Prêtre du fâ Missi
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Tchè toula klèblo guda fligbé ...GOUDA TOULA.
Les actes que nous posons, en bien ou en mal, portent toujours des fruits que nous récoltons.
Même si nous nous retrouvons en face de deux mauvais choix, nous devons être capable de faire le meilleur mauvais choix.
Ce fagléta sur le signe Goudakpatoula, met en scène Gouda et son petit-frère Toula recommandant la charité.
Gouda et Toula sont des frères consanguins. Gouda est l’aîné et Toula le benjamin. A la mort de leur père Mintôlonfin, l’héritage leur fut partagé. Leur champ est séparé par une voie. L’un est à gauche et l’autre à droite. Chacun labourait et plantait ce qu’il veut pour son propre épanouissement. Un bossu empruntait souvent la voie qui sépare le champ des deux frères. Arrivé à leur niveau, il demanda de l’eau pour se désaltérer. Gouda l’avare, ne lui en donne jamais. « Je viens au champ avec la quantité d’eau qui peut juste me suffire pour mes activités de la journée », se justifiait-il. A l’opposé de Gouda, Toula offre non seulement de l’eau mais aussi du haricot au bossu. Son geste ému le bossu qui décida de l’en récompenser. Il le rendit immensément riche.
Toula riche ? Aussi bien la population que son frère Gouda en furent étonnés. Incapable de continuer à résister aux questionnements persistants de Gouda, Toula finit par lui avouer la source de sa richesse. « Frère, si je suis aisé aujourd’hui, c’est bien grâce à ma générosité envers le bossu. Un jour, il me demanda de lui fendiller la bosse à l’aide d’une machette bien affûtée et de ramasser les richesses que j’y trouverai. Ce que je fis. Et effectivement je découvris de l’argent, des perles et beaucoup d’autres biens que je pris ». Un secret qu’il ne devrait révéler à personne ni à son frère Gouda.
L’origine une fois connue, Gouda se jeta un jour sur le bossu et lui fendilla le dos, mais n’y vit rien. Toula ne l’ayant pas informé de la feuille qui ressuscite le bossu après l’opération, ce dernier mourut des blessures. Alors Gouda le d
Pour tout ce beau monde, les adeptes du culte Vodoun et de la tradition ancestrale ne connaissent pas DIEU !
Or bien avant les prêches et les prédications de ceux-là qui s’arrogent le monopole de la connaissance de DIEU, et surtout, bien avant l’alphabétisation, le concept que nos ancêtres avaient de Dieu est, même aujourd’hui, plus proche des connaissance métaphysiques et mystiques se rapportant aux réalités immuables de l’Univers, que les sermons les mieux assaisonnés des prédicateurs religieux.
En effet, les termes « MAHU », « OLOROUN », « JIXWE YEHWE », par lesquels les Fons, les Nagos ; les Guns et les Minas expriment Dieu ne datent pas de l’époque coloniale ou post coloniale. Ils sont antérieurs à l’arrivée des blancs dans notre pays. Si nous nous permettions une petite digression sur le sens de chacun de ces termes, nous constatons que :
- « MAHU » exprime l’idée de quelque chose que rien ne surpasse en grandeur. C’est le suprême Absolu ;
- « OLOROUN » exprime l’idée du créateur Propriétaire du soleil, source de lumière et de vie dans notre système planétaire ;
- « JIXWE YEHWE » exprime l’idée du Saint du Ciel, c’est-à-dire la pure puissance imputrescible et inaltérable qui occupe tout le cosmos ; l’Omnipotent, l’omniscient et l’omniprésent en d’autre thème, l’Eternel !
Si nous mettons bout à bout ces termes, nous voyons que pour nos ancêtres, DIEU est le Suprême Absolu, le Créateur-Propriétaire du Soleil, l’Omnipotent, l’Eternel !
Alors chers frères et sœurs, est-ce que les propagateurs des religions monothéistes de nos jours nous ont transmis une idée de Dieu qui soit plus expressive ou plus élevée que celle-là que nous tenons déjà de nos ancêtres analphabètes ?
Venons-en maintenant aux Vodouns. Nos ancêtres n’ont jamais mis les Vodouns à la place de Dieu qui est déjà l’insaisissable et l’indéfinissable Absolu ; mais les Vodouns sont par contre définissables et identifiables. C’est ainsi que pour eux ;
- « le FEU cosmique, que notre électricité gross
Le bain rituel du Fâ encore appelé Fâlilè est un rituel de purification dont l’aboutissement est la vivification des noix sacrée de Fâ et la purification de l’initier. Le Falilè débarrasse vos noix sacrées de toute impureté et par ricochet débarrasse l’initié de toute énergie négative pouvant constituer un obstacle pour son évoluer.
Au cours de la cérémonie du bain rituel, des chants sacré des différentes divinités suivi des chants issu des signes de Fâ synchronisé avec un mélange de percussions sacré de ‘’ ADJA’’ et de’’ Gankouékoué ’’ seront joué pour magnifier et rendre gloire à Orunmila, Agbomirégoun, Oba Olou, Oba Ayé, Oba Atché…
Gbè wa gblé, Fâ wè non lè hwoué woû
Adjô Wèkèmin nou gbè wa gblélé ô
Fâ yi Dékin wè non lè Hwoué bèè é non min
Quand les zones d’ombres
Commencent par s’épaissir autour de soi
Le Fâ pourra t’illuminer
Même dans les tréfonds de l’abime.
Qu’est-ce que le Fâ ? A quoi sert le Fâ ? Les signes Fâ...
Le Fâ est une science sacrée qui constitue une clé d’ouverture sur les énigmes de l’univers. Nous aidant à comprendre les manifestations des énergies dans l’univers, cette science nous enseigne nos liens profonds avec la nature grâce aux récits initiatiques. Nous mettant en contact avec les différentes manifestations d’Imana que sont les neterou ou les orishas le Fâ nous guide et nous éclaire sur la nature profonde des choses.
Le détenteur ou la détentrice de la science sacrée du Fâ est un scientifique, botaniste, biologiste car il a une grande connaissance des plantes et de leurs fonctions, mais il est aussi un psychologue puisqu’il est aussi un spécialiste des maladies mentales liées aux émotions et aux comportements. Il sait que certaines maladies d’ordre physiologique ne nécessitent point les mêmes traitements que celle d’ordre psychologique.
Ce grand détenteur de la science sacrée du Fâ est appelé Bokonon en langue Fon, Babalawo en Yoruba et Mahou en égyptien ancien. Mahou signifie le voyant. On parlait souvent de Ur Mahou, le grand voyant. Mahou ne signifie donc pas Dieu mais le voyant. D’ailleurs, aucun mot africain ne signifie Dieu. L’africain parle d’énergie et non de Dieu comme nous l’avons déjà expliqué dans les tomes précédents. Le Bokonon, le Babalawo ou le Mahou n’est ni un féticheur, ni un mystique ou un idolâtre mais un scientifique puisque le Fâ, c’est de la science.
Dans les Fâ, comme dans la spiritualité africaine en général, il existe des signes qui sont, bien entendu, des expressions visibles des énergies invisibles. A chaque signe correspondent des énergies et non des fétiches car comme nous l’avons déjà montré dans le tome 1, il n’existe ni fétiches, ni idoles, ni animisme dans la spiritualité africaine authentique. Ce qui existe, ce sont des énergies, ce que la science actuelle appelle énergie noire, une énergie gouvernant l’univers et qui se manifestent sous plusieurs formes.
« Les âmes s'assirent autour de la table ronde pour choisir leur prochaine leçon à apprendre. Se leva une âme forte et courageuse : « Je vais sur terre pour apprendre à pardonner. »
Les autres âmes dirent, effrayées : « mais c'est l'une des leçons les plus difficiles.., tu ne peux pas l'apprendre en une seule vie... Tu vas souffrir... On va s'inquiéter pour toi, mais... Tu peux le faire, on va t'aider... »
Une des âmes dit : « Je suis prête à t'accompagner sur terre pour t'aider. Je serai ton mari, dans notre vie familiale, il y aura beaucoup de problèmes à cause de moi, et tu apprendras à me pardonner. »
Une autre âme soupira : « Je peux devenir un de tes parents, je vais te faire vivre une enfance difficile, et ensuite tu me suivras dans tout ce que tu vas faire, et tu apprendras à me pardonner. »
Et la troisième âme a dit : « Et je serai l'un de tes supérieurs, je te traiterai mal, injustement, pour que tu apprennes le sens du pardon. »
D'autres âmes décidèrent de la rencontrer à d'autres périodes de sa vie, pour réviser la leçon... chaque âme choisit sa leçon à apprendre, prépara un plan de vie, et chacune descendit sur terre pour remplir son contrat d’âme. »
Il n’y a jamais de hasard. Chaque personne apparaît dans notre vie au moment où nous en avons besoin et parce que nous en avons besoin pour apprendre une leçon que nous avons choisie d’apprendre dans cette Vie.
Lorsque nous comprenons le grand plan de la Vie, nous pouvons accueillir avec plus d’ouverture tous ces êtres qui semblent nous faire souffrir ou nous irriter car chacun a son rôle à jouer dans notre plan de vie. Ceux qui nous font souffrir sont souvent nos plus grands maîtres.
C’est notre ouverture du cœur qui définit la conscience que nous avons de la bienveillance de la Vie à notre égard. Chaque chose, chaque personne, chaque événement a sa raison d’être. Ainsi, nous n’avons pas à juger qui que ce soit ou quoi que ce soit.
Nous avons simplement à accueillir ce qui est là...
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