Kenza Ito Mekouar

Kenza Ito Mekouar

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Kenza is meshing psychology and yoga for a true holistic experience.

Photos from Kenza Ito Mekouar's post 26/01/2026

Je me hâte lentement.
Parce que le jour va bientôt se lever.
Parce que le seuil sera bientôt franchi.
Parce que vendredi, à l’aube, nous partirons vers le désert.

Ce voyage, parce qu’il touche à l’archaïque, à ce qui précède les mots, à ce qui ne s’intellectualise pas, est un appel de l’âme, une invitation à être et à rêver.

Il est une ouverture, une révélation, un nouveau champ des possibles jusque là insoupçonné, un murmure qui réactive une mémoire ancienne, transgénérationnelle, collective, primitive.

Le désert n’est pas un lieu que l’on visite.
C’est un espace qui nous dépouille, doucement, patiemment.

Saint-Exupéry l’a écrit mieux que quiconque : « Le désert est beau », non pas parce qu’il donne, mais parce qu’il cache.
Il cache l’essentiel à l’œil pressé, et le révèle à celui qui consent à ralentir.

Le désert ne triche pas.
Il ne flatte pas l’ego. Il ne divertit pas. Il ne remplit pas.
Il vide. Il fait taire le bruit. Il remet chaque chose à sa juste place.
Son secret est celui du grand mystère de la vie.

Il agit sans discours. Il nous traverse. Il nous remet en mouvement intérieur. Il nous rappelle que nous sommes faits de sable, de silence et de ciel.

Il ne nous promet rien, mais il transforme tout.
Parce qu’on y arrive chargé et qu’on en repart plus simple et plus léger.
Parce que chacun y rencontre quelque chose d’intime, parfois bouleversant, mais toujours juste.

Je souhaite à chacun de vivre le désert au moins une fois dans sa vie.
Pas pour fuir le monde, mais pour y revenir autrement.
Plus présent. Plus humble. Plus vivant.

Vendredi, nous partirons.
Et déjà, quelque chose en moi se tait.
En moi, le désert a déjà commencé.

« Le silence n’est pas l’absence de quelque chose, mais la présence de tout. »
Christian Bobin.

𝓣𝓱𝓮 𝓡𝓮𝓫𝓲𝓻𝓽𝓱 𝓸𝓯 𝓽𝓱𝓮 𝓟𝓱𝓸𝓮𝓷𝓲𝔁
Du 30 janvier au 6 février

Aucune photo ne sera partagée, nous serons loin de nos téléphones et loin du bruit. Cette expérience demeurera secrète et sacrée.

Hâte de retrouver / de rencontrer les participants de cette nouvelle édition.

Photos :

22/01/2026

Depuis quelques années, la notion de manifestation est largement diffusée, notamment à travers la loi de l’attraction popularisée par le livre Le Secret.

L’idée centrale est séduisante : nos pensées, nos intentions et nos émotions influenceraient directement notre réalité.

Pourtant, cette théorie, lorsqu’elle est appliquée sans nuance, peut devenir violente, culpabilisante et parfois erronée.

Car non, nous n’avons pas de super-pouvoir. Nous sommes des êtres humains, incarnés, limités, inscrits dans une réalité complexe faite de relations, de contextes sociaux, biologiques et historiques.

Certaines personnes passent leur vie à « manifester », à visualiser, à affirmer… sans que les résultats espérés ne se matérialisent.
Leur faire croire que cela signifie qu’elles ont « mal pensé », « mal vibré » ou « pas assez voulu » revient à leur faire porter une responsabilité injuste, voire douloureuse.

Le problème n’est pas elles. Le problème est l’oubli d’une vérité essentielle : nous sommes co-créateurs de notre réalité, pas ses créateurs uniques.

Là où la manifestation a pourtant une réelle pertinence, c’est dans la réalité interne. Les sciences cognitives et les neurosciences montrent clairement que nos pensées influencent notre système nerveux, nos hormones, notre niveau de stress, notre immunité.

Se parler avec des mots doux, cultiver des images intérieures soutenantes, pratiquer la visualisation ou la méditation modifie concrètement notre état physiologique.

Nos pensées agissent sur notre corps — et notre corps sur notre perception du monde.

Oui, le mental est puissant. Oui, l’intuition existe. Oui, certaines personnes font l’expérience de prémonitions ou de synchronicités troublantes.

Mais cela ne signifie pas que nous contrôlons la réalité extérieure.
Celle-ci se tisse à l’intersection de notre monde intérieur, de celui des autres, et de forces qui nous dépassent.

Manifester, alors, peut être compris autrement : non pas comme une tentative de maîtrise du réel, mais comme un art de nourrir un climat intérieur plus juste, plus vivant, plus aligné. Et reconnaître cela n’est pas un échec spirituel, mais un acte profond d’humilité et de compassion.

20/01/2026

{Commentez vidéo pour recevoir l’intégralité de cet épisode de « La Pause Café », en collaboration avec et en présence de dans votre messagerie}

Dans les premiers temps de la maternité, la mère ne naît pas seule.

Elle advient toujours dans un tissu de liens, explicites ou silencieux, présents ou manquants.

D’un point de vue psychanalytique, la communauté – qu’elle soit familiale, amicale, féminine ou symbolique – joue une fonction essentielle de contenance, au sens le plus profond du terme.

Donald Winnicott a largement montré que la mère, dans l’état de préoccupation maternelle primaire, se trouve dans une position de grande vulnérabilité psychique : ouverte, poreuse, intensément tournée vers le bébé.

Pour pouvoir être « suffisamment bonne », encore faut-il qu’elle-même soit suffisamment soutenue. La communauté agit alors comme un holding élargi : elle tient la mère pendant que la mère tient l’enfant.

Il ne s’agit pas tant de paroles, encore moins de conseils, que d’une présence fiable, calme, incarnée, qui autorise la mère à se déposer, à douter, à ne pas savoir.

Wilfred Bion, avec sa notion de fonction contenante, permet de penser cette présence silencieuse : la communauté reçoit les angoisses brutes, diffuses, parfois irreprésentables de la mère, et les transforme en quelque chose de tolérable.

Être là, préparer un repas, porter un bébé, habiter la même pièce sans envahir, c’est déjà faire travail psychique. La contenance n’est pas active au sens de l’agir, mais au sens de la capacité à supporter sans interpréter.

D’un point de vue plus symbolique, la communauté représente aussi une tiersité essentielle. Elle empêche la mère de se retrouver seule dans une relation fusionnelle et épuisante avec son enfant. Elle rappelle, par sa simple présence, que le monde existe encore, que le lien mère-bébé s’inscrit dans une continuité transgénérationnelle.

Françoise Dolto parlait de l’importance du discours de l’entourage comme d’un bain symbolique : même lorsqu’il est silencieux, ce bain soutient l’inscription de la mère dans une lignée, une histoire, une humanité partagée.

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18/01/2026

Et si on parlait souffle, pour pouvoir respirer en conscience ?

L’inspiration et l’expiration n’ont pas le même effet sur le système nerveux. Elles activent deux branches opposées.

L’inspiration stimule le système nerveux sympathique.
C’est la branche de l’action, de la vigilance, de la mobilisation.
Même une inspiration très profonde reste, neurologiquement, une micro-activation.

L’expiration active le système nerveux parasympathique
C’est la branche de la récupération, de la digestion, de la réparation, de l’apaisement.
Plus l’expiration est longue, douce et lente, plus tu envoies au cerveau le message : « Je suis en sécurité, tu peux lâcher. »

Ce n’est pas tant la profondeur qui calme le système nerveux…
C’est la longueur de l’expiration par rapport à l’inspiration.

Quand l’expiration est plus longue que l’inspiration, tu crées une bascule vagale vers le calme.

Exemples :
• Inspire 4 → Expire 6
• Inspire 4 → Expire 8

Même sans méditer, sans visualiser, sans rien faire d’autre…
le corps bascule physiologiquement vers la détente.

C’est pour cela que dans les crises d’angoisse, les traumas, la fatigue chronique, la douleur, l’hypersensibilité…
le travail sur l’expiration est toujours la porte d’entrée.

Kenza Ito Mekouar ~ « La Pause Café » édition 4, en partenariat avec DeLonghi, avec Leila Tahri. 16/01/2026

La Pause Café édition 4, en collaboration avec DeLonghi et en présence de Leila Tahri.

Kenza Ito Mekouar ~ « La Pause Café » édition 4, en partenariat avec DeLonghi, avec Leila Tahri. La Pause Café, une collaboration Kenza Ito Mekouar x DeLonghi constituée de 6 épisodes avec 6 invités aux univers divers et variés, pour un moment de fraîche...

13/01/2026

{ Commentez « Vidéo » pour recevoir l’intégralité de ce nouvel épisode dans votre messagerie, et découvrir quelle est ma ~ ô combien merveilleuse ~ nouvelle invitée }

Certains deuils sont symboliques.
Ce sont les deuils de toutes les choses qui ne se passeront jamais comme on l’aurait espéré.

Les histoires qu’on s’était racontées.
Les vies qu’on avait imaginées.
Les amours qu’on croyait possibles.
Les versions de nous qui n’existeront pas.

Et ces deuils-là sont parfois très lourds,
parce qu’on refuse de les nommer ou de les conscientiser.

Écrire, raconter, mettre des mots, aller en thérapie, créer, sublimer, transformer, transmuter,
À travers un livre, un dessin, un poème, une cause, une action, une création.
Pour ne pas oublier ce qui n’a pas pu être,
pour lui donner une place, lui créer de l’espace.

Parce que trouver les mots ou les gestes justes pour raconter l’histoire de sa vie, aussi imparfaite soit-elle, c’est se donner une chance de se la réapproprier.

Et faire le deuil de la vie idéale, sans renier la douleur, et sans pour autant cesser de rêver, c’est peut-être enfin commencer
à apprécier la vie réelle, celle pour laquelle on a, malgré tout, la chance de s’être incarné.

Kenza Ito Mekouar

La Pause Café, en partenariat avec

Photos from Kenza Ito Mekouar's post 01/01/2026

MERVEILLEUSE ANNÉE 2026 !!!!!!

Je vous souhaite une nouvelle année pleine de leçons, mais surtout d’éclats de rire, de jeux, d’amour, de sourires d’enfants, de nature, d’amitiés, de fraternité, de santé et de paix.

Puissions-nous ne jamais attendre d’être exténués pour prendre soin de nous, nous accorder des temps de pause, des moments de plaisir, des fous rires, des voyages, et tout ce qui jalonne notre chemin pour nous aider à grandir en amour et en conscience.

Puissions-nous répandre de la beauté tout autour de nous, comme un devoir face à la dureté du monde. Elle est un rempart contre la folie, un refuge, une accroche à l’instant et à la Vie.

Puissions-nous cultiver les « merci », pour semer des graines de gratitude tout autour de nous, et surtout transmettre cet état de conscience à qui saura le recevoir.

Puissions-nous passer des moments de qualité avec nos êtres aimés, et chérir ces instants pour l’éternité.

Puissions-nous vivre dans l’éveil et la lumière sans jamais avoir peur de parcourir nos ombres ni de les laisser nous traverser (les vraies, pas celles que l’on aime se raconter pour se rassurer).

Puissions-nous également, comme je vous le rappelle chaque année, donner plus de temps à cette période introspective qu’est l’hiver, et la vivre réellement avant de parler de « résolutions » ou de « grandes décisions ».
Vivre au rythme de la nature et des saisons, c’est renaître au printemps… Nous avons donc encore le temps, avant le prochain nouveau cycle et la nouvelle floraison !

Ralentir vraiment. Aimer profondément. Vivre passionnément.


À vous,

A nous,

À 2026 🌟 !!!

Photos from Kenza Ito Mekouar's post 31/12/2025

Je ne résiste pas à la « trend », alors…

Voici ce que 2025 m’a appris :

À ralentir sans disparaître.
À ne plus confondre générosité et sur-don, humilité et effacement de soi.

À comprendre que je peux offrir beaucoup sans me laisser vider — et que ce discernement est une sagesse, pas un retrait.

Que mon corps sait avant moi.
Que prendre soin de moi n’est pas un luxe, mais une responsabilité.

Que je n’ai pas à prouver la profondeur de ce que je fais.
Ni par la gravité, ni par l’austérité.
Que la spiritualité peut être douce, f***e, drôle, surprenante, gaie, et surtout plus légère qu’il n’en paraît.

Que les jugements et le mépris viennent souvent de ceux qui rêveraient de marcher sur nos pas.
Que la liberté, la lumière, l’audace d’être soi ne dérangent que parce qu’elles révèlent un possible que d’autres n’osent pas - ou ne peuvent - habiter.

Et que comprendre cela apaise l’âme, sans jamais durcir le cœur.

A rester fidèle à moi-même, même lorsque cela paraît lisse ou superficiel.
Parce que si je n’insuffle pas de la beauté dans tout ce que je fais, ce n’est pas moi, et ce n’est donc pas « spirituel », puisque ni honnête, ni vrai.
Et parce que les véritables aspérités, comme les trésors, ne sont pas là où l’on pense les trouver.

À honorer mes héritages sans m’y enfermer.
À transformer la tradition orale, le soin, la nourriture, le rituel, la présence, non en folklore, mais en actes vivants, sacrés, incarnés.

À crier plus fort que transmettre n’est pas copier : c’est traduire avec fidélité, légitimité et liberté, en honorant ceux qui nous ont appris, nos enseignants.

Que voyager est un acte de paix qui apaise les frontières intérieures autant que les frontières visibles, mais que choisir d’être plus écologique, et apprendre à reconnaître chez soi, dans son pays, les merveilles que l’on cherchait ailleurs, est un acte éthique, une fidélité au vivant.

Que le féminin n’est pas une posture, mais une écoute.
Une écoute du « non » autant que du « oui ».
Une écoute de la fatigue et de la peine, comme du plaisir et de la joie.

Que ce que je transmets, je le vis déjà.
Que ma voix — parlée, chantée, écrite, silencieuse — est juste parce que alignée à ce que je suis, fondamentalement.

Et vous, que vous a-t-elle enseigné ?

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