Gustavo Santé

Gustavo Santé

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� Que ton aliment te soigne ! �

18/09/2026
18/09/2026

Il nous a encore réveillée ce matin.
Merci Seigneur.
❤🙏🏾❤️
Bon début de week-end.
🍏

12/09/2026

𝐕𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐂𝐫𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 ❗️ 𝐋𝐞 𝐝é𝐠𝐮𝐞𝐫𝐩𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚- 𝐍𝐥𝐨𝐧𝐠𝐤𝐚𝐤 « 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐫𝐭𝐬 » .

Au matin du 𝟐𝟗 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟎𝟖 , les habitants de 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚, sous-quartier de 𝐍𝐥𝐨𝐧𝐠𝐤𝐚𝐤 à Yaoundé, voient arriver des engins de la Communauté urbaine de Yaoundé, accompagnés de nombreux éléments des forces de l’ordre.

Beaucoup sont déjà partis travailler. Ils sont vendeurs, domestiques, ouvriers, petits commerçants ou employés exerçant les métiers les plus précaires de la capitale.

Ceux qui sont présents assistent, impuissants, à la destruction de leurs maisons. En quelques heures, environ 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐫𝐚𝐬é𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐫è𝐬 𝐝𝐞 𝟓 𝟎𝟎𝟎 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐨𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.

Par son nom, mais aussi par son aspect et son histoire, 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚 rappelle ironiquement 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐚-𝐍𝐨𝐫𝐝, le bidonville décrit par 𝐌𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐁𝐞𝐭𝐢 dans 𝑽𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒄𝒓𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆.

Cette troublante similitude illustre la manière dont la ville peut devenir impitoyable pour les populations pauvres, notamment celles issues de l’𝐞𝐱𝐨𝐝𝐞 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥, qu’elle attire tout en les repoussant vers ses marges.

➖ 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚, 𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢é𝐞

Les populations de 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚 ne pouvaient pas dire qu’elles n’avaient pas été prévenues.

𝐋𝐞 𝟏𝐞𝐫 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟎𝟖, une équipe présentée comme envoyée par la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) marqua près de 𝟐𝟓𝟎 𝐦𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐬, annonçant leur démolition dans les huit jours.

Certains habitants, installés là depuis près d’un 𝐝𝐞𝐦𝐢-𝐬𝐢è𝐜𝐥𝐞, espérèraint encore que la menace resterait sans suite. Mais, 𝒎ê𝒎𝒆 𝒑𝒓é𝒗𝒆𝒏𝒖𝒔, 𝒃𝒆𝒂𝒖𝒄𝒐𝒖𝒑 𝒏’𝒂𝒗𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒏𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒔 𝒏𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒓.

𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚 tire son nom de la petite rivière d’environ deux kilomètres qui traverse le quartier avant de se jeter dans le 𝐌𝐟𝐨𝐮𝐧𝐝𝐢.

À l’origine, le site appartenait au vaste territoire de 𝐃𝐣𝐨𝐮𝐧𝐠𝐨𝐥𝐨 . Le maître des lieux d’alors ,patriarche des 𝐌𝐛𝐚𝐥𝐥𝐚 𝐁𝐨𝐮𝐧𝐨𝐮𝐧𝐠 , y avait installé une fabrique de briques.

Ses premiers habitants furent les ouvriers de la 𝐛𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐭𝐞𝐫𝐢𝐞, d’abord autochtones puis venus d’autres régions du Cameroun. Après la fermeture de la fabrique, ils restèrent sur place et 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚 continua de s’étendre avec Yaoundé.

Le quartier s’était développé 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐨𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, au fil de l’expansion de la capitale. Après plusieurs décennies, il fut considéré comme une 𝐞𝐧𝐜𝐥𝐚𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐚𝐥𝐮𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐥𝐞 à contrôler.

Les autorités décidèrent alors de le déguerpir, les habitants étant considérés comme occupants sans titres fonciers.

𝐋𝐞 𝟐𝟗 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟎𝟖, les pelleteuses entrèrent dans Ntaba et commencèrent à démolir les habitations, laissant de nombreuses familles sans solution de relogement.

➖ 𝐔𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐫𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐮𝐯𝐫𝐞𝐬

Après 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚, certains déplacés trouvèrent refuge chez des proches, dans des églises ou dans des abris improvisés.

Le collectif des anciens habitants dut saisir les autorités pour dénoncer ses conditions de vie. 𝐋𝐞 𝐝é𝐠𝐮𝐞𝐫𝐩𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐫𝐢𝐦é 𝐮𝐧 𝐪𝐮𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐮𝐯𝐫𝐞𝐭é : il avait simplement déplacé celle-ci ailleurs.

C'est là que résonne encore la leçon de 𝐌𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐁𝐞𝐭𝐢. Dans 𝑉𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑐𝑟𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒, 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐚 est divisée en deux mondes et deux destins : les espaces privilégiés appartiennent aux puissants tandis que les pauvres sont repoussés dans les marges.

À 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚 comme à 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐚-𝐍𝐨𝐫𝐝, la ville apparaît ainsi moins comme un refuge que comme un espace de compétition où les plus vulnérables paient souvent le prix du développement urbain.

➖ 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚 𝐧'é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐬 𝐢𝐬𝐨𝐥é

Avant et après 𝐍𝐭𝐚𝐛𝐚, plusieurs quartiers de Yaoundé ont connu le même sort.

📍 À 𝐄𝐤𝐨𝐮𝐝𝐨𝐮, des destructions commencèrent en 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟐𝟎𝟎𝟓.

📍 À 𝐃𝐣𝐨𝐮𝐧𝐠𝐨𝐥𝐨, en 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟎𝟓, 147 familles, représentant près de 2 000 personnes, furent touchées.

📍 𝐄𝐭𝐞𝐭𝐚𝐤 connut à son tour des démolitions en 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟎𝟔.
Les opérations concernèrent également 𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚, 𝐥𝐚 𝐁𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐭𝐞𝐫𝐢𝐞 en 𝟐𝟎𝟏𝟎 .

📍 𝐌𝐟𝐚𝐧𝐝𝐞𝐧𝐚 : Le 𝟐𝟐 𝐟é𝐯𝐫𝐢𝐞𝐫 𝟐𝟎𝟏𝟎, les camerounais, et surtout les populations de Yaoundé, apprenaient par le truchement du quotidien national 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐨𝐧 𝐓𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐞, que le site traditionnel du défilé du 𝟐𝟎 𝐦𝐚𝐢 (𝐟ê𝐭𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧) allait être délocalisé au quartier Mfandena qui abrite par ailleurs le Stade Omnisport.

Les 𝟎𝟕 𝐞𝐭 𝟎𝟖 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟐𝟎𝟏𝟎, des populations des axes 𝐓𝐞𝐱𝐚𝐜𝐨-𝐎𝐦𝐧𝐢𝐬𝐩𝐨𝐫𝐭-𝐂𝐢𝐦𝐞𝐭𝐢è𝐫𝐞 𝐍𝐠𝐨𝐮𝐬𝐬𝐨 ont été délogés par des bulldozers.

À 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐥𝐚, le phénomène fut tout aussi brutal.

📍 Au 𝐁𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐒𝐢𝐧𝐠𝐞𝐬, les démolitions commencèrent le 𝟖 𝐣𝐮𝐢𝐧 𝟐𝟎𝟏𝟎.
Environ 𝟏 𝟐𝟎𝟎 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 furent touchées, parmi lesquelles des petits commerçants, coiffeurs, travailleurs à faibles revenus, familles, enfants et personnes âgées.

Selon les sources disponibles, aucune solution de relogement ni compensation n'avait été proposée aux victimes.

La même période vit apparaître des menaces ou opérations concernant 𝐁𝐚𝐬𝐬𝐚-𝐊𝐨𝐧𝐠𝐮𝐢, 𝐍𝐞𝐰𝐭𝐨𝐰𝐧 𝐀é𝐫𝐨𝐩𝐨𝐫𝐭, 𝐏𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐕𝐢𝐭𝐚, 𝐁𝐨𝐧𝐚𝐛é𝐫𝐢 𝐞𝐭 𝐁𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐠𝐮è, tandis que des expulsions étaient également signalées à Deido.

Près de soixante-dix ans après 𝐌𝐨𝐧𝐠𝐨 𝐁𝐞𝐭𝐢, 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐚-𝐍𝐨𝐫𝐝 𝒏'𝒂 𝒑𝒆𝒖𝒕-ê𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒂𝒓𝒖 : 𝒊𝒍 𝒂 𝒔𝒊𝒎𝒑𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈é 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒎.

-𝑪𝒍𝒖𝒃 𝑱𝒐𝒖𝒓𝒏𝒂𝒍- 𝑪𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝑬𝒅𝒖𝒄𝒂𝒕𝒊𝒇 𝑩𝒂𝒔𝒕𝒐𝒔
centre-educatif.org

12/09/2026

Ton compte est verrouillé et tu m'envois une demande d m'amitié.
🧐😒
Toi même, si on t'appelle dans le noir, visage couvert, tu répondras ?
🧐🤔

11/09/2026

🧐 Gustavo Santé
🧐🧐🧐🧐🧐🧐🧐

🧐 Commençons le weekend avec cette magnifique influenceuse qui nous présente sa silhouette de rêve 💭, elle a fait la chirurgie des côtes pour avoir la silhouette de l’aiguille et dit être très satisfaite 😌 des résultats.

🧐 Que pensez-vous de ça ?😒👇🏿

Photos from Gustavo Santé's post 07/09/2026

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