Lisons ensemble.
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Réfléchissez bien. Ne pensez pas que vous êtes le seul à être sur le bon chemin, ni que votre choix est forcément le meilleur. Apprenez à vous mettre à la place des autres, à connaître votre propre place et à respecter celle d’autrui. Chaque personne a son parcours, ses choix et ses objectifs. Alors, ne vous considérez pas comme meilleur ou supérieur aux autres. Le respect doit rester réciproque.
Bon week-end à tous 👌
Je trouve étrange qu’on dise systématiquement à quelqu’un : « Tu as étudié l’arabe ? Alors va en Arabie saoudite, au Maroc, en Libye ou dans un autre pays arabe. » Comme si l’étude d’une langue déterminait automatiquement le pays où une personne doit poursuivre ses études.
Si cette logique était valable, il faudrait alors dire à tous ceux qui étudient le français : « Puisque tu as étudié le français, tu dois aller en France. » Mais personne ne raisonne sérieusement de cette manière.
Pourquoi ? Parce qu’une langue n’est pas une destination universitaire. C’est un outil qui permet d’accéder au savoir.
Un étudiant peut étudier l’arabe et ensuite se spécialiser en droit, en économie, en histoire, en littérature, en linguistique, en relations internationales, en traduction ou dans d’autres domaines. De la même manière, un étudiant francophone peut utiliser le français pour étudier les sciences, la médecine, l’ingénierie, le droit ou les lettres.
Prenons l’exemple de l’Algérie et du Maroc. Le Maroc possède effectivement une forte tradition arabophone, mais son enseignement supérieur utilise également le français dans plusieurs filières. L’Agence marocaine de coopération internationale explique d’ailleurs que des étudiants étrangers ont besoin d’une mise à niveau en français pour suivre des formations juridiques, économiques, scientifiques, médicales et techniques dans les établissements publics marocains.
Cela montre justement quelque chose d’important : les frontières entre « études arabes » et « études françaises » ne sont pas aussi simples que certains veulent le faire croire.
Et pourquoi un étudiant arabophone ne pourrait-il pas aller en France ? La France elle-même possède des programmes destinés aux étudiants qui étudient l’arabe et souhaite approfondir leur formation linguistique dans le monde arabophone. La coopération franco-algérienne prévoit également des échanges d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs entre les deux pays, dans différentes disciplines.
Donc, lorsqu’on dit à quelqu’un : « Tu as étudié l’arabe, retourne dans les pays arabes », il faut demander : pourquoi ?
S’il veut se spécialiser en langue arabe, en littérature arabe ou dans un domaine lié au monde arabe, aller dans un pays arabophone peut évidemment être très pertinent.
Mais s’il veut étudier la médecine, l’informatique, l’ingénierie, l’économie, les sciences politiques ou une autre discipline, sa destination doit être choisie en fonction de la qualité de la formation, de la langue d’enseignement, des possibilités de recherche, des bourses et de son projet professionnel.
Ce n’est donc pas la langue qui décide de l’avenir de l’étudiant. C’est son projet et le savoir qu’il cherche à acquérir.
Et surtout, il faut arrêter de mépriser ceux qui ont étudié l’arabe en leur demandant : « Vous avez créé quoi ? »
La même question pourrait être posée à celui qui a étudié le français : « Le français a créé quoi en Guinée ? »
La réponse est simple : ce ne sont pas les langues qui créent. Ce sont les hommes qui pensent, étudient, travaillent, recherchent et innovent grâce aux outils linguistiques dont ils disposent.
Une langue ouvre une porte vers le savoir. Ce que l’être humain fait une fois cette porte ouverte, voilà ce qui compte.
Bonne nuit 🌃
02/09/2026
Ce n’est pas une langue qui développe un pays, c’est le savoir et l’esprit qui l’utilisent
On entend parfois cette question : « Ceux qui étudient l’arabe ont créé quoi en Guinée ? »
Je trouve que la question repose déjà sur une confusion : une langue n’est pas un moteur de développement à elle seule.
Prenons le français comme exemple. Le français est la langue officielle de la Guinée. Mais peut-on dire que « le français a développé la Guinée » ? Non. Le français est simplement la langue dans laquelle beaucoup de Guinéens transmettent leurs connaissances, enseignent, administrent, écrivent et communiquent.
Alors posons la même question autrement : ceux qui ont étudié le français en Guinée ont-ils tous inventé quelque chose ? Bien sûr que non. Et ce n’est pas un reproche, parce que ce n’est pas le rôle d’une langue.
Prenons maintenant la physique. Quelqu’un étudie la physique pendant des années. Est-ce que cela signifie automatiquement qu’il va inventer une machine ou découvrir une nouvelle loi scientifique ? Non. Pourtant, personne de sérieux ne dira que l’étude de la physique est inutile simplement parce que l’étudiant n’a pas inventé quelque chose.
Même chose pour la biologie, la chimie, les mathématiques, la médecine, l’histoire ou la philosophie. Étudier une discipline ne signifie pas nécessairement produire immédiatement une invention. Le savoir forme l’esprit, développe les capacités de réflexion et permet ensuite de produire, d'enseigner, de rechercher et d'innover.
Il faut donc arrêter de demander à une langue : « Qu’est-ce que tu as créé ? »
La bonne question serait plutôt : « Qu’est-ce que les hommes ont fait avec cette langue et avec les connaissances qu’elle leur a permis d’acquérir ? »
Une langue est un instrument. Un instrument peut être utilisé pour transmettre une idée, enseigner une science, conserver une mémoire, écrire une œuvre, former un médecin, un professeur, un ingénieur ou un chercheur.
Le problème n’est donc pas de savoir si quelqu’un a étudié l’arabe, le français, l’anglais ou une autre langue. La vraie question est : quelles connaissances possède-t-il et qu’en fait-il ?
On peut parler parfaitement français sans avoir aucune connaissance scientifique. On peut parler arabe sans être savant. On peut parler anglais sans être ingénieur. À l’inverse, quelqu’un peut maîtriser une langue et utiliser cette maîtrise pour accéder à des milliers de livres, communiquer avec d’autres chercheurs, enseigner ou transmettre des connaissances.
Ce n’est donc pas la langue qui pense : c’est l’être humain.
Ce n’est pas la langue qui invente : c’est l’esprit humain.
Ce n’est pas la langue qui développe : ce sont les connaissances, la compétence, le travail, la recherche et la capacité d’utiliser intelligemment les outils disponibles.
Ainsi, se moquer d’un Guinéen parce qu’il a choisi d’étudier l’arabe n’a aucun fondement intellectuel. On peut discuter de la qualité de sa formation, de ce qu’il a appris ou de ce qu’il fait de ses connaissances. Mais mépriser une personne simplement parce qu’elle a choisi une langue d’étude, c’est confondre l’outil avec celui qui l’utilise.
Et si quelqu’un veut vraiment mesurer la valeur d’une personne, qu’il ne lui demande pas seulement : « Quelle langue as-tu étudiée ? »
Qu’il lui demande plutôt : « Qu’as-tu appris ? Qu’as-tu compris ? Qu’es-tu capable de transmettre ? Et qu’as-tu fait de ton savoir ? »
C’est là que commence la véritable discussion sur le développement.
Tu me demandes ce que la langue arabe a créé en Guinée.😅? Mais une langue n’a pas forcément besoin de « créer » quelque chose pour avoir de la valeur. L’arabe est une langue de science, de littérature, d’histoire et de civilisation, et elle a permis à des générations de Guinéens d’accéder à des connaissances, notamment dans les domaines religieux, linguistiques et intellectuels.
Étudier l’arabe n’est donc ni une honte ni une perte de temps. Chacun est libre de choisir la langue et le domaine dans lesquels il souhaite apprendre. Si tu veux discuter sérieusement de ce que l’arabe a apporté à la Guinée, discutons avec des faits, pas avec des moqueries.
Une précision qu’il faut comprendre
Chez nous, en Afrique et particulièrement en Guinée, certaines personnes pensent encore que parce qu’une personne est arabe, elle est forcément musulmane, pieuse, sans péchés et destinée au Paradis. Cette conception est totalement fausse.
Être arabe est une appartenance culturelle et linguistique ; être musulman est une appartenance religieuse. Tous les Arabes ne sont pas musulmans, et tous les musulmans ne sont pas Arabes.
De même, parler arabe, porter un habit arabe ou être issu d’un pays arabe ne signifie pas automatiquement être une personne pieuse. L’Arabe peut commettre des péchés comme n’importe quel autre être humain, tout comme un Africain, un Européen ou un Asiatique peut être pieux et vertueux.
En islam, ce qui élève véritablement une personne n’est ni sa couleur, ni son origine, ni sa langue, ni son peuple, mais sa foi et sa piété.
Allah ﷻ dit :
﴿إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِندَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ﴾
« Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux d’entre vous. »
(Sourate Al-Hujurât, 49:13)
Alors, cessons de juger les personnes selon leur origine. L’arabité n’est pas une garantie de piété, tout comme l’africanité n’est pas un obstacle à la piété.
La véritable distinction, en islam, se trouve dans la foi, les œuvres et la crainte d’Allah.Si vous le souhaitez, je peux aussi vous en faire une version plus forte et plus profonde, adaptée à Facebook, avec quelques exemples historiques montrant que tous les Arabes ne sont pas musulmans et que les grands savants musulmans n’étaient pas tous Arabes.
02/09/2026
Celui qui tombe et se relève est plus fort que celui qui n’est jamais tombé.
La vie nous éprouve parfois non pour nous briser, mais pour nous apprendre à devenir plus forts.
💪🏽 💪🏽💪🏽💪🏽💪🏽💪🏽💪🏽❤️✅🙏🏾
Je souhaite une bonne journée parfumée à tous !
Que ce dimanche soit un jour de paix, de gratitude et d’espérance. Que Dieu bénisse nos pas, apaise nos cœurs et nous accorde le bien ici-bas et dans l’au-delà. 🤲
🌿 Réflexion matinale
Chaque matin est un rappel que la vie nous offre une nouvelle occasion de mieux faire. Ce qui est passé ne peut être changé, mais il peut nous apprendre à mieux comprendre, à mieux choisir et à mieux avancer.
Ne jugeons pas trop vite les autres, car nous ne connaissons ni leurs combats, ni leurs blessures, ni les épreuves qu’ils traversent en silence. La sagesse, ce n’est pas de croire que nous savons tout sur les autres ; c’est de reconnaître que nous ignorons souvent l’essentiel.
Aujourd’hui, faisons simplement ce qui dépend de nous : accomplissons notre devoir, gardons un cœur sincère, évitons de nuire et remettons à Dieu ce que nous ne pouvons pas maîtriser.
Que cette journée nous apporte la paix dans le cœur, la lucidité dans l’esprit et la force de faire ce qui est juste. 🤲🏾
Belle journée à tous.
26/08/2026
#تأملات #صباحية.
بين الظن وتزكية النفس
ليس كل ما نظنّه حقيقة، ولا كل ما نراه في أنفسنا فضيلة. فقد يخطئ الإنسان حين يجعل ظنّه علمًا، وحين يجعل إعجابه بنفسه شهادةً لها.
فلا تجعل ظنّك ميزانًا تحاكم به الناس، ولا تبنِ أحكامك على الأوهام والانطباعات؛ فإن الحق لا تثبته الظنون، ولا يغني عنه حسن الظن بالنفس أو سوء الظن بالآخرين.
وكذلك لا تجعل نفسك شاهدًا لنفسك، ولا تسارع إلى تزكيتها؛ فالله وحده أعلم بالقلوب، وأعلم بمن اتقى.
قال تعالى:
﴿إِنَّ الظَّنَّ لَا يُغْنِي مِنَ الْحَقِّ شَيْئًا﴾
وقال سبحانه:
﴿فَلَا تُزَكُّوا أَنْفُسَكُمْ ۖ هُوَ أَعْلَمُ بِمَنِ اتَّقَى﴾
فمن الحكمة أن نتثبت قبل أن نحكم، وأن نتواضع قبل أن نزكّي أنفسنا، وأن نترك للحق مكانته؛ فالله أعلم بالسرائر، وأعلم بحقائق النفوس والأعمال.
🌿 #خاطرة #صباحية… نتأمل فيها أحوال نفوسنا قبل أن نحكم على غيرنا.
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