Les story de Roméo

Les story de Roméo

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J’espère que tu vas amer🙏🏾😏

08/06/2026

✨🥂❤️‍🔥❤️‍🔥Le plaisir d’être heureux

Ce soir-là, tout avait une saveur différente.

La journée avait été particulière… importante même.
Pas seulement parce que quelque chose avait changé dans ma vie, mais parce que lui en faisait désormais partie.

Ce nouveau venu.

À partir de maintenant, nos vies allaient se croiser chaque jour.
Même école. Même maison. Presque chaque instant ensemble.

Et surtout… la même chambre.

La maison était grande, oui, mais pas assez pour lui laisser une pièce à lui seul. La décision de mon père avait été simple, presque froide :

— Vous allez partager la chambre.

Au début, tout se passait sans histoire.
Il respectait mon espace, ne touchait pas à mes affaires. Et entre nous… le silence dominait.

Moi, je n’étais pas quelqu’un de très ouvert.
Parler, créer des liens, faire semblant… ça m’épuisait. Surtout le matin, ou t**d le soir. J’aimais ma tranquillité, mon monde à moi.

Mais avec le temps, les choses ont commencé à changer.

Un soir, mon père m’a pris à part.
Il m’a dit que mon nouveau colocataire trouvait que j’étais trop distant… que je ne faisais aucun effort pour l’intégrer.

Sur le moment, je l’ai mal pris.

Pourquoi ne pas me l’avoir dit directement ?
Pourquoi passer par mon père ?

J’ai trouvé ça humiliant… presque lâche.

Mais malgré ça, j’ai essayé.
Petit à petit, on a commencé à parler. À échanger quelques mots, puis quelques sourires. L’ambiance s’est adoucie.

Il a commencé à se sentir à l’aise.

Trop à l’aise, peut-être.

Il se promenait souvent sans gêne, libre dans ses gestes, dans sa manière d’être. Et moi… malgré moi… je remarquais.

Chaque détail.

Chaque mouvement.

C’était nouveau pour moi. Troublant. Déstabilisant.

Je ne voulais pas y penser… mais mon regard revenait toujours vers lui.

Toujours.

Jusqu’à ce soir-là.

Un moment où, sans vraiment comprendre comment, j’ai laissé mes pensées m’échapper.
J’ai franchi une limite… silencieusement, discrètement… en croyant être seul avec ce que je ressentais.

Mais je ne l’étais pas.

Le lendemain matin, il y avait dans son attitude quelque chose de différent.
Un silence… mais pas le même.

Comme s’il savait.

Comme s’il avait vu.

Et pourtant, il n’a rien dit.

Les jours ont passé, et entre nous, une étrange tension s’est installée.
Il se mettait parfois à plaisanter, à faire des remarques ambiguës… comme des sous-entendus cachés derrière l’humour.

Je ne savais pas quoi en penser.

C’était un jeudi soir.

Je m’en souviens parfaitement.

J’étais fatigué, vidé… et troublé par tout ce qui se passait en moi depuis des semaines.

Je suis rentré, je suis allé me doucher, cherchant un peu de calme, un peu de répit.

Puis… j’ai senti une présence.

Quelqu’un venait d’entrer.

Au début, ça ne m’a pas dérangé. Chez moi, ça arrivait souvent. Mais quand je me suis retourné…

C’était lui.

Il était là, immobile, à me regarder.
Avec un léger sourire… difficile à interpréter.

Mon cœur s’est mis à battre plus vite.

Je voulais parler… demander ce qu’il faisait là… mais aucun mot ne sortait.

Il s’est approché.

Lentement.

Puis il a murmuré quelque chose… d’une voix calme, presque naturelle.
Comme si ce moment était déjà écrit.

Je ne répondais toujours pas.

Mais son regard… insistait.

Et moi… je n’arrivais plus à fuir.

Alors, dans un élan que je ne contrôlais plus…
je me suis retourné vers lui…

et je l’ai embrassé.

Quelques secondes.

Suspendues.

Et il n’a pas résisté.

08/06/2026

J’ai reçu plus de 50 réactions sur mes publications la semaine dernière ! Merci à tous pour votre soutien ! 🎉

24/05/2026

✨🥂❤️‍🔥❤️‍🔥Le plaisir d’être heureux

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça.
Ce sentiment simple, presque fragile… celui d’être heureux.

Pendant des mois, peut-être même des années, je m’étais noyé dans des questions sans réponses. Quel serait mon avenir ? Quelle place pouvais-je réellement occuper dans une société africaine aussi rigide… surtout pour quelqu’un comme moi ?

Je m’appelle Gérard.
J’ai 20 ans, et je vis à Yaoundé, une ville vibrante, riche en cultures et en ethnies, mais profondément marquée par des mentalités fermées. Ici, aimer une personne du même sexe n’est pas seulement mal vu… c’est considéré comme une abomination.

Alors j’ai appris à me taire. À me cacher.

Mes journées étaient simples, presque mécaniques. Je quittais la maison familiale chaque matin avec un seul objectif : aller à la fac, suivre mes cours, prendre des notes, puis rentrer. Rien de plus.
Les amis ? Ce n’était pas une priorité. Pas parce que je n’en voulais pas… mais parce que jouer un rôle, prétendre être quelqu’un que je ne suis pas, surtout dans un cercle d’amis, aurait été trop compliqué. Trop risqué.

J’avais pourtant une vie confortable.
On pouvait dire que j’étais né du bon côté. Une grande chambre, de la nourriture à volonté, aucun souci financier. Papa et maman veillaient à ce que rien ne me manque. Tout ce dont j’avais besoin était là, à portée de main.

Ma sœur, elle, était tout mon opposé.
Une fille agitée, rebelle, presque insaisissable. Elle détestait rester à la maison et passait son temps à sortir, à faire le mur pour rejoindre ses amis, aller en fête, vivre sa vie comme elle l’entendait.
Et quelque part, ça m’arrangeait.

Parce que toute l’attention était tournée vers elle.

Moi, j’étais invisible. Et cette invisibilité… c’était ma paix.

Un soir, en rentrant des cours, quelque chose a changé.

En franchissant le portail, j’ai aperçu un jeune homme assis dans la cour. Il devait avoir à peu près mon âge. À côté de lui, un vieillard que je ne connaissais pas. Pourtant, quelque chose dans son visage m’était étrangement familier… une ressemblance subtile avec mon père.

Je me suis contenté de les saluer poliment, sans m’att**der. Mon intention était simple : passer mon chemin, rejoindre ma chambre, comme d’habitude.

Mais au moment où je m’apprêtais à les dépasser, la voix de mon père a retenti derrière moi.

— Gérard.

Je me suis retourné.

Il venait d’arriver, le regard sérieux, presque inhabituel.

— Viens. Assieds-toi avec nous… ça te concerne aussi.

À cet instant précis, sans vraiment savoir pourquoi…
j’ai senti que quelque chose dans ma vie venait de basculer.

⸻Love entre :Bi et yag

21/05/2026

Bientôt de retour… mais pas comme avant.

Je me suis éloigné un moment, pas pour fuir, mais pour me retrouver, pour vivre, ressentir, comprendre… parce que les vrais récits ne naissent pas du vide, mais des cicatrices, des silences et des vérités qu’on affronte seul.

Chaque absence a une raison. Chaque silence cache une histoire.
Et croyez-moi… j’ai des choses à raconter.

Je reviens avec des mots plus lourds, plus vrais, plus profonds. Des récits qui ne cherchent pas juste à plaire, mais à toucher, à marquer, à rester.

Préparez-vous…
Parce que ce qui arrive n’est pas simplement une suite,
c’est une évolution.

— Le récit continue bientôt.

19/05/2026

Bonjour et bon début de semaine à tous

10/05/2026

Dans le creux du matin, je suis un souffle discret,
Une brume qui se lève, entre qui je suis et qui je deviens.
Chaque pas que je fais, c’est une page vierge,
Chaque rêve, une lumière, chaque silence, un chemin.

Je me redécouvre, au fil de mes envies,
Dans la danse des jours, je me cherche, je me trouve.
Et si chaque mystère était un miroir,
Alors je suis prêt, à briller, à être moi.
Love entre :Bi et yag

05/04/2026

Chapitre-la soirée où tout s’est brisé

Je suis resté debout quelques secondes, la carte dans une main… l’enveloppe dans l’autre.

Autour de moi, la salle se vidait lentement.
Les invités riaient encore, certains se disaient au revoir, d’autres échangeaient des numéros.

Comme si rien ne s’était passé.

Comme si, quelques minutes plus tôt, je n’avais pas vu une facette de mon “ami” que je n’étais pas prêt à accepter.

Je serrais l’enveloppe.

Elle était lourde.
Trop lourde pour être vide.

Je suis sorti sans dire au revoir à Rayan.

Je ne voulais plus le voir.
Pas ce soir-là.

L’air extérieur était frais. Presque froid.
Mais ça me faisait du bien.

J’ai marché longtemps avant de prendre un taxi.

Durant tout le trajet, je regardais l’enveloppe sans l’ouvrir.

Comme si son contenu pouvait confirmer quelque chose que je refusais encore
Une arrivée chez moi, j’ai fermé la porte doucement.

Le silence de la pièce contrastait avec le bruit de la soirée.

J’ai posé mes affaires.

Puis je me suis assis.

Et enfin… j’ai ouvert l’enveloppe.

À l’intérieur :

De l’argent.

Beaucoup d’argent.

Et une petite note.

“Les opportunités ne se présentent pas deux fois.
Apprends à reconnaître les portes quand elles s’ouvrent.”

Mes mains ont commencé à trembler.

À cet instant, tout s’est mélangé dans ma tête.

Cette soirée…
Rayan…
L’homme au cigare…
Les regards des invités…

Et cette proposition silencieuse.

Est-ce que tout ça était un hasard ?

Ou est-ce que j’avais été invité pour autre chose que mon potentiel ?

Je repensais aux paroles de mon mentor :

— “Tu peux rencontrer des gens qui vont changer ta vie.”

Mais à quel prix ?

Je me suis levé brusquement.

J’ai fait quelques pas dans la pièce.

Puis je me suis regardé dans le miroir.

Je voyais un jeune homme fatigué… mais déterminé.

Un gars qui avait perdu son père.
Qui n’avait jamais connu sa mère.
Qui s’était construit seul.

Est-ce que j’allais maintenant me vendre pour avancer plus vite ?

Ou continuer à me battre… comme un guerrier ?

La phrase de mon père m’est revenue :

“Reste droit, même quand la route est tordue.”

⸻

Mon téléphone vibra.

Un message de Rayan.

— “J’espère que tu es bien rentré. On doit parler.”

Je suis resté longtemps à regarder l’écran.

Colère.
Déception.
Incompréhension.

Mais aussi… une question :

Est-ce qu’il m’avait vraiment vu comme une personne ?
Ou seulement comme une opportunité… différente ?

Cette nuit-là, je n’ai presque pas dormi.

Je regardais le plafond, l’argent posé sur la table.

Il représentait tout ce que je pouvais obtenir facilement.

Mais aussi tout ce que je pouvais perdre.

Mon respect.
Mes valeurs.
Moi-même.

⸻
Le lendemain

Au lever du soleil, j’ai pris une décision.

Je ne savais pas encore où elle allait me mener.

Mais je savais une chose :

Je ne voulais pas que ma vie commence par un compromis.

J’ai pris l’enveloppe.
Je l’ai refermée.

Et j’ai murmuré pour moi-même :

— Je vais réussir… mais pas comme ça.

⸻
Et pourtant…

En sortant de chez moi, une pensée persistait.

Et si cette soirée n’était que le début ?

Et si cet homme au cigare…
n’était pas simplement un invité…
mais quelqu’un qui tirait les ficelles dans l’ombre ?

⸻

Samuel n’était plus seulement un étudiant.

Il venait d’entrer dans un monde
où les opportunités ont un prix…
et où chaque choix peut te définir pour toujours.

⸻
entre :Bi et yag@

14/03/2026

Chapitre – La soirée où tout s’est brisé

Je m’appelle Samuel.
Je suis étudiant… et athlète.

Depuis tout petit, j’ai toujours eu le même rêve :
devenir un joueur de basketball professionnel, porter les couleurs de mon pays, entendre mon nom résonner dans les gymnases pleins à craquer.

Le terrain était mon refuge.
Le bruit du ballon sur le parquet… ma manière d’oublier tout le reste.

Parce que la vérité, c’est que ma vie n’a jamais été simple.

Mon père est mort il y a quelques années.
Quant à ma mère… je ne l’ai jamais vraiment connue. Elle m’a laissé à ma naissance entre les bras de ma famille. Longtemps je lui ai reproché cet abandon, jusqu’au jour où j’ai appris qu’elle aussi était morte peu de temps après ma venue au monde.

Depuis ce jour-là, j’ai appris à vivre seul.
À encaisser.
À avancer.

Mon père avait une phrase qu’il répétait souvent :

“Dans la vie, tu dois te battre comme un guerrier.”

Alors je me battais.

C’est à la salle de sport que j’ai rencontré Rayan.

Un gars cool, sûr de lui, toujours bien habillé.
On se croisait souvent au gymnase, parfois sur les terrains. Petit à petit, on a commencé à discuter.

Au début, ce n’étaient que des salutations.

Puis des séances d’entraînement partagées.

Rien de plus.
Deux gars qui aiment soulever de la fonte et parler sport.

Rayan venait d’une famille très aisée. Ça se voyait immédiatement.
Il avait toujours le temps pour les loisirs, les sorties, les activités. Pendant que moi, je jonglais entre les études, le sport et la survie.

Malgré nos différences, on s’entendait bien.

Un jour, il m’a invité chez lui pour un dîner de famille.

Quand il m’en a parlé, j’étais surpris.

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi il voulait que je sois là.

En discutant avec une personne que je considère comme une sorte de mentor, je lui ai raconté l’invitation.

Il m’a regardé sérieusement et m’a dit :

— Prends ça au sérieux. Ce genre d’événement peut changer une vie. Tu peux rencontrer des gens importants.

Puis il a ajouté en souriant :

— Et puis… on dirait que tu t’es enfin trouvé un ami.

Ses mots m’ont marqué.

Peut-être que c’était vrai.

Le jour de la soirée approchait, et je n’avais rien de vraiment correct à porter.
Quand je l’ai dit à Rayan, il n’a même pas hésité.
Il m’a emmené chez un grand tailleur.
Je n’avais jamais mis les pieds dans un endroit comme ça.
Les tissus, les miroirs immenses, les mannequins parfaitement habillés… tout semblait appartenir à un monde qui n’était pas le mien.
Nous avons choisi une tenue élégante qui m’allait étonnamment bien.

Pendant la journée, j’ai remarqué que Rayan me regardait parfois d’une façon étrange… comme s’il voulait dire quelque chose mais se retenait.

Je n’y ai pas prêté attention.
Dans ma tête, c’était impossible.
Il était trop sûr de lui, trop… masculin pour que je me pose ce genre de questions.

Alors j’ai laissé passer.

Le soir venu, je me suis préparé avec soin.
Un taxi m’a déposé devant leur maison.
Quand je suis entré, j’ai compris que je n’étais pas dans une soirée ordinaire.

Des femmes élégantes.
Des hommes d’affaires.
Des conversations sérieuses autour de verres de vin et de rires discrets.

J’étais l’un des premiers invités.
Très vite, certaines personnes sont venues me parler.
Ils voulaient savoir qui j’étais.
Comment j’avais connu Rayan.

Alors je leur ai parlé de mes études en génie civil, de mon rêve de basketball, de mon ambition.

Pour la première fois depuis longtemps, j’avais l’impression que quelqu’un pouvait peut-être voir mon potentiel.

La soirée avait déjà commencé.
Mais je ne voyais toujours pas Rayan.

Cela commençait à m’inquiéter.
C’était la seule personne que je connaissais ici.

Je me suis mis à marcher dans la grande salle, passant d’un groupe à l’autre, observant les conversations.

Puis je l’ai aperçu.
Il était debout dans un coin, un verre à la main.
Il semblait perdu dans ses pensées.
Quand je l’ai appelé, il m’a regardé… puis m’a fait signe de le suivre.

Nous avons quitté la fête et traversé un long couloir silencieux.
Sa chambre était à l’écart.
Quand nous sommes entrés, j’ai été frappé par la taille de la pièce.
Elle était immense.
Le mobilier, les lumières, les tableaux… tout respirait le luxe.

Je n’avais jamais vu une chambre comme celle-là.
Rayan a fermé la porte derrière nous.
Il m’a demandé de m’asseoir.
Il n’y avait pas vraiment de chaise, alors je me suis assis sur le bord du lit.

Pendant qu’il retirait sa veste, il me parlait de sa journée, de l’organisation de la soirée, de la fatigue.
Mais je n’écoutais qu’à moitié.
Je regardais la pièce.
Je me demandais ce que serait ma vie si j’avais grandi dans un endroit comme celui-ci.

Si mon père était encore là.
Si les choses avaient été différentes.

Puis soudain…
Je sentis une main sur ma nuque.
Je suis revenu brutalement à la réalité.
Quand j’ai levé les yeux, j’ai vu Rayan.
Il avait retiré presque tous ses vêtements.
Il me regardait avec une expression que je n’avais jamais vue sur son visage.
Un mélange de désir… et de certitude.
Comme s’il pensait que je partageais la même envie.
Mon cœur s’est emballé.
La colère aussi.
Je l’ai repoussé violemment.
Le choc l’a fait reculer.

Sans réfléchir, je l’ai frappé.
Puis je lui ai lancé :

— C’était pour ça que tu m’as invité ?

Il n’a pas répondu immédiatement.

Il est resté calme.

Puis il a dit doucement :

— S’il te plaît… ne fais pas de bruit. Mes parents pourraient venir.

Puis, avec un calme presque insultant, il a ajouté :

— Dis-moi ton prix. Je peux te faire un virement. Je voulais juste passer un bon moment avec toi.

Ces mots m’ont brûlé.

Comme si tout ce que j’étais venait d’être réduit à quelque chose qu’on pouvait acheter.

Je n’ai même pas répondu.

Je lui ai craché au visage.

Et je suis sorti.
Je suis retourné dans la salle de réception.

Je ne voulais pas faire de scandale.

Pas ici.
Pas devant ces gens qui pouvaient peut-être m’ouvrir des portes.

Alors je me suis assis discrètement parmi les invités.

Personne ne semblait remarquer ce qui venait de se passer.

La soirée a continué.

Les rires.
La musique.
Les discussions.

Tout semblait normal.

Mais à l’intérieur de moi… quelque chose s’était brisé.

Quand la soirée s’est terminée, je voulais au moins aider à ranger.

Une façon de remercier.

Après tout, j’avais mangé, bu, rencontré des gens… tout cela gratuitement.

C’est à ce moment qu’un homme s’est approché de moi.

Costume noir.
Cigare à la main.

Il ne disait presque rien.

Il m’a simplement tendu une carte… et une enveloppe.

Puis il est reparti sans un mot.

Je suis resté là, immobile.

Avec mille questions dans la tête.

Et la sensation étrange que cette soirée… n’avait peut-être pas encore révélé toutes ses vérités.

⸻

12/03/2026

———Aveux———

Je m’appelle Samuel et aujourd’hui je vais vous faire pars secret qui n’est même pas le miens !
Roméo et moi nous nous connaissons depuis un moment. On n’était pas les meilleurs amis du monde, mais on se croisait souvent, on discutait, on partageait des moments simples. C’est quelqu’un de calme, réfléchi, parfois un peu réservé. Il donne souvent l’impression d’avoir beaucoup de choses dans la tête mais de ne jamais tout dire.

Je ne savais pas grand-chose de sa vie privée.

Jusqu’au jour où il m’a écrit.

⸻
Ce soir-là, je n’avais rien de particulier à faire. J’étais chez moi quand son message est arrivé.

Au début, la conversation était normale.
On parlait de tout et de rien. L’université, la vie, les petites choses du quotidien.
Puis j’ai senti que quelque chose changeait dans sa manière d’écrire.
Les messages devenaient plus longs.
Plus hésitants.
Comme s’il tournait autour d’une vérité difficile à dire.

Et finalement, il l’a dit.

Il m’a confié qu’il avait vécu quelque chose avec un homme.
Quelqu’un qu’il avait rencontré un an plus tôt : Ulrich.

Je me souviens encore du moment où j’ai lu ces mots.
J’ai reposé mon téléphone quelques secondes.

Pas parce que j’étais choqué… mais parce que je comprenais soudain pourquoi il semblait si nerveux dans ses messages.

⸻
Roméo m’a raconté comment tout avait commencé avec Ulrich.

Les conversations longues sur les réseaux sociaux.
Les invitations répétées chez lui.
Les refus, parce qu’il savait très bien ce que ces invitations signifiaient.

Puis cette soirée où il a finalement accepté.

Il m’a raconté sa peur en arrivant.
Sa curiosité aussi.

Et ce moment où tout a basculé.

Quand Ulrich l’a embrassé sans prévenir.

Roméo m’expliquait que sa bouche disait non, mais que son corps semblait dire oui.

Il ne savait pas vraiment comment décrire ce qu’il avait ressenti ce soir-là.
Ce n’était pas exactement ce qu’il imaginait.

Mais c’était une expérience qui avait changé quelque chose en lui.

Après cette nuit, ils ne se sont plus revus pendant des mois.

Puis Ulrich a réapparu.

Et l’a invité à une fête.
Je me souviens de cette soirée.

Parce que j’y étais.

Quand Roméo est arrivé, j’ai trouvé qu’il avait l’air un peu tendu. Mais rien de vraiment étrange. L’ambiance était normale, un peu festive, les gens discutaient, riaient.

Mais je voyais bien que certaines personnes le regardaient avec curiosité.

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi.

Plus t**d, il m’a expliqué.

Ulrich lui avait envoyé un message pendant la soirée pour lui proposer quelque chose… disons… de collectif.

Roméo avait refusé.

Pas seulement parce que l’idée le dérangeait.

Mais parce que j’étais là.

Parce qu’à mes yeux, il pensait être quelqu’un d’autre.
Quelqu’un d’hétéro.

Ce détail m’a marqué.

Pas parce qu’il m’avait caché quelque chose.

Mais parce que j’ai compris à quel point son secret comptait pour lui.

⸻
Trois mois plus t**d, il m’a écrit.

Cette fois, il ne racontait pas une histoire.

Il cherchait une réponse.

Il m’a dit qu’il ne savait plus quoi penser.
Qu’il ne savait plus comment vivre avec cette partie de lui.

Je sentais dans ses mots une peur immense.

La peur d’être jugé.
La peur d’être découvert.
La peur que quelqu’un parle.

Alors je lui ai répondu honnêtement.

Je lui ai dit que je ne jugeais pas les choix des autres.

Mais je lui ai aussi avoué que j’étais surpris.

Peut-être même un peu déçu.

Pas parce qu’il aimait les hommes.

Mais parce que je n’avais jamais imaginé cela de lui.

⸻
Quand j’ai envoyé ce message, je ne pensais pas que mes mots le toucheraient autant.

Mais aujourd’hui je repense souvent à cette conversation.

Parce que je sais maintenant qu’il vit avec une peur constante :
celle que je révèle son secret.

Et pourtant, je ne l’ai jamais fait.

Je ne l’ai jamais raconté à personne.

Parce que ce qu’il m’a confié ce soir-là n’était pas un scandale.

C’était simplement une part fragile de lui-même.

Et certaines vérités ne devraient pas être exposées au monde.

Elles devraient être protégées.

⸻
Aujourd’hui, je vois les choses différemment.

Roméo ne m’a pas confié un secret pour provoquer un choc.

Il l’a fait parce qu’il avait besoin de respirer.

Parce que porter une vérité seul peut devenir étouffant.

Et même si je ne partage pas ses choix, je comprends maintenant une chose :

Il ne cherchait pas l’approbation.

Il cherchait simplement un endroit où il pouvait dire la vérité sans être détruit par elle.

Et peut-être que parfois…
être cet endroit pour quelqu’un est déjà beaucoup.

⸻
゚viralLove entre :Bi et yag

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