.
Ses recherches s’intéressent à plusieurs grands enjeux de santé publique :
-le VIH/sida
-la santé de la reproduction
-la nutrition
-les systèmes de santé
-l’évaluation des programmes
-l’éthique de la recherche.
Au fil des années, son travail scientifique prend une dimension importante. Il conduit plus d’une vingtaine de projets de recherche et contribue à plus de 150 publications scientifiques dans des r***es nationales et internationales à comité de lecture.
Mais le Professeur Séni KOUANDA n’est pas seulement un chercheur.
Il est également formateur. Il transmet ses connaissances en épidémiologie, en méthodologie de recherche, en suivi-évaluation, en rédaction scientifique et en éthique de la recherche en santé.
À travers l’encadrement des étudiants et des jeunes chercheurs, il participe ainsi à la formation de la relève scientifique burkinabè et africaine.
Aujourd’hui, il poursuit ses responsabilités dans le domaine de la recherche et de la formation.
Il est Directeur de recherche en santé publique à l’IRSS, Chef du Département de santé publique, Chef de l’Unité de recherche sur le VIH/sida et la santé de la reproduction, Professeur d’épidémiologie à l’Institut Africain de Santé Publique, et Directeur de l’École doctorale Sciences, Santé et Technologie.
Son engagement ne se limite toutefois pas à la production scientifique.
Pendant six années, il préside le Comité d’Éthique pour la Recherche en Santé au Burkina Faso. Une responsabilité qui témoigne de son implication dans la promotion d’une recherche scientifique responsable et respectueuse des principes éthiques.
Son parcours lui a également valu des reconnaissances dans le domaine de la recherche en santé, notamment son statut d’EDCTP Senior Research Fellow et une reconnaissance de la Society for AIDS in Africa pour son engagement dans le domaine du VIH/sida.
Derrière les titres et les responsabilités, c’est surtout un homme qui a choisi de mettre la science au service de la société.
Car la blouse blanche ne représente pas uniquement celui qui soigne.
Elle représente aussi celui qui cherche pour comprendre.
Celui qui innove pour trouver des solutions.
Celui qui transmet pour préparer la relève.
Et celui qui défend l’éthique pour que la science reste au service de l’être humain
Professeur Séni KOUANDA, merci pour votre service. Merci pour votre engagement. Merci pour votre contribution à la santé de nos populations.
20/08/2026
🚨 : protégeons les filles, préservons leur santé.🚨
Pr Charlemagne Ouedraogo , gynécologue obstétricien
Les mutilations génitales féminines (MGF) n’apportent aucun bénéfice médical à la femme. Elles peuvent entraîner des douleurs intenses, des hémorragies, des infections, des difficultés urinaires, des complications lors des rapports sexuels et de l’accouchement, ainsi que des conséquences psychologiques durables.
À l’inverse, la circoncision masculine, lorsqu’elle est réalisée dans de bonnes conditions médicales et avec le consentement approprié, peut présenter certains bénéfices démontrés, notamment une réduction du risque d’infection par le VIH dans certaines situations, ainsi que de certaines infections sexuellement transmissibles et infections urinaires.
Mais attention : circoncision masculine et mutilation génitale féminine ne sont pas des pratiques médicalement équivalentes. Les MGF consistent à retirer ou à endommager des organes génitaux féminins sans bénéfice médical reconnu.
👉 La santé d’une fille ne devrait être mise en danger. Protéger son intégrité physique, c’est protéger son avenir.
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19/08/2026
14ᵉ promotion des dermatologues-vénéréologues : de nouveaux spécialistes au service de la santé de la peau au Burkina Faso
🎓 Félicitations à la 14ᵉ promotion des dermatologues-vénéréologues du Burkina Faso !
Après un parcours exigeant marqué par le travail, la persévérance et la détermination, de nouveaux spécialistes ont rejoint la communauté médicale burkinabè le 24 juillet 2026.
La dermatologie-vénéréologie est une spécialité médicale consacrée à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge des maladies de la peau, des cheveux, des ongles et des muqueuses. Elle s’intéresse également aux infections sexuellement transmissibles (IST) et à de nombreuses affections pouvant avoir des répercussions importantes sur la qualité de vie des patients.
Au Burkina Faso, le dermatologue-vénéréologue joue un rôle qui dépasse la prise en charge des maladies. La sensibilisation et l’éducation sanitaire sont essentielles, notamment pour favoriser une consultation précoce devant une lésion cutanée inhabituelle, lutter contre l’automédication et les pratiques potentiellement dangereuses, prévenir les IST et déconstruire certaines idées reçues entourant les maladies de peau.
Face à des pathologies parfois négligées ou prises en charge tardivement, ces spécialistes devront également contribuer au dépistage, à la prévention, à l’éducation des populations et à l’amélioration de l’accès aux soins dermatologiques.
Par leur expertise, leur engagement et leur humanisme, les membres de la 14ᵉ promotion sont désormais appelés à contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations, mais également au développement et au rayonnement de la dermatologie au Burkina Faso.
La Société Burkinabè de Dermatologie, d’Esthétique et de Cosmétologie (SOBUDEC) adresse ses chaleureuses félicitations à la 14ᵉ promotion et lui souhaite plein succès dans cette nouvelle étape professionnelle.
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👏 Félicitations à nos nouveaux dermatologues-vénéréologues !
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17/08/2026
À MA SOUTENANCE | De l'excellence académique à la recherche sur le chikungunya
Il y a des soutenances qui viennent simplement couronner un parcours universitaire. Et puis, il y a celles qui racontent le chemin parcouru par un étudiant dont la constance, l'engagement et l'excellence ont marqué toute une génération.
Le Dr El Hadji Issouf Fahaad KAGONE fait partie de ceux-là.
À l'issue de son parcours en pharmacie, il a consacré son travail de recherche à une maladie dont la circulation reste encore insuffisamment connue dans plusieurs régions du Burkina Faso : le chikungunya.
Sa thèse, intitulée « Surveillance du chikungunya dans la région du Guiriko au Burkina Faso en 2024 », s'est intéressée au profil épidémiologique, clinique et à la distribution spatio-temporelle de cette arbovirose, avec pour objectif de mieux comprendre sa circulation dans la région.
Pour mener cette étude, les données de 1 442 cas suspects d'arboviroses enregistrés au Laboratoire National de Référence des Fièvres Hémorragiques Virales ont été analysées. La confirmation biologique reposait sur la RT-PCR.
Les résultats ont permis d'identifier 39 cas de chikungunya, soit une prévalence de 2,79 %. L'infection concernait particulièrement les jeunes adultes, avec un âge médian de 30 ans. La circulation du virus s'est révélée fortement saisonnière, avec un pic en septembre, période correspondant à la saison des pluies, qui concentrait 43,6 % des cas. Le CMA de Do apparaissait comme le principal foyer identifié, avec 84,6 % des cas confirmés.
Sur le plan clinique, trois manifestations dominaient : la fièvre aiguë (97,4 %), les céphalées (94,7 %) et les myalgies ou arthralgies (87,2 %). Aucun cas de coinfection avec la dengue ou le Zika n'a été détecté.
Ces résultats permettent surtout de rappeler une réalité importante : le chikungunya circule bel et bien dans la région du Guiriko. Le renforcement de la surveillance moléculaire et la sensibilisation des populations apparaissent donc essentiels pour mieux détecter la maladie et limiter sa transmission.
La prévention passe notamment par des gestes simples mais essentiels : éliminer les gîtes larvaires, utiliser des répulsifs cutanés et porter des vêtements couvrant le corps, particulièrement durant les périodes favorables à la prolifération des moustiques.
Cette soutenance a également été l'occasion de mesurer le chemin parcouru par un jeune pharmacien dont le parcours académique force le respect. Classé deuxième à l'Examen Classant National (ECN) 2025, Dr KAGONE poursuit aujourd'hui sa formation comme résident en Pharmacie, avec une spécialisation en Assurance Qualité et Contrôle Qualité des Médicaments et des Aliments.
Mais son excellence académique s'est toujours accompagnée d'un engagement auprès de ses pairs. Délégué de sa promotion depuis sa deuxième année, il a également été Responsable de la Santé Publique du CEPHARM-INSSA, puis Président du Club des Étudiants pour la Connaissance du Médicament (CECOMED). Il est par ailleurs membre de l'Association des Élèves et Étudiants Musulmans du Burkina (AEEMB).
Son travail de recherche vient ainsi s'inscrire dans un parcours où excellence, responsabilité et engagement avancent ensemble.
Pour À Ma Soutenance, cette thèse est surtout l'histoire d'un jeune pharmacien qui a choisi de consacrer une partie de son expertise à une question de santé publique concrète : mieux connaître la circulation du chikungunya pour mieux protéger les populations.
Santé Commune TV adresse ses sincères félicitations au Dr El Hadji Issouf Fahaad KAGONE pour cette étape importante de son parcours et lui souhaite une brillante continuation dans sa formation, sa recherche et son engagement au service de la santé.
Car une soutenance ne marque pas seulement l'aboutissement de plusieurs années d'études. Elle peut aussi être le point de départ d'une carrière consacrée à comprendre, prévenir et mieux soigner.
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15/08/2026
🇧🇫LES HÉROS DE LA BLOUSE BLANCHE | N° 0002/2026 — PROFESSEUR HALIDOU TINTO
De la musique à la science. D’Abidjan à Nanoro. D’un jeune étudiant en pharmacie à l’un des visages les plus reconnus de la recherche africaine sur le paludisme.
Voici l’histoire du Professeur Halidou Tinto.
Né en 1968 et ayant grandi à Abidjan, en Côte d’Ivoire, il nourrit adolescent une passion pour la musique et rêve même de devenir musicien. Il va jusqu’à enregistrer quelques chansons. Mais la vie va progressivement l’orienter vers un autre destin.
Au début des années 1990, il part au Mali, où il entreprend des études de pharmacie à l’Université de Bamako. Son parcours le conduit ensuite au Burkina Faso, où il approfondit sa formation scientifique.
En 1995, il rejoint le Centre Muraz de Bobo-Dioulasso et commence à travailler sur l’un des grands défis de la lutte contre le paludisme : la résistance du parasite aux médicaments.
En 1998, il obtient à l’Université de Ouagadougou une formation de troisième cycle en sciences, orientée vers la biochimie et la microbiologie appliquées.
En 1999 et 2000, ses recherches le conduisent au Danemark, au Royal Danish School of Pharmacy, où il travaille notamment sur de nouvelles approches thérapeutiques contre le paludisme.
En 2001, il rejoint l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS).
Puis vient la Belgique.
De 2003 à 2006, il poursuit un doctorat en sciences médicales à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, à l’Université d’Anvers. Ses travaux portent notamment sur l’épidémiologie et les mécanismes de résistance du paludisme aux médicaments.
En 2006, il obtient son doctorat.
Mais après cette formation internationale, il fait un choix déterminant : revenir au Burkina Faso.
À partir de 2008-2009, il participe à la mise en place de la Clinical Research Unit of Nanoro, la CRUN, au sein de l’IRSS. Son ambition : contribuer à faire du Burkina Faso un véritable acteur de la recherche clinique internationale.
À Nanoro, la recherche prend une nouvelle dimension. Des équipes burkinabè collaborent avec des institutions scientifiques internationales pour évaluer différentes interventions contre le paludisme, notamment des médicaments, des outils diagnostiques et des vaccins.
Puis vient le R21/Matrix-M.
Dans les essais réalisés à Nanoro, le Professeur Tinto joue un rôle majeur en tant qu’investigateur principal. En 2021, les résultats d’un essai mené sur le site montrent une efficacité de 77 % à un an dans les conditions de l’étude.
En 2023, le R21/Matrix-M reçoit une autorisation réglementaire au Burkina Faso.
Mais le Professeur Tinto n’est pas « l’inventeur » du vaccin R21. Celui-ci est le fruit d’une collaboration scientifique internationale. Son rôle majeur réside notamment dans l’évaluation clinique du vaccin au Burkina Faso et dans le développement d’une capacité de recherche permettant à de telles études d’être conduites en Afrique.
Et son parcours ne se résume pas au R21.
Ses travaux couvrent la résistance aux antipaludiques, les traitements, les diagnostics, les essais cliniques et le développement de nouvelles stratégies vaccinales.
Les reconnaissances internationales viennent ensuite consacrer ce parcours.
En 2019, il devient Fellow de l’Académie africaine des sciences.
En 2023, la prestigieuse r***e scientifique Nature le sélectionne parmi les dix personnalités scientifiques qui ont marqué l’année.
En 2024, il reçoit le Prix Al-Sumait pour le développement de l’Afrique dans le domaine de la santé, notamment pour son rôle dans les essais cliniques de vaccins antipaludiques et son engagement en faveur du renforcement de la recherche en Afrique.
En 2025, nouvelle consécration : l’UCLouvain et la KU Leuven lui décernent conjointement un doctorat honoris causa.
Mais au-delà des titres et des distinctions, son histoire raconte quelque chose de plus grand.
Celle d’un scientifique africain qui aurait pu construire sa carrière ailleurs, mais qui a choisi de revenir construire chez lui.
Construire une unité de recherche.
Former.
Chercher.
Transmettre.
Et contribuer, depuis le Burkina Faso, à une science qui dépasse les frontières.
De l’enfant d’Abidjan au chercheur de Nanoro.
Du pharmacien formé au Mali au scientifique reconnu à l’échelle mondiale.
Le Professeur Halidou Tinto incarne une conviction simple mais puissante :
L’Afrique peut produire sa propre excellence scientifique.
Et parfois, les plus grandes avancées médicales commencent dans des endroits que le monde ne regarde pas encore.
Aujourd’hui, Santé Commune TV vous présente l’un de ces hommes.
Professeur Halidou Tinto.
Vous êtes l’un des Héros de la blouse blanche.
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Bobo Dioulasso