La Plume
La sagesse de vivre mène à une vie simple et agréable
19/10/2025
06/12/2024
Deuxième partie 2 et fin.
Faîtes attention à tout ce que vous regardez sur les réseaux sociaux car parfois ce sont des sortilèges.
Clotilde se trouvait devant ce grand miroir de 2 mètres qu’elle s’était achetée. Le canari rempli d’un tissu rouge attaché avec du fil noir et des épingles dessus se trouvait juste devant le miroir aussi et elle, sur une chaise offrait son intimité au miroir.
Tout à coup, le miroir se mit à bouger et d’un coup apparu tous les visages de ceux qui avaient regardé la sextape de Clotilde même seulement pour une seule seconde.
Le nombre était incalculable, incomptable car ils étaient nombreux, hommes, comme femmes, enfants, pères et mères.
Mais le rituel ne s’était pas alors arrêté là, car un moment donné alors que les visages avaient rempli le gigantesque miroir, on pouvait ainsi apercevoir une énergie quitter chaque personne sur le miroir et se diriger dans le canari.
Plus les gens regardaient la vidéo , plus les visages apparaissaient et plus encore le canari se remplissait de leur énergie.
Après des heures et des heures, lorsque le canari fut plein, monsieur Zaïr lui dit.
- Demain à la première heure, tu vas te laver avec le contenu du canari et tu viendras au boulot.
- D’accord.
Clotilde n’était pas confiante mais le lendemain au bureau lorsqu’elle arriva, le patron la convoqua dans son bureau.
- Mademoiselle Clotilde, vous êtes sans doute au courant que je suis en train de refaire mon équipe.
- Oui monsieur.
- Voila. Alors je vais vous enlever à votre poste mais pas pour me séparer de vous. Vous allez avoir une promotion et votre salaire va augmenter. Je me sens très bien avec vous et de tous, vous êtes la seule que j’ai voulue garder. Alors si ça vous dit, voici le contrat.
Clotilde n’attendait pas plus que ça, elle se précipita de signer le contrat et travailla dans la boîte plusieurs années encore et encore.
Quelques semaines plus t**d, alors que la vidéo était déjà un lointain souvenir, Clotilde était devenue une femme influente de sa boîte, elle s’était séparé de son petit ami qui avait alors fait une dépression après avoir perdu toute sa marchandise dans un incendie.
Sa meilleure amie qui l’avait aussi appelé le soir de la publication de la vidéo s’était faite arnaquer par son fiancée qui avait voyagé avec tout l’argent des préparatifs de leur mariage, l’abandonnant ainsi avec deux enfants dont un nouveau né.
La majorité des personnes qu’elle connaissait avait eu des répercussions dans leur vie après avoir regardé cette vidéo qui avait un but diabolique, sans parler de ceux là qu’elles ne connaissaient pas.
C’est ainsi cette vie qui est alors pleine de distractions pareilles… Le malin sait ce qui plaît à nos esprits et c’est par là qu’il décide de nous atteindre.
L’on a beau pensé être innocent mais inconsciemment, à travers certains actes nous nous livrons nous même dans les mains du malin.
06/12/2024
Première partie 1
Faîtes attention à tout ce que vous regardez sur les réseaux sociaux, car parfois ce sont des sortilèges.
Savez vous que nos plaisirs sont nos plus grands pièges ?
Parfois, c’est à travers ce qui nous attire que nous trouvons nos pertes et nos malheurs. Consciemment, parfois inconsciemment, nous sommes alors responsables de ce qui nous arrive, positivement ou même négativement.
Voici comment une sextape a sauvé la vie de Clotilde…
Alors que certains postes étaient menacés dans la boîte où elle travaillait, la magnifique Clotilde avait alors peur de perdre son boulot. Elle avait beau voir certains cadres qui étaient comme des pères, des mentors pour elle mais elle n’était pas totalement sûre de sa future situation.
Le grand patron avait besoin d’une nouvelle énergie et avait décidé de changer presque toute son équipe pour avoir une nouvelle vision de sa boîte.
Clotilde était craintive et ne voulait pas perdre son boulot mais était prête à tout pour pouvoir le garder car dans combien d’entreprises du pays, un employé saurait touché un million chaque mois en dehors des multiples avantages ?
Même si tu étais alors en ce moment le meilleur employé, tu n’étais pas sûr de garder ta place.
En réalité, ce qui stressait Clotilde c’était la rumeur. Plusieurs personnes lui avaient alors dit que son nom figurait parmi ces personnes qui devraient être remplacées et de source sûre, elle devait alors plier bagages dans exactement deux jours.
Couchée chez elle le dimanche, veille du second jour, où elle devait sûrement être renvoyé le lundi matin à la première heure, Clotilde défilait l’actualité sur Facebook lorsque tout à coup elle tomba sur une vidéo qui la choqua.
Avant même qu’elle n’eut terminé la dite vidéo que son téléphone se mit à sonner et c’était son petit ami.
- Clotilde, qu’est-ce que je vois là? Dis moi que ce n’est pas vrai je t’en prie ! Ça veut dire quoi tout ça ?
Clotilde ne savait pas quoi répondre et préféra raccrocher. Un autre numéro l’appela cette fois, c’était sa meilleure amie.
- Ma sœur tu as fait fort ! Avec tous les problèmes que tu traverses actuellement, le genre de vidéo ci sort encore sur toi ? Ton patron va seulement te virer demain.
Toujours très calme, Clotilde ne répondait pas et préférait écouter ou encore lire les messages de ceux là qui la reconnaissaient sur cette sextape qui venait alors de fuiter.
Une sextape où on apercevait Clotilde se faire defoncer par deux hommes au calibre imposant, elle même tenant le téléphone et gémissant comme une actrice de films pour adultes.
Comme une traînée de poussière, la vidéo était déjà répandue et partagée dans tous les réseaux sociaux et les demandes se faisaient entendre.
Clotilde qui traversait des moments très difficiles actuellement se voyait alors ajouter un autre fardeau à la veille d’un jour aussi fatidique pour elle.
Cependant, alors qu’elle faisait la une sur internet et que tout le monde maintenant parlait d’elle depuis quelques heures, son téléphone sonna encore…
- Allô
- Oui monsieur Zaïr.
C’est le seul appel où elle avait répondu.
- Tout se passe comme prévu.
Lui dit il…
- Oui apparemment.
- Voila. Maintenant dis moi, est-ce que tu as acheté un grand miroir comme je te l’ai demandée ?
- Oui monsieur Zaïr.
- Et le canari , tu l’as récupéré dans ton tiroir j’espère.
- Oui monsieur Zaïr
- Super. Maintenant, va dans ta do**he, tu te laves le Vagin, tu prends cette eau et tu la mets dans le canari. Ensuite tu en prendras un peu pour asperger sur le miroir et tu attendras.
Pour alors maintenir son poste et devenir une des personnes influentes de son entreprise, Clotilde prête à tout, avait rencontré l’un de ses parrains qui lui avait alors proposé cette solution.
Elle exécuta les consignes de monsieur Zaïr à la lettre qui ajouta qu’elle devait alors s’asseoir toute nue, les jambes grandement écartées devant le miroir après avoir fait ce qu’il lui avait au préalable dit.
- C’est fait monsieur Zaïr !
- Ok. Regarde ce qui va se passer !
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21/01/2024
L'ART DE VIEILLIR
Vieillir, se l'avouer à soi même et le dire
tout haut, non pas pour voir protester les amis,
mais pour y conformer ses goûts et s'interdire
ce que la veille encore on se croyait permis.
Avec sincérité, dès que l'aube se lève,
se bien persuader qu'on est plus vieux d'un jour ;
à chaque cheveu blanc, se séparer d'un rêve
et lui dire tout bas un adieu sans retour.
Aux appétits grossiers, imposer d'âpres jeunes,
et nourrir son esprit d'un solide savoir,
devenir bon, devenir doux, aimer les fleurs,
aimer les jeunes, comme on aima l'espoir.
Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
tandis qu'il vogueront sur les flots hasardeux,
craindre d'être importun sans devenir sauvage,
se laisser ignorer tout en restant près d'eux.
Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
prier et faire un peu de bien autour de soi,
sans négliger son corps, parer surtout son âme,
chauffant l'un aux tisons, l'autre à l'antique Foi.
Puis un beau soir, discrètement, souffler la flamme
de sa lampe et mourir parce que c'est la loi.
19/01/2024
Si je n’ai pas l’amour…
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas
l’amour, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les
mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une
foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.
Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais
mon corps aux flammes, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour est longanime ; l’amour est serviable ; il n’est pas envieux ;
l’amour ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; il ne fait rien
d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas
compte du mal ; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il met sa joie
dans la vérité. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
L’amour ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les
langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle
est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra
ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
Maintenant donc demeurent foi, espérance, amour, ces trois choses,
mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour.
17/01/2024
LACHER PRISE
Lâcher prise, ce n'est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que
l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.
Lâcher prise, ce n'est pas couper les liens, mais prendre conscience que l'on ne
peut contrôler autrui.
Lâcher prise, ce n'est pas être passif, mais au contraire chercher principalement à tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.
Lâcher prise, c'est reconnaître son impuissance, au sens où l'on admet que le
résultat final n'est pas toujours entre ses mains.
Lâcher prise, c'est ne plus blâmer ou vouloir changer autrui et, au lieu de cela,
choisir de consacrer son temps à donner le meilleur de soi-même.
Lâcher prise, ce n'est pas prendre soin des autres en faisant preuve d'une totale
abnégation, mais se sentir concerné par eux.
Lâcher prise, c'est ne pas "assister ", mais encourager.
Lâcher prise, c'est ne pas juger, et accorder à autrui le droit d'être humain, c'est à dire lui accorder le droit à l'erreur.
Lâcher prise, c'est ne pas s'occuper de tout ce qui arrive, et laisser les autres
gérer leur propre destin.
Lâcher prise, c'est ne pas materner les autres, et leur permettre d'affronter la
réalité.
Lâcher prise, ce n'est pas rejeter, c'est au contraire accepter.
Lâcher prise, c'est ne pas harceler, reprocher, sermonner ou gronder, et tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.
Lâcher prise, c'est ne pas adapter les choses à ses propres désirs, et prendre
chaque jour comme il vient et l'apprécier.
Lâcher prise, c'est ne pas critiquer ou corriger autrui, mais s'efforcer de devenir
ce que l'on rêve de devenir.
Lâcher prise, c'est ne pas regretter le passé, et vivre et grandir dans le présent
pour l'avenir.
Lâcher prise, c'est craindre moins et aimer davantage.
15/01/2024
LA MALADIE DU BONHEUR
ATTENTION ! Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure
vertigineuse. L'O.M.B. (Organisation Mondiale du Bien-être) prévoit que des
milliards de personnes seront contaminées dans les dix ans à venir.
Voici les symptômes de cette terrible maladie :
1- Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d'agir
sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnement du passé.
2- Manque total d'intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s'intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3- Perte complète de la capacité de se faire du souci (cela représente l'un des
symptômes les plus graves).
4- Plaisir constant d'apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont, ce qui
entraîne une disparition de l'habitude de vouloir changer les autres.
5- Désir intense de se transformer soi-même pour développer ses potentiels de
santé, de créativités et d'amour.
6- Attaques répétées de sourires, ce sourire qui dit " merci " et donne le
sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.
7- Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance, à la simplicité, au rire et à la g*ieté.
Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, les conflits, la maladie et le
conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes.
Cette maladie est extrêmement contagieuse. Si vous présentez déjà des
symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible. Les traitements
médicaux chimiques peuvent faire disparaître momentanément quelques
symptômes, mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal.
Aucun vaccin anti-bonheur n'existe. Comme cette maladie du bonheur provoque
une perte totale de la peur de mourir qui est le pilier central des croyances de la
société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se
produire, tels que grèves de l'esprit belliqueux, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, cercles de partages et de guérison, crises collectives de fou rire.
13/01/2024
L’ETRANGER
Un jeune homme s'approcha et lui dit:
- Je ne suis jamais venu ici; comment sont les gens qui vivent dans cette ville?
Le vieil homme lui répondit par une question:
- Comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens?
- Egoïstes et méchants. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'étais bien content
de partir, dit le jeune homme.
Le vieillard répondit:
- Tu trouveras les mêmes gens ici.
Un peu plus t**d, un autre jeune homme s'approcha et lui posa exactement la
même question.
- Je viens d'arriver dans la région; comment sont les gens qui vivent dans cette
ville? Le vieil homme répondit de même:
- Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens?
- Ils étaient bons et accueillants, honnêtes; j'y avais de bons amis; j'ai eu
beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.
- Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.
Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les
deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il
s'adressa au vieillard sur un ton de reproche:
- Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même
question posée par deux personnes?
- Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le
vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur.
11/01/2024
LES TROIS PORTES
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent.
Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.
"Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.
"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage.
Cependant je veux bien te donner quelques indications.
Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles.
Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner,
car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui.
Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair.
Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
"CHANGE LE MONDE".
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me
plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son
premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
- J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce
qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas".
- C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce
qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire
"CHANGE LES AUTRES".
"C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de
joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration."
Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses
semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts.
Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres,
il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
– J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source
de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en
sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces
choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te
révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en
toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance
ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :
"CHANGE-TOI TOI-MEME".
"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à
faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son
caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer
tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
- J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut
améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."
"C'est bien," dit le Sage.
- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout,
contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le
repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner,
de lâcher prise."
- C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant
d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut
qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait
"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi
la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient
aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui,
tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs,
ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les
accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer,
se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
- J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est
me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à
m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."
"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux
repasser la 3ème porte."
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la
seconde porte et y lut :
"ACCEPTE LES AUTRES".
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ;
celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait
soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était
maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois
l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
demanda ce dernier.
- J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais
plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement."
- C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à
nouveau la deuxième porte. »
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y
lut : "ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il
regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à
transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par
leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde
qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
- J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le
monde lui semble g*i. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le
monde, lui, n'est ni triste ni g*i. Il est là ; il existe ; c'est tout.
Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai
appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec
toi-même, avec les autres et avec le Monde."
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le
Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit
le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du
Silence".
Et le Vieil Homme disparut
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