Et si on lisait

Et si on lisait

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Lecture détente et imagination. Rêvons un peu afin de continuer à espérer.😉

11/11/2025

Leela, la défigurée
Episode 7

***Leela***

Je ne sais pas combien de temps a duré ce ba**er mais je suis restée les yeux fermés pendant longtemps jusqu’à ce que j’entende la douceur de sa voix.

Kelvin : Tu peux ouvrir tes yeux maintenant.

Je les ai ouverts lentement et j’ai vu son visage toujours prêts du mien et ses lèvres encore plus proches.

Kelvin (chuchotant) : Tu as de magnifiques lèvres. J’ai hâte de les gouter plus en profondeur.

J’ai gloussé en entendant cette phrase. J’adore son haleine, elle est mentholée. Je n’arrivais pas à en placer une tellement encore secouée. Il s’est redressé et a mis ses mains sur le volant le sourire aux lèvres.

Kelvin : Bon je pense que tu devrais y aller maintenant. Il commence à se faire t**d.

Je n’ai rien ajouté et je suis sortie toute chamboulée.

Whaoh quel ba**er ! Je n’en reviens toujours pas. Il m’a embrassé aussi naturellement comme si on sortait ensemble. Ce type est fou, d’une folie qui me rend f***e…de lui. Lol.

Je suis assise devant mon miroir mais plutôt que de voir mon visage défigurée c’est son visage à lui que je vois. Je vois son sourire, la tête qu’il fait lorsqu’il me voit toute intimidée par lui. Je revois son ba**er. Ce ba**er a tout mélangé dans ma tête. Je ne sais plus où j’en suis et ce que je dois faire. Dois-je le repousser ou me laisser faire ? En même temps c’est une star de foot et on connait tous leur réputation. Ils collectionnent les filles puis s’en débarrassent après. Est-ce comme cela qu’il me voit ? Comme une fille de plus ? Il faut que j’évite de tomber amoureuse enfin si je ne le suis pas déjà.

**

Je suis là comme une idiote à attendre qu’il arrive. Je n’arrive même plus à me concentrer sur les tâches que le boss m’a données. Je l’attends comme si s’il vient je vais faire quelque chose de spéciale. Je ne vais certes rien faire mais je veux voir comment il se comportera avec moi après m’avoir embrassé. Je repense aussitôt à ce ba**er. Mon Dieu qu’il était divin.

La journée est terminée et il n’est pas venu. Je suis déçu. Peut-être qu’après tout il n’a pas ressenti ce que j’ai ressenti. Ce ba**er a sûrement été un de plus sur sa liste. Pff et moi qui me faisait des films. Normalement un homme s’empresse de revoir une fille qu’il a embrassé mais lui non.

J’arrive à la maison avec Benji lorsque je vois déposé au pas de ma porte…un bouquet de fleur. Des roses rouges. Oh elles sont magnifiques. Je le prends et lis la carte « Tes lèvres m’ont hanté toute la nuit. K.T ». C’est de sa part, de la part de Kelvin. Je me mets à sourire bêtement. Je ne me suis pas rendu compte mais mine de rien j’ai passé 1h de temps à contempler les roses. Purée je dois faire le diner. M’en fiche on peut s’acheter à manger dehors. Je m’oblige à prendre une do**he après avoir donné la sienne à Benji. Je me dirige ensuite vers la cuisine lorsqu’on frappe à la porte. Je prends un foulard que je mets sur ma tête sans l’attacher mais je couvre cette partie de mon visage. J’ouvre et…

Kelvin : Bonsoir Leela.

Il est arrêté là tout beau devant la porte avec sa fille. Je réponds à son sourire sans le vouloir. Mon Dieu j’ai le cœur qui danse le Gbégbé (danse traditionnelle Bété).

Moi : Bonsoir Mr. Je suis surprise de vous voir ici. Entrez donc.

Ils entrent et aussitôt la petite va rejoindre Benji dans le fauteuil.

Kelvin : Je suis désolé de venir à l’improviste. C’est juste une idée de dernière minute. J’espère que vous n’avez pas encore diné ?

Moi : Euh non je m’apprêtais à aller préparer le diner.

Kelvin : Ok c’est une bonne chose. Nous sommes venus vous chercher pour aller diner dehors. Prunella voulait manger restau ce soir donc j’ai pensé que ce serait mieux que vous vous joigniez à nous.

Moi : Je…

Kelvin : Svp.

Moi (sans trop réfléchir) : Ok. Laissez-moi me changer.

**

Le diner ce passe à merveille. Nous sommes assis seuls sur notre table face à face et les enfants sont assis sur une table à côté de la nôtre. Nous mangeons, nous buvons et nous discutons. Je me sens bien. Je ne veux pas que ce moment s’achève.

Kelvin : Tu as aimé les fleurs ?

Moi (baissant la tête) : Oui monsieur. Elles sont très belles, merci.

Kelvin : Bon je pense qu’il serait temps de se tutoyer vous ne pensez pas ?

Moi : Vous êtes mon patron et je me dois de vous vouvoyer.

Kelvin : Vous avez l’habitude de vous faire embrasser par vos patrons et de diner par la suite avec eux ?

Touché. Je me mors la lèvre en repensant au ba**er. Je ne sais même plus quoi lui répondre.

Kelvin : Si tu veux on se vouvoie lorsque nous sommes au bureau et on se tutoie quand nous sommes deux comme maintenant.

Moi : Ok d’accord monsieur.

Kelvin : De grâce appelle-moi Kelvin.

Moi (rougissant) : Ok…Kelvin.

Nous continuons d’échanger. On parle de nos enfants, de nos goûts culinaire, nos préférences et autres. Il me raconte aussi certaines anecdotes sur sa carrière. Je me détends au fur et à mesure au point même où je le laisse caresser mes mains à tout bout de champ et même ma joue. J’en reçois à chaque fois des décharges. Ce type crée en moi toutes sortes d’émotions qui me plaisent je dois l’avouer.

Il nous dépose chez nous. Prunella s’est endormi dans la voiture et Benji tanguote déjà.

Moi (à Benji) : Mon chéri brosse toi les dents et mets-toi au lit. Je te rejoins tout de suite.

Benji (ensommeillé) : D’accord maman.

Je reste devant la porte avec Kelvin qui nous a accompagnés pour s’assurer qu’on rentre bien.

Moi : Merci mon…Kelvin pour le diner. Il était super.

Kelvin : De rien…J’ai pensé à un truc. Puisque demain les enfants vont en sortie scolaire pendant deux jours j’ai pensé qu’on devrait en profiter pour passer du temps ensemble. Ça tombe le week-end donc il n’y aura pas boulot.

Moi : Mais demain c’est vendredi et je travaille.

Kelvin : Mais après le boulot tu peux descendre chez moi pour qu’on se fasse un diner. C’est moi qui régale.

Je me mets à réfléchir lorsqu’il se rapproche plus près de moi me collant au mur. Il place un bras sur le mur d’un côté de mon visage et de l’autre main me caresse la joue.

Kelvin (doucement) : Et puis ça nous permettra de mieux nous connaitre.

Son visage est trop proche du mien et ça m’empêche de réfléchir correctement. Je hoche la tête pour dire oui. Aucun mot n’arrive à sortir de ma bouche. J’ai l’impression que si j’ouvre la bouche nos lèvres vont se croiser tellement elles sont à proximités. Il sourit puis encore une fois…m’embrasse. Cette fois avec langue. Ce type veut me tuer ou quoi ? Tout mon être est embrasé. Je sens que mes jambes ne vont pas t**der à me lâcher.

Kelvin (entre mes lèvres) : A demain.

Il dit ça et il s’en va. Moi je reste encore sur place pour essayer de retrouver la mobilité de mes jambes. Je ne sens plus rien et je pense que j’ai mouillé. M***e un simple ba**er m’a fait mouiller. Ça fait combien de temps que ça ne m’était pas arrivé déjà ? Je dirai une éternité. Il faut que j’aille dormi c’est mieux pour moi.

***Kelvin***

Cette fille me fait faire des choses insensées. Je ne me contrôle plus en sa présence. A vrai dire je ne contrôle plus rien quand elle est proche de moi. Je fais tout ce qui me passe par la tête sans trop réfléchir. M***e cette fille éveille trop de choses en moi. Je ne faisais jamais la cour aux filles. Je n’avais pas besoin de le faire, mon statut les attirait toutes vers moi comme des fourmis attirées par du sucre versé par terre. Elles se jettent toutes à mes pieds en me voyant et moi j’en profitais. Je les collectionnais puis après je passais à autre chose. Ça a été ainsi jusqu’à ce que je me marie avec Liliane. Je me suis rangé mais apparemment ça n’a servi à rien. Pendant que moi j’étais sérieux elle elle se faisait sauter à tout va. Mais aujourd’hui me voici qui fait la cour à une jeune fille sans vergogne. Je me permets même de l’embrasser sans que nous ne soyons réellement ensemble. Cette fille est spéciale et je ne compte pas la laisser m’échapper. Si je veux faire du sérieux avec elle je n’en sais rien. Ce que je sais c’est que je la veux. Je la veux plus proche de moi, je la veux dans mes bras à chaque instant. Je ressens une envie f***e de la protéger, contre quoi je ne sais pas mais je la veux dans ma vie.

11/11/2025

Leela, la défigurée
Episode 6

***Leela***

Benji repend vite, déjà deux jours après qu’il se soit évanoui et le voilà qui saute partout dans la maison. Moi ça ne fait que me réjouir, j’aime voir mon bébé aussi heureux. Nous sommes dimanche donc je l’ai envoyé au parc d’attraction pour qu’il se détende un peu après quoi nous sommes allés pendre une glace. Ça faisait quand même un peu longtemps qu’on n’était pas sorti tous les deux. J’étais beaucoup occupé ces derniers temps mais maintenant ça va je suis UN PEU relaxe.

Je suis à la cuisine en train de préparer le diner. C’est la sauce légumes qui est au programme comme Benji est en manque de sang ça lui fera du bien. Il n’aime pas trop ça, il ne touche jamais aux légumes juste à la sauce mais aujourd’hui il va devoir faire un effort. J’entends mon portable sonner depuis la chambre. Je sais déjà que c’est mon patron. Je lui ai attribué une sonnerie comme ça je sais que c’est lui qui m’appelle.

Moi (passant) : Chéri diminue la télé stp.

Il prend la télécommande et diminue la télé pendant que moi je vais dans la chambre répondre à Mr Sébastien. On passe près de 45min en train de parler. Il a ENCORE un problème avec son ordi et comme toujours c’est à moi de régler. Je prends mon ordi pour lui donner certaines instructions à suivre mais ce type se perd à chaque fois. Vraiment je me demande si ce type sait ce qu’on appelle Windows pour parler de ce que ça contient. Si tu ne sais pas utiliser un ordinateur oh ce n’est pas mieux tu vas laisser ? Vraiment hein.

On termine et remets mon portable en charge. Heureusement que j’avais diminué le feu en bas de la sauce sinon à l’heure qu’il est tout serait déjà fini dans la casserole. Je sors de la chambre et entend une voix d’homme mais au moment d’en être vraiment sûr je suis déjà devant lui…sans mon foulard pour cacher mon visage. Il se lève aussitôt qu’il me voit mettant ses mains dans ses poches. Il est trop séduisant quand il fait ça. Mon cœur manque un battement et la seule chose qui me vient à l’esprit c’est de me cacher le visage avec mes mains laissant voir un seul œil…Il sourit et je fonds.

***Kelvin***

Je ne peux m’empêcher de sourire devant son petit manège. Elle cache son visage avec ses mains mais j’ai pu quand même voir une cicatrice sur son visage. Bon je ne l’ai pas bien vu mais je sais au moins que c’est une cicatrice un peu comme une brulure. Elle a sûrement été brulée ou peut-être elle a eu un accident.

Leela : Monsieur ? Que…que faites-vous ici ?

Moi : J’étais juste passé voir comment se portait le petit.

Benji : Maman regarde le tonton m’a envoyé des biscuits et des fruits.

Elle baisse la tête pour voir le paquet dans la main de Benji puis la relève vers moi. C’est première fois qu’elle me fixe pendant plusieurs minutes.

Leela : Merci monsieur, il ne fallait pas vous déranger.

Moi : Non ce n’est rien, je l’ai fait avec plaisir. Bon il faut que j’y aille. Je dois aller chercher ma fille chez ma mère.

Leela : Ok. Merci d’être passé monsieur.

Je la regarde une dernière fois et je souris à nouveau. Sa tête me fait trop rire avec ses mains toujours sur son visage. On dirait une vraie gamine que je trouve très mignonne. Je lui dis un dernier au revoir et je pars.

***Le lendemain***

J’arrive à la boite et me dirige immédiatement chez Leela. Si je suis venu ce matin c’est plus pour la voir elle que pour parler affaire. Je n’ai pas arrêté de penser à elle. De la revoir ses mains sur son visage et je me surprenais en train de sourire. Je souriais comme un att**dé et même prunella l’a remarqué. Elle m’a demandé ce qui me faisait sourire comme ça et j’ai raconté n’importe quoi puis là encore j’ai souri. Cette fille me fascine, ces petites réactions timides me fascinent. C’est la première fois que je trouve une timidité aussi séduisante.

Moi : Bonjour Leela.

Elle lève sa tête qu’elle avait plongée dans des documents et se lève quand elle m’aperçoit.

Leela : Bonjour Monsieur.

Moi : Comment ça va ce matin ?

Leela : Bien monsieur. Encore merci pour votre visite d’hier.

Moi : De rien. Bon je te laisse travailler. On se dit à plus t**d.

Elle hoche légèrement la tête et je m’en vais mes mains dans mes poches. J’aime avoir mes mains dans mes poches, ça me donne un air plus serein mais devant elle je pense que c’est plus pour me retenir de la toucher. Je ressens à chaque fois cette envie lorsque je suis prêt d’elle surtout depuis la dernière fois où je lui ai touché la joue. Elle a une peau douce très agréable à toucher. Cette fille me plait.

**

Je suis allé faire un tour dans les différents départements pour voir un peu comment les choses se passent et je suis satisfait de ce que j’ai vu. En tout cas tout le monde se met à la tâche et met beaucoup de sérieux dans le travail. J’aime ça. Il y a tellement de gens qui jouent nt avec leur travail et ne réalisent pas la chance qu’ils ont de l’avoir alors que plusieurs là dehors donnerais tout pour avoir ne serait-ce qu’un tout petit poste rien que pour assurer leur avenir.

Je me dirige vers le bureau de Sébastien pour m’entretenir avec lui concernant certains petits détails que j’ai remarqués mais quand j’arrive devant son bureau j’entends des voix. La porte est légèrement ouverte et je vois Laure en train de discuter avec Leela. Je dirai même se disputer. Elles ne me voient pas et je décide de les observer. Apparemment il n’y a que Laure qui parle, Leela se contente juste d’écouter en rangeant le bureau de Sébastien.

Laure : Je te le dis et le répète tu ne seras jamais comme moi donc ne pense même pas un jour m’arriver la cheville. Tu n’es qu’une pauvre fille avec un visage défigurée et jamais au grand jamais aucun homme ne s’intéressera à toi donc arrête de tourner autour de CEUX que je veux pour moi. Ta place c’est derrière ton bureau de secrétaire restes-y ce serai mieux pour toi.

Elle parle et parle mais toujours pas de réaction de Leela qui reste toujours la tête baissée en continuant sa tâche. Ça m’intrigue ? Pourquoi se laisse- t-elle ainsi insulter ? Normalement elle devrait lui donner la réponse qu’elle mérite c’est comme ça que ça se passe. Leela est aussi timide que ça ? Je suis vraiment choqué par ce spectacle.

Laure : Restes bien loin de Kelvin sinon…Oh monsieur vous êtes là !

Elle sursaute en me voyant. Je rentre et fais comme si je n’avais rien entendu. Leela s’excuse et sort aussitôt. Laure m’informe que Sébastien s’était rendu à un rendez-vous et qu’il serait là d’ici peu. Je décide donc de m’en aller. Je passe devant Leela et lui dit au revoir avant de m’en aller. Je suis vraiment surpris de sa réaction. C’est ma première fois de voir une fille qui se laisse autant rabaisser par une autre. Mais on va régler ça.

***Une semaine plus t**d***

***Leela***

Ça fait une semaine que Kelvin n’est pas venu à la boite et je ne sais pas pourquoi. Peut-être qu’il est en voyage mais il aurait pu m’avertir. Pourquoi t’aurait-il averti tu es qui pour lui ? Personne. Mais n’empêche qu’il me manque un peu. J’ai envie de le voir, son sourire et sa voix. Je ne devrais pas penser à lui c’est mon boss mais j’y peux rien. Il faut que je me concentre sur mon travail et non sur lui sinon je risque d’en sortir le cœur brisé. Laure a raison quand elle dit qu’un homme comme lui ne peut s’intéresser à une fille comme moi. Lui il est…parfait et moi je suis…défigurée. Ce sont deux combinaisons qui ne vont pas ensemble.

Patron : Leela tiens ces documents apportent les à Kelvin chez lui. Il vit à Bietry Il ne se sent pas bien.

Moi : Ok monsieur.

Je jubile intérieurement, je vais aller le voir. J’ai un bon prétexte pour aller le voir sans qu’il ne pense qu’il me manque. Je range vite mes affaires puisque c’est déjà l’heure de la descente. Je file chercher rapidement Benji à l’école pour rentrer. Je fais un gâteau à la vitesse de l’éclaire. Je confie Benji à la voisine et fonce chez Kelvin.

Une fois arrivée devant sa porte je m’arrête un moment pour me reprendre. Faudrait que je paraisse le plus naturelle possible. Il sait déjà que je suis là, Le réceptionniste l’a prévenue. A peine je toque qu’il m’ouvre. Mon Dieu cet homme est trop…beau. Il porte un simple tee-shirt et un jeans un peu délavé mais il est toujours aussi séduisant. C’est la première fois que je le vois en tenue décontractée et mon cœur s’emballe. Il me sourit et comme toujours je fonds.

Moi : Bonsoir Monsieur.

Kelvin (souriant) : Bonsoir Leela. C’est un honneur pour moi de vous recevoir chez moi. Venez entrez.

Il se place sur le côté libérant le chemin et quand je passe devant lui son parfum m’enivre. Il faut que je garde mes esprits en place. Il referme la porte. Son appart est vraiment supers beau et grand. Le salon en dit déjà long sur le reste des pièces.

Kelvin : Je vous serre quelque chose à boire ?

Moi : Non merci monsieur. Je suis juste venu vous donner ces documents et aussi ce gâteau pour vous souhaiter prompt rétablissement. Mr Sébastien m’a dit que vous ne vous sentiez pas bien.

Kelvin : Oui mais ça va maintenant enfin je crois. Merci pour le gâteau, attendez que je vous débarrasse. Prenez place.

Il prend le gâteau de mes mains et nos doigts de touche ce qui me trouble.

Moi : Non Mr je vais m’en aller.

Il dépose le gâteau sur la table à manger juste à côté et se retourne vers moi. Il s’avance à petits pas les mais dans ses poches et le sourire aux lèvres.

Kelvin : Pourquoi vous tremblez ? Vous m’avez l’air troublé Leela.

Moi : Quoi ? Non je ne suis pas trou…

Kelvin (s’approchant encore) : Vous n’avez jamais été seule dans une pièce avec un homme ?

Moi : Quoi ? Si, bien-sûr que si.

Kelvin (devant moi) : Ça fait combien de temps que vous n’avez pas été avec un homme ?

Moi : Euh Mr…

Kelvin (très proche de moi) : Vous n’êtes attiré par aucun homme ?

Moi : Non, non Mr…

Kelvin (trop proche) : Et même présentement aucun homme ne vous fait de l’effet ?

Il me parle à quelque centimètre de moi ses lèvres à quelques millimètres des miennes et je transpire intérieurement comme extérieurement. Cet homme met fait trop d’effet. Je me mets à bégayer aussitôt.

Moi : Mr je…non…c’est.

Il sourit puis tourne la tête.

Kelvin : Hum le gâteau doit être supers délicieux à en juger l’odeur qui remplit la pièce.

Je me trompe où il vient de changer de sujet comme ça comme s’il disait bonjour comment ça va ? Il s’éloigne de moi et va vers le gâteau dont il lèche le glaçage avec un doigt. Ce geste me donne envie de goûter ces lèvres. M***e c’est quoi ces pensées ?

Moi : Mr il faut que je m’en aille. Benji est seul à la maison.

Kelvin : Ok je vous dépose.

Moi : Non ne vous dérangez pas, vous ne vous sentez pas bien.

Kelvin : Maintenant que je vous ai vu ça va. Bon on y va.

Nous faisons le chemin dans un silence total. Je me sens gênée d’être seule avec lui comme ça. Je sens qu’il le sens et donc il fait tout pour me mettre à l’aise. Il met de la musique en fond sonore pour camoufler le silence. Nous arrivons en bas de mon immeuble et je veux descendre le plus vite possible.

Moi : Merci Mr de m’avoir déposé.

Kelvin : De rien.

J’ouvre la portière.

Kelvin : Vous oubliez quelque chose Leela.

Moi : Quoi ?

Kelvin : Ca.

Il soulève mon menton et…il m’embrasse…Il m’embrasse ??? Pu**in il a posé ses lèvres sur les miennes poussant légèrement mon voile pour les capturer entièrement. Non…j’y crois pas. Ce ba**er me fait perdre la tête. Ça me donne le tournis. J’ai le vertige. Je sens que je suis en train de tomber de mon siège. Le temps s’est arrêté et le monde a cessé de tourner. Ce ba**er est divin, délicieux, tendre, appétissant, doux. Mon Dieu quel ba**er ! Non je crois que je rêve. Je dois sûrement être en train de rêver. Ça ne peut être que ça.

Kelvin m’embrasse moi Leela ? Oui je rêve ça ne peut vraiment qu’être que ça.

11/11/2025

Bon mardi cher lecteurs, aujourd'hui on essaie encore👊. Le seigneur là permis 🥹alors pourquoi pas😌

10/11/2025

Leela, la défigurée
Episode 5

***Leela***

Cette soirée me pompe vraiment l’air. Je ne sais même pas pourquoi Mr Sébastien m’a demandé de venir. Ah oui je sais, pour lui servir de Google si jamais il oubliait une notion informatique. Il aurait pu venir avec Laure non ? Non puisqu’elle est aussi bête que lui. Je suis désolée d’insulter mon patron. Je suis assise tout au fond de la salle pour ne pas qu’on me remarque. Je m’ennuie tellement que je préfère surfer sur le net pour faire passer le temps. Benji est resté à la maison avec la fille de la voisine qui me sert de baby-sitter lorsque je suis beaucoup occupée. Bien évidemment que je paye ses services. Elle n’est pas véritablement baby-sitter mais quand l’argent est en jeu elle devient tout ce que tu veux qu’elle soit.

Un parfum chatouille mes sens. Je dis mes sens parce qu’il n’y a pas que mon odorat qui réagit face à ce parfum. Je le reconnais ce parfum mais non ce n’est pas forcement lui. Il y a plein de gens friqués ici donc l’un d’eux doit aussi utiliser ce parfum qui coûte certainement la tête des yeux. Non c’est plutôt les yeux de la tête. Voilà qu’un simple parfum me fait perdre les pédales. Je revois aussitôt son sourire magnifique dans mon esprit et sa voix…pourquoi j’ai l’impression d’entendre sa voix audiblement alors qu’elle n’est que dans ma tête ?

« Vous m’entendez ? »

Je lève les yeux et le voit…Il est bel et bien là. Pourquoi ai-je zappé qu’il serait forcément là puisque Mr Sébastien est là ? Ils sont pourtant associés donc normal qu’ils se rendent à des soirées ensembles. J’abaisse mes yeux aussitôt les avoir levés…M***e il est tout beau dans son costume.

Kelvin : Je peux m’asseoir ?

Moi : Euh je ne pense pas…

Kelvin : Ok je m’assois donc…Comment allez-vous ?

Moi : Bien monsieur.

Kelvin : C’est fou comme cette soirée est bondée de plein d’homme d’affaire.

Moi : Hum.

Kelvin : Ils n’arrêtent pas de parler d’argent et d’argent. Apparemment il n’y a que ça qui les intéresse dans la vie.

Moi : Hum.

Kelvin : D’ailleurs que faites-vous assise toute seule ici ?

Moi : Rien. Je suis ici juste pour accompagner Mr Sébastien donc je n’ai pas à me mêler aux autres.

Kelvin : Et pourquoi ça ?

Moi : ……

Kelvin : Pourquoi vous ne voulez pas causer avec moi ?

Moi : Je ne suis pas une fille avec qui un homme comme vous devrait causer.

Kelvin : Parce que vous êtes comment ?

Moi : ……

Il me fixe longuement attendant ma réponse avec un sourire. Je le vois du coin de l’œil. Son parfum me submerge et sa voix me donne chaud. Cet homme me fait trop d’effet ce n’est pas normal. Ça fait 3 ans que je n’ai pas ressenti tout ça, qu’aucun homme ne m’avait fait autant d’effet.

Kelvin : Ok comme vous ne voulez pas qu’on discute je vais juste rester là à côté de vous. De toutes les façons cette soirée m’ennuie autant que vous.

Moi : Je n’ai jamais dit une telle chose.

Kelvin : Mais vous le pensez. La preuve vous ne faites que manipuler votre portable. Vous avez un compte Facebook, Instagram, Snapchat ?

Moi : Non.

Kelvin : Pourquoi ?

Suis-je vraiment obligée de lui dire que je ne peux avoir tous ces comptes parce que je n’ai pas de visage à exposer au monde ? Je laisse mon silence lui répondre. Il sourit et se lève pour placer sa chaise vraiment à côté de moi. Il enlève sa veste qu’il accroche à sa chaise et se tend de tout son long dans celle-ci, les pieds croisés à la cheville et les mains dans ses poches. C’est vraiment bête qu’une simple chose comme ses mains dans ses poches me séduit. Il ne dit plus rien mais reste à mes côtés durant le reste de la soirée. C’est un véritable calvaire pour moi. J’ai envie de disparaitre tellement je n’arrive plus à maitriser toutes ces émotions qui me submergent. J’essaye de camoufler même ma respiration pour ne pas qu’il se doute que je suis intimidée par lui. Je ne sais même plus ce que je regarde sur le net tellement c’est son visage qui est collé dans mes yeux. Vivement que cette soirée s’achève.

Quelqu’un vient lui faire signe qu’il est demandé sur une table et c’est seulement lorsqu’il part que je libère ma respiration. J’ai l’impression que je l’avais coupé tellement elle s’accélère. Il faut vraiment que je reste loin de cet homme.

***Le lendemain***

***Kelvin***

Cette fille ne cesse de m’attirer encore plus vers elle par sa manière d’être. Sa timidité me plait mais ce que j’aime encore plus c’est l’effet que j’aie sur elle. Je sens qu’elle perd ses moyens quand je suis dans le coin. Elle ne sait pas le cacher et c’est d’ailleurs ça qui m’encourage à forcer les choses avec elle. Qu’elle le veuille ou non elle et moi on finira par être amis. Bon je ne pense pas que ce soit le moment de penser à plus qu’à l’amitié. Elle a quel âge déjà ? Je dirai dans la vingtaine soit 25 26 27. Mais bon on verra comment les choses se passeront.

Avant la fin de la soirée je l’ai cherché mais elle avait déjà disparu et je suis prêt à parier que c’est moi qui l’ai fait fuir. Sébastien m’a dit qu’elle avait prétexté un mal de tête. Je ne suis pas allé ce matin à l’entreprise parce que trop fatigué à cause de cette soirée qui est fini très t**d. Heureusement qu’elle est vite rentrée sinon je ne sais pas si elle aurait pu se rendre au bureau.

Je suis garé devant l’école de Prunella l’attendant pour qu’on s’en aille. Je surf sur le net le temps qu’elle vienne mais je lève de temps en temps la tête pour essayer de la repérer. Un moment j’entends un enfant crier « maman » ce qui me fait lever la tête. Je vois Prunella puis le garçon de l’autre jour qui se met à courir en direction de…Leela ? Elle se baisse et il tombe dans ses bras. Elle l’enlace aussitôt. C’est son fils ? Je descends et m’avance vers elle. Elle sourit. C’est la première fois que je la vois sourire et je la trouve magnifique.

Moi : Bonsoir Leela.

Elle se fige puis lève la tête vers moi. Sa timidité réapparait. Elle se relève et touche son foulard en passant sa main sur la partie de son visage caché.

Moi : Je ne savais pas que c’était ton fils. Il est le voisin de ma fille.

Prunella arrive aussitôt à mes côtés. Leela quant à elle ne répond toujours rien.

Moi : Alors votre tête ça va ?

Leela : Pardon ?

Moi : Sébastien m’a dit que vous êtes vite rentrée hier à cause d’une migraine.

Leela : Ah oui. Ça va merci monsieur.

Elle baisse de nouveau la tête tandis que moi je la fixe en souriant.

Moi : Attends relève la tête.

Leela : Quoi ?

Elle relève la tête et j’avance ma main vers son visage. Elle recule aussitôt.

Moi (souriant) : Je ne vais pas te faire du mal. Je veux juste t’enlever un truc.

Leela : Quoi ?

J’avance de nouveau ma main vers elle et lui caresse la joue. Elle frémie légèrement en fermant les yeux un bref instant. Bien évidemment il n’y a rien sur son visage, je voulais juste la toucher. J’en brûlais depuis que je l’ai vu.

Moi (souriant) : Voilà je l’ai enlevé.

Leela (troublée) : Merci. Je…On doit y aller.

Moi : On peut vous déposer si vous voulez.

Leela : Non merci monsieur.

Je n’ai même pas le temps d’en placer une qu’elle s’en va presqu’en courant en tirant son fils. Je lui ai juste proposé de la déposer et voilà qu’elle part en courant. Elle a peur que je la kidnappe ou quoi ? Je me mets à rire en la regardant partir.

***Le lendemain***

***Leela***

Moi (au téléphone) : Allô…Oui madame…Quoi comment ça ? Que lui ait-il arrivé ?...Ok j’y vais tout de suite.

Mon cœur bas à 100 à l’heure. C’est la directrice de l’école de Benji. Elle dit qu’il s’est évanoui en classe. J’étais en train de ranger mes affaires pour aller le chercher à l’école et voilà qu’on me dit qu’il est à l’hôpital. J’ai peur, peur qu’il arrive quelque chose de grave à mon fils. Je ne supporterai pas s’il lui arrivait quelque chose. Il est la seule personne étrangère qui m’ait accepté et m’aime comme je suis. J’ai appris à l’aimer et aujourd’hui je l’aime comme si je l’avais mis au monde, je l’aime de toutes mes forces.

J’arrive à l’Hôpital général de Marcory presqu’en pleurant. Je n’ai pas cessé d’imaginer toute sorte de scénario. Que vont-ils me dire ? Pourquoi s’est-il évanoui ? Il allait pourtant bien ce matin quand je l’ai déposé à l’école. Je me renseigne à la réception.

« Leela »

Je me retourne et vois monsieur Kelvin venir vers moi. Que fait-il ici ?

Moi : Monsieur ?

Kelvin : Bonsoir Leela, c’est moi qui ai envoyé Benji ici.

Moi : Et où est-il ? Où est mon fils monsieur ? Comment va-t-il ?

Il n’a pas le temps de répondre que je vois passer un homme avec une blouse blanche. Je suppose que c’est un docteur. Je m’avance vers lui en laissant Kelvin planter là.

Moi : Docteur je suis la mère du petit garçon de 6 ans qui s’est évanouie.

Il me regarde l’air de réfléchir. Il se rappelle lorsqu’il voit Kelvin derrière moi.

Docteur : Ah oui je vois.

Moi : Comment va-t-il ?

Docteur : Nous sommes en train de lui faire des examens donc nous ne pouvons rien vous dire pour l’instant.

Moi : Mais est-ce que je peux le voir ?

Docteur : Non pas encore. Désolé j’ai un patient à aller voir.

Il s’en va mais je le suis toujours en lui demandant de me laisser voir mon fils. Je sens Kelvin derrière moi qui me suit mais je continue de suivre le docteur. Un moment je sens une main m’entourer la taille.

Kelvin : Hé hé hé viens-là.

Il me fait retourner avec sa main autour de ma taille et me ramène contre lui me prenant dans ses bras. Je m’y réfugie aussitôt mes deux bras plier contre son torse…Je me sens bien tout à coup…J’oublie mon angoisse. Je reste dans ses bras les yeux fermés profitant de la chaleur que dégage son corps. Mon cœur s’apaise aussitôt…Je me sens en sécurité. J’ai l’impression que plus rien ne peut m’atteindre…J’adore son parfum et sentir son cœur battre me donne l’impression d’y être. Il me tient serrer contre lui et je suis sur une autre planète. Il me caresse le dos et je frissonne. J’oublie l’espace d’un moment que je suis différente. J’oublie mon handicap. J’oublie que lui et moi ne faisons pas partie du même monde. J’oublie que je suis défigurée.

Mais je reviens à moi dès que j’entends les pleurs d’un enfant qui réclame des bonbons à sa maman. J’ouvre les yeux et me rends compte que je me suis trop laissé aller dans ses bras. Je me détache toute gênée et vérifie que mon écharpe cache toujours mon visage. Je baisse la tête toute honteuse et lui remet ses mains dans ses poches.

Kelvin : Ça va ?

Je hoche la tête en essayant de me reprendre. Il me propose d’aller s’assoir ce que j’accepte sans hésiter. Il faut vraiment que je m’asseye avec toutes ces émotions qui m’ont traversé dans ses bras je risque de m’effondrer.

Moi : Où est votre fille et comment ça se fait que ce soit vous qui ayez envoyé Benji ici ?

Kelvin : J’ai demandé à mon frère d’aller chercher Prunella. Si j’ai pu envoyer votre fils à l’hôpital c’est parce que j’étais dans le bureau de la directrice de l’école. On discutait des performances de ma fille lorsque des cris nous sont parvenus disant qu’un élève s’était évanoui. Nous sommes allés voir et comme je savais que c’était votre fils j’ai proposé de m’occuper de lui.

Moi : Merci.

Kelvin : Et où est son père ?

Moi : Il n’en n’a pas...Au fait j’ai adopté Benji. Il vivait dans la rue donc j’ai décidé de le prendre avec moi surtout que j’étais seule.

Kelvin : Ah ok je vois. C’est vraiment gentil de votre part de prendre sous votre ail un enfant que vous ne connaissez pas. Vous avez bon cœur.

Moi : Ouais.

**

Nous avons récupéré Benji et nous sommes rentrés. C’est Kelvin qui nous a déposés, il a même payé la facture de l’hôpital. Le docteur dit que Benji est anémié ce qui a causer son évanouissement mais avec les médicaments il devrait reprendre vite. Je l’ai mis au lit et je suis dans la mienne assise devant mon miroir. Je me regarde et je repense à ce petit moment que j’ai passé dans les bras de Kelvin à l’hôpital. Je me dis que je devais arrêter de me faire des films. Jamais une super star comme lui ne s’intéressera à une fille comme moi. Lui il est toujours sur les feux des projecteurs alors que moi je n’ai pas un visage bon à photographier. Pourquoi il faut que ce soit pour un homme comme lui que je ressente toutes ces choses que je n’avais plus ressentie depuis belle lurette ? Je dois mettre mes distances sinon c’est lui qui le fera une fois qu’il aura vu mon visage. Je le déteste ce visage donc c’est sûr que personne d’autre ne l’aimera.

Je suis affreuse…

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